Jean-Baptiste Kempf, l’une des figures les plus connues de l’industrie tech en France, est très remonté contre le ministère de la Justice, au point d’évoquer la possibilité de quitter la France. En cause : une affaire personnelle, mais qu’il relie à VLC, qu’il chapeaute depuis des années.
Dans un long billet publié sur LinkedIn aujourd’hui, Jean-Baptiste Kempf raconte que son épouse, Audrey Prévost Kempf, a souhaité se présenter au concours de l’École nationale de la magistrature afin de devenir juge. Après avoir passé les épreuves écrites puis les oraux, elle a reçu un courrier du ministère l’informant qu’elle n’était finalement pas autorisée à concourir, en raison d’une supposée insuffisance d’activité juridique qualifiante.
Un argument que Jean-Baptiste Kempf conteste vigoureusement, en soulignant que VLC est régulièrement confronté à des contentieux et doit composer avec une grande diversité de problématiques juridiques. « Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment », déclare celui qui a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2018. C’est sur cette expérience qu’il fonde la légitimité juridique de son épouse, jugée « insuffisante » par l’administration.
Selon lui, le ministère de la Justice écarte cet argument au motif qu’il s’agissait d’une activité bénévole. Il précise que son épouse a déposé plusieurs recours et référés, restés sans effet. Toujours d’après lui, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, aurait même estimé par écrit que « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire. »
Très en colère, l’entrepreneur annonce qu’il n’apportera plus son aide bénévole à l’État français, laissant entrevoir un possible désengagement de VLC. Et de conclure que, après avoir longtemps décliné des « salaires faramineux » à l’étranger, l’idée de quitter la France n’est plus taboue.
Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.
L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.
Ente Locker. Image iGeneration.
Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.
Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.
À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.
Le Big Mac peut désigner un superordinateur composé de centaines de Power Mac G5 (le System X) ou un projet d'ordinateur qui est finalement devenu le Macintosh II1. Mais au Computer History Museum, qui prévoit évidemment de fêter les 50 ans d'Apple, c'est aussi un (gros) Macintosh Plus.
On peut comparer la taille du Big Mac avec un modèle standard à gauche (un Macintosh SE).
Sur X, le musée a montré une vidéo d'un énorme Macintosh Plus, qui semble fonctionnel. Ils promettent de donner plus de détails bientôt, mais ce n'est pas nécessairement un émulateur. En effet, les Macintosh utilisent des moniteurs assez standards et il est possible de remplacer l'écran cathodique par des versions plus petites ou plus grandes. De même, le Macintosh montré propose un fond blanc pour l'écran, mais il est possible d'installer des versions avec un fond vert ou ambré, qui étaient courantes dans les années 80. La partie la plus étonnante est évidemment le clavier : il est absolument énorme, comme le Macintosh.
On peut installer un petit écran dans un Macintosh.
Ce n'est pas une reproduction historiquement correcte, d'ailleurs : le clavier montré n'a pas de pavé numérique ni de flèches. Le Macintosh Plus, sorti en 1986, était justement équipé d'un clavier plus complet que celui des premiers modèles, qui est montré ici. Selon la légende, l'absence de flèches est une demande de Steve Jobs, qui voulait pousser les utilisateurs à employer la souris pour positionner le curseur.
Un très gros clavier (non, ce n'est pas une très petite personne).
La fonction Playlist Playground d’Apple Music, introduite avec iOS 26.4 actuellement en bêta, ne dépend manifestement pas d’Apple Intelligence. Cette nouveauté, qui permet de générer automatiquement une playlist à partir d’un prompt, est en effet disponible sur Android, une plateforme où Apple Intelligence n’est évidemment pas présent.
Playlist Playground sur Apple Music Android. Image 9to5Google.
La version 5.2 bêta de l’application Apple Music sur Android permet d’accéder à Playlist Playground, comme l’a notamment relevé 9to5Google. Mais on ne sait pas quel modèle d’IA est utilisé dans ce cas. Plusieurs hypothèses sont possibles : un traitement via le Private Cloud Compute d’Apple (mais cela est normalement réservé aux appareils compatibles Apple Intelligence), une utilisation de Gemini dans le cadre de l’accord récent entre Apple et Google, ou pourquoi pas un recours à OpenAI, qui est déjà mis à contribution pour certaines fonctions d’IA dans iWork (mais Apple mentionne normalement cet acteur).
Dans l’univers Apple, des utilisateurs équipés d’iPhone 13 et de la première bêta d’iOS 26.4 rapportent également pouvoir utiliser Playlist Playground. Or, ce modèle n’est pas compatible avec Apple Intelligence. Là encore, cela suggère que la génération des playlists ne repose pas sur Apple Intelligence, ou du moins pas sur un traitement local. On attend désormais des éclaircissements de la part d’Apple sur le fonctionnement précis de cette fonctionnalité « intelligente » sans Apple Intelligence.
Qu’elle soit utilisée sur iOS ou sur Android, cette nouveauté reste pour l’instant inaccessible en Europe. Elle semble limitée aux États-Unis à ce stade.
Apple Music 5.2 (bêta) sur Android. Image iGeneration.
Au passage, la version 5.2 bêta d’Apple Music sur Android gagne les autres nouveautés apparues sur iOS 26.4. Les albums et playlists profitent d’une présentation plus colorée, avec une liste de titres dont le fond s’adapte à la teinte dominante de la pochette. Cette version intègre également la nouvelle section dédiée aux concerts, permettant de repérer les événements à proximité.
Dix ans après la première version, AsteroidOS passe en version 2.0. La première version, en 2016, permettait de remplacer le système d'exploitation de quelques montres connectées — pas les Apple Watch —, la seconde fait la même chose pour plus de produits.
Quelques captures de l'interface.
AsteroidOS est là pour remplacer notamment Wear OS (anciennement Android Wear), le système d'exploitation de Google. Ce n'est pas une ROM Android comme on pourrait en trouver sur des smartphones, mais une distribution GNU/Linux adaptée, pensée pour les montres. Le système n'est pas aussi complet que Wear OS, dans le sens où il ne propose pas d'App Store, mais il a plusieurs apps installées en standard : un agenda, un gestionnaire d'alarme, un lecteur de musique, etc. Il est toujours possible d'installer des apps manuellement, par ailleurs. Les montres sous AsteroidOS ne nécessitent pas stricto sensu un appareil supplémentaire (alors qu'une Apple Watch impose un iPhone) mais il existe des applications de synchronisation pour Android.
AsteroidOS offre actuellement les bases nécessaires pour des montres connectées, mais pas toutes les fonctions. Il n'est par exemple pas possible de passer des appels, même sur une montre équipée d'un modem cellulaire. La version 2.0 a tout de même ajouté la prise en charge des écrans allumés en permanence, des capteurs de fréquence cardiaque, de la boussole, du Bluetooth (audio et HID, c'est-à-dire clavier, souris, etc.). Il y a aussi de nombreux changements sur les apps, la prise en charge de 49 langues, etc.
De nombreuses montres supportées
La liste des montres qui accepte AsteroidOS 2.0 est assez large : OPPO Watch, TicWatch Pro (2018/2020), Pro 3, C2, C2+, E & S, LG Watch Urbane, G Watch, G Watch R, Watch W7, Motorola Moto 360 (2015), Asus Zenwatch 2, Zenwatch 1, Zenwatch 3, Huawei Watch, Watch 2, Polar M600, Fossil Gen 4, Gen 5 et Gen 6. Les Casio WSD-F10 et WSD-F20 sont prises en charge de façon expérimentale, comme la LG Watch Urbane de seconde génération, la Motorola Moto 360 de 2014, la Sony Smartwatch 3 et les Samsung Gear 2 et Gear Live. Une page donne les fonctions acceptées et le site officiel explique en détail comment installer le système.
Une partie des montres prises en charge.
Dans l'ensemble, le projet est intéressant car il permet de corriger le côté jetable des montres connectées, surtout quand la prise en charge est courte du côté du fabricant. Sur les montres connectées, il y a fréquemment une obsolescence matérielle forte (liée en simplifiant à la durée de vie de la batterie mais aussi aux performances des systèmes sur puce) mais aussi une obsolescence logicielle. Avec les évolutions des systèmes d'exploitation, certaines montres qui étaient à peu près utilisables au départ deviennent lentes avec le temps (oui, nous pensons aux Apple Watch). AsteroidOS permet au moins de garder un appareil utilisable, même si certaines fonctions sont absentes.
Gros coup d’accélérateur pour Roole Map. Lancée fin 2022, cette application de navigation GPS a vu sa popularité exploser ces derniers mois, au point de se hisser en tête du classement de l’App Store dans sa catégorie, devant Google Maps et Waze.
Image iGeneration
Disponible sur iPhone et Android, Roole Map est compatible avec CarPlay depuis l’an dernier. Conçue par Identicar, une société de courtage en assurance, l’application est gratuite, ne requiert aucun compte et ne contient pas de publicité. « Nous avons une vision non-profit, en effet, avec un objectif extra-business : nous faire connaître », expliquaient l’été dernier les dirigeants de Roole au Parisien. L’application sert donc avant tout de vitrine pour accroître la notoriété du groupe, avec la promesse de rester sans pub.
À l’heure où la souveraineté numérique revient dans le débat, Roole met en avant une application labellisée « Origine France Garantie », signe d’un développement effectué en France. Dans les faits, l’app intègre des composants étrangers : la cartographie est fournie par TomTom — une entreprise néerlandaise — tandis que certains services font encore appel à des acteurs américains, comme Google ou Mixpanel.
Les connexions montrent à quels services Roole Map fait appel. Image iGeneration.
Pensée exclusivement pour les trajets en voiture, Roole Map intègre plusieurs fonctions dédiées à cet usage. En renseignant le modèle de son véhicule, on peut obtenir une estimation du coût de carburant pour un itinéraire donné, consulter les stations-service à proximité avec les prix à la pompe, ou encore repérer la présence de bornes de recharge pour les véhicules électriques.
Lors de la conduite, l’application affiche la vitesse en temps réel ainsi que la limitation en vigueur. Un panneau rétractable permet d’éviter ponctuellement certains types de routes (péages, autoroutes, voies non revêtues…) sans avoir à plonger dans les réglages, ce qui peut s’avérer pratique.
Roole Map signale également les zones de contrôle où se trouvent habituellement des radars fixes et affiche l’état du trafic sur l’itinéraire. En revanche, l’absence de fonctionnalités communautaires limite la précision et la réactivité des alertes par rapport à des services comme Waze ou Coyote.
Si le monde des codecs vidéo est plus mis en avant que celui des codecs audio, ce dernier évolue toujours tout de même. AOMedia (Alliance for Open Media, soit alliance pour des médias ouverts) travaille en effet sur un codec audio, l'OAC (ou Open Audio Codec).
Le logo de l'Alliance for Open Media.
L'idée est évidemment de proposer un codec audio libre, performant et ouvert. Le projet open source est en ligne depuis peu et il est basé sur Opus, qui est déjà un codec libre.
Le monde des codecs audio est fragmenté
Le problème des codecs audio est simple : il est fragmenté. Le MP3 (dans le domaine public depuis quelques années) est encore très utilisé même si ce n'est pas le plus performant, l'AAC (employé par Apple) n'est pas libre et dépend largement de la qualité de l'encodeur1, le FLAC et autres ALAC (sans pertes) demandent un débit plus élevé que les autres, les différents codecs Dolby sont fermés et nécessitent des licences, etc.
Sur le papier, l'Opus est déjà un bon choix : il est bien pris en charge par les systèmes récents et est très efficace à bas débit, notamment pour la voix sur IP et pour les communications dans les navigateurs, comme WebRTC. Mais une version améliorée portée par l'alliance qui a réussi à mettre en avant l'AV1 — un codec vidéo très efficace et libre — pourrait permettre à l'OAC de remplacer les anciens codecs, si les différentes plateformes qui distribuent de l'audio l'utilisent… du moins quand il sera finalisé. Car les travaux viennent de commencer et, même si Opus est une base solide, il faudra probablement un moment pour finaliser le nouveau codec.
L'encodeur d'Apple est notoirement meilleur que les implémentations open source, par exemple. ↩︎
L’aventure s’arrête pour le magasin Easy Store de Nancy. La boutique s’apprête à tirer définitivement le rideau après 18 ans de présence dans le centre-ville. L’Est Républicain rapporte que trois autres magasins devraient l’imiter prochainement dans le Grand Est.
Easy Store Nancy. Image Easy Store
Créé en 1994, le groupe Easy Store a été placé en redressement judiciaire début 2024. Selon L’Est Républicain, il sera placé en liquidation judiciaire mardi 24 février. L’opération devrait faire fermer les boutiques d’Épinal, de Moulins-lès-Metz et de Mulhouse, cette dernière opérant sous le nom de BeMac. Une trentaine d’employés seraient laissés sur le carreau. Le responsable de la boutique de Nancy Arthur Lesauvage explique :
C’est dû à un tout. Il y a la conjoncture, internet, la Fnac en face, la gestion… Grosso modo, Apple avec qui on est partenaire, ne souhaite plus de petites structures indépendantes comme la nôtre mais plutôt des gros groupes avec 100 - 150 boutiques.
Le groupe a connu plusieurs changements depuis l’année dernière. La boutique située à Vandœuvre-lès-Nancy a fermé définitivement, tandis que celle d’Épinal a déménagé d’une zone commerciale vers le centre-ville. Le magasin de Nancy fermera ses portes la semaine prochaine.
Les boutiques Easy Store sont des Apple Premium Reseller, c’est-à-dire des revendeurs spécialisés reconnus par Apple, proposant l’ensemble de l’écosystème (Mac, iPhone, iPad, accessoires) avec des conseils dédiés, des services et un accompagnement plus poussé que dans un simple point de vente généraliste. Cupertino n’a pas implanté d’Apple Store à Nancy ou à Mulhouse.
Laissée à l’abandon pendant des années, la version tvOS d’AlloCiné s’offre finalement une nouvelle jeunesse. Cette application Apple TV a été revue de fond en comble : elle jouit notamment d’une nouvelle interface et d’un moteur de recherche qui lui faisait défaut.
Application AlloCiné sur Apple TV. Image iGeneration.
Sur l’écran du salon, AlloCiné permet de se tenir rapidement informé des sorties au cinéma et sur les services de streaming. L’accent est mis sur les bandes-annonces des films et des séries récemment arrivés et à venir.
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Les fiches des programmes regroupent l’essentiel : notes de la presse et du public, casting, synopsis… En revanche, les horaires de séances ne sont toujours pas disponibles. Pour cela, il faut passer par l’application mobile ou le site web. L’app donne également accès aux émissions maison d’AlloCiné, comme Fun Facts et Faux Raccord.
Image iGeneration
Cette nouvelle version nécessite tvOS 18.6. Sur iPhone et iPad, les exigences sont plus souples, puisqu’iOS 16 suffit.
Apple a acheté Dark Sky il y a près de six ans pour enrichir sa propre application Météo et le résultat a été la toute nouvelle app fournie avec iOS 15 dès l’année suivante. Les développeurs ont travaillé pendant quelques années à Cupertino, sans s’attarder toutefois. La preuve, ils sont de retour avec une nouvelle app et manifestement, ils ont leur domaine de prédilection et ne comptent pas l’abandonner. Acme Weather (App Store US) est, vous l’aurez deviné sans peine, une nouvelle app météo !
Acme Weather en action. Image iGeneration.
Commençons par la mauvaise nouvelle : si vous nous lisez hors des États-Unis ou du Canada, vous ne pourrez pas découvrir ce qu’ils ont préparé. Pour l’heure, le lancement est réservé à ces deux pays, même si Acme Weather semble parfaitement fonctionner hors des frontières nord-américaines. Les sources de données comptent des références européennes et l’app propose une option pour abandonner les ridicules unités américaines pour utiliser les plus raisonnables unités métriques. Pour autant que je puisse en juger après quelques minutes, tout fonctionne parfaitement depuis la France, même si j’imagine que le modèle maison a surtout été testé de l’autre côté de l’Atlantique.
Le modèle économique mérite sans doute un mot d’entrée de jeu. Acme Weather est uniquement payante et sur abonnement, ce qui est difficile à éviter quand on sait que les meilleures sources de données ne sont pas gratuites. On peut essayer l’app pendant deux semaines sans payer, après quoi il faudra compter 25 $ par an pour l’utiliser. Il n’y a qu’une seule formule et on aura accès à toutes les fonctionnalités et les données associées, au moins c’est simple. L’abonnement évite par ailleurs toute publicité, voire revente des données personnelles, un marché juteux pour les plus gros acteurs du secteur.
Quelles idées ont les créateurs de Dark Sky pour justifier une énième app météo ? Outre une présentation assez différente de ce que l’on voit le plus souvent, en mode sépia et police à empattement façon journal papier (il n’y a pas de thème d’ailleurs, c’est la seule option), on note quelques bonnes idées. La meilleure, c’est peut-être ce graphique des prévisions sur les prochaines 24 heures qui n’affiche pas qu’une seule courbe. À la place, les développeurs rassemblent les prédictions de toutes leurs sources sur un même graphique, tout en mettant en avant celle qui provient du modèle créé en interne, avec les valeurs jugées les plus fiables.
Le graphique de gauche affiche des courbes très variables, celui de droite est plus resserré, ce qui ajoute une information importante sur le degré de confiance à accorder aux prévisions. Image Acme Weather.
Sur le papier, on pourrait croire que c’est une grande source de confusion, mais l’exécution est très bien faite. Les courbes secondaires ne gênent pas la lecture principale, par exemple la courbe des températures qui est prévue sur les prochaines heures. Elles l’enrichissent toutefois d’une autre information importante : est-ce que tous les modèles s’accordent sur une valeur proche, ce qui indique que ces prévisions météo sont fiables, ou bien les courbes partent-elles dans tous les sens, ce qui suggère une incertitude à venir.
Fondamentalement, les prévisions météorologiques sont un art de la prévision et même si les modèles toujours plus sophistiqués se sont énormément améliorés ces dernières années, on a tous des expériences malheureuses au quotidien avec nos apps météo. C’est d’autant plus vrai à l’heure du dérèglement climatique, avec des bouleversements à l’échelle planétaire qui peuvent perturber des modèles jusque-là fiables. La proposition d’Acme Weather est à cet égard très intéressante, c’est une façon pertinente de reconnaître les limites des modèles et d’en faire une force au lieu d’une faiblesse. Malheureusement pour Apple, cette leçon n’a pas été donnée — ou entendue… — à Cupertino.
Acme Weather affichera également une carte des informations remontées en temps réel par les autres utilisateurs. C’est une bonne manière d’avoir des données ultra-locales fiables, même s’il faudra pour cela que la base d’utilisateurs soit suffisamment importante. Comme dans Dark Sky, l’app fait aussi la part belle aux cartes, qui affichent de multiples données, de la température aux précipitations, du vent à la couverture nuageuse et même des cartes plus spécialisées, comme la quantité de neige attendue.
Autre point fort récupéré de l’ancienne app, des notifications extrêmement complètes si vous le souhaitez. L’alerte de pluie dans la prochaine heure, qui avait fait la réputation de Dark Sky, est bien de la partie, tout comme les messages envoyés par les gouvernements en cas de météo dangereuse. De façon plus originale, on peut créer des notifications personnalisées pour savoir le matin avant de partir s’il pleuvra dans la journée, ou bien si les UV1 seront élevés dans l’après-midi. Encore plus intrigant, les développeurs proposent des fonctions « Labs » qu’ils testent à partir de leur modèle. Il y en a trois au lancement, avec la possibilité de recevoir des alertes si un arc-en-ciel ou des aurores boréales devraient être visibles à sa position, ou bien si le coucher de soleil promet d’être magnifique ce soir-là.
La carte communautaire d’Acme Weather à gauche, les notifications complètes au centre et à droite. Image iGeneration.
En bref, Acme Weather multiplie les bonnes idées, que l’on aurait aimé voir intégrées à Météo d’Apple. L’avantage de cette nouvelle app, c’est qu’elle ne sera pas réservée aux utilisateurs de produits pommés, elle sera aussi proposée pour Android à terme. À défaut de savoir quand elle sera proposée dans le reste du monde, vous pouvez la récupérer sur l’App Store si vous nous lisez depuis les États-Unis ou le Canada.
On ne sait pas encore si l’iPad ou le Mac seront servis, Acme Weather n’est optimisée que pour l’iPhone à ce stade. iOS 18.2 est nécessaire au minimum et l’interface n’est pas traduite en français.
Mais si, vous savez bien, la grosse boule de feu dans le ciel n’est pas qu’une légende, elle reviendra forcément. ↩︎
Les frontières entre chaque membre de l’écosystème Apple n’ont jamais été aussi floues. Et cette tendance ne va faire que s’accentuer cette année. L’année dernière, iPadOS a fini par adopter les derniers codes qui lui manquaient pour s'aligner sur macOS : une barre des menus, une gestion des fenêtres plus évoluée... Sur le plan matériel, la convergence est totale. Dans quelques semaines, un Mac fonctionnera avec une puce d’iPhone. Dans quelques mois, une fois déplié, l’iPhone Fold sera quasiment un iPad comme un autre. Enfin, d'ici la fin de l’année, le MacBook Pro M6 devrait enfoncer le clou avec son écran tactile et sa puce cellulaire, devenant ainsi une sorte de super iPad Pro.
Un système coincé entre deux chaises
Tous ces changements amènent le blogueur Matt Birchler à une réflexion radicale : Apple doit mettre fin à l’expérience iPadOS. Si l'idée peut surprendre, elle répond pourtant aux frustrations croissantes des utilisateurs. Les possesseurs d'iPad Pro adorent leur matériel mais se sentent perpétuellement bridés par le logiciel, tandis que les utilisateurs de modèles plus modestes s'agacent de voir débarquer des fonctions de « bureau » qui ne font que complexifier une interface initialement pensée pour la simplicité.
Le scénario de Matt Birchler est limpide : Apple pourrait enfin clarifier sa gamme en opérant une véritable scission logicielle. Dans cette optique, l'iPad classique, le modèle mini et l'iPad Air feraient leurs adieux à iPadOS pour basculer sous la bannière d'iOS. L'idée derrière ce mouvement est de permettre à ces tablettes de retrouver la simplicité du tactile pur, sans s'encombrer d'une gestion de fenêtres complexe qui finit par alourdir l'expérience utilisateur. L'iPhone Fold, avec sa dalle de 8 pouces une fois dépliée, s'inscrirait d'ailleurs naturellement dans cette lignée en profitant d'une interface iOS parfaitement optimisée pour ce format hybride.
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Le véritable pivot de cette thèse concerne évidemment l'iPad Pro. Pour Birchler, la tablette haut de gamme d'Apple ne devrait plus se contenter de singer le Mac, mais bien devenir un Mac à part entière. En livrant l'iPad Pro avec macOS, Apple résoudrait instantanément les frustrations des utilisateurs « Pro » tout en intégrant l'appareil dans une famille de produits cohérente. L'arrivée imminente de MacBook Pro tactiles ne ferait que confirmer cette direction : si macOS doit de toute façon apprendre à gérer le tactile, l'existence d'un iPadOS faisant doublon devient alors difficile à justifier.
L’illusion de l'interface inadaptée
À ceux qui objectent que l'interface du Mac est trop étroite pour le doigt, Matt Birchler oppose un argument technique percutant. Les éléments d'interface de macOS ne sont pas beaucoup plus petits que ceux d'iPadOS. En comparant les boutons de barre d'outils d'un MacBook Pro 14" et d'un iPad Pro 11" avec leur zoom par défaut, la différence est presque inexistante. Pour lui, le travail est déjà largement entamé en coulisses : avec SwiftUI, Apple génère déjà des interfaces virtuellement identiques pour les deux plateformes. La transition logicielle serait donc bien moins douloureuse que ne le pensent les sceptiques.
D'ailleurs, si l'on regarde les dernières mises à jour d'iPadOS, la quasi-totalité des nouveautés marquantes visaient à rapprocher la tablette du Mac. Qu'il s'agisse de la gestion des fenêtres ou du support de la souris, Apple a fini par copier les mécaniques de macOS après avoir tenté des approches spécifiques à l'iPad qui n'ont jamais vraiment convaincu. Plutôt que de continuer à développer une pâle copie, Birchler suggère qu'Apple ferait mieux d'adopter l'original pour ses machines les plus puissantes.
Une réorganisation, pas une fusion…
En opérant cette bascule, Apple resterait paradoxalement fidèle à sa philosophie. Il ne s'agirait pas de fusionner iPadOS et macOS, mais simplement de supprimer le système qui se trouve au milieu pour laisser place à deux pôles forts. Certes, le pari est audacieux et ne se concrétisera peut-être pas immédiatement. Mais plus l'iPhone pliable approche, plus la question de la cohérence logicielle devient brûlante.
Cet automne, Apple pourrait proposer deux systèmes différents pour deux appareils de taille similaire, l'iPad mini et le futur Fold. C'est un non-sens ergonomique. Séparer la gamme en deux fait sens : d'un côté, des iPad grand public et des iPhone pliables sous un iOS épuré centré sur le tactile, et de l'autre, le Mac, qui reste la plateforme de choix pour ceux qui veulent une machine à tout faire, quel que soit son format.
Ce scénario est séduisant sur le papier, mais Apple aura-t-elle le courage de se lancer dans une telle aventure ? Rien n’est moins sûr…
L’IA, le nouveau paravent idéal pour les plans sociaux ?Besoin de dégraisser les effectifs sans trop écorner votre image de marque ? Dites que c’est la faute de l’intelligence artificielle. La ficelle peut paraître grossière, mais de nombreux groupes n'hésitent plus à l’utiliser. Une stratégie souvent payante auprès des actionnaires, qui voient dans ces coupes sombres un signe de modernisation forcée.
Le cas d’école Amazon
L'exemple le plus flagrant reste celui d’Amazon. En octobre dernier, le géant de l'e-commerce annonçait un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 14 000 postes. Dans un premier temps, la firme de Seattle a largement mis en avant l’argument de l’IA et de l'automatisation pour justifier ces coupes sombres dans ses effectifs de bureau.
Pourtant, le discours a curieusement évolué quelques semaines plus tard, laissant apparaître des motivations économiques beaucoup plus classiques. Ce glissement sémantique illustre bien la tentation des grands groupes : utiliser l'IA comme un catalyseur de "progrès" pour faire passer la pilule de la réduction de la masse salariale.
Cette tendance à pointer systématiquement l'IA du doigt commence d'ailleurs à agacer sérieusement Sam Altman. Le patron d’OpenAI y voit une forme de paresse intellectuelle, voire de malhonnêteté managériale :
« Je ne connais pas le pourcentage exact, mais il y a une certaine tendance à rendre responsable l’IA de licenciements qui auraient eu lieu de toute façon », estimait-il récemment.
Pour le père de ChatGPT, l'IA est devenue le bouc émissaire idéal pour masquer des erreurs de gestion ou des ralentissements de marché qui n'ont, en réalité, rien à voir avec les algorithmes.
Entre prémices et restructuration profonde
Si l’intelligence artificielle est incontestablement une technologie de rupture appelée à redéfinir le marché du travail, nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Les chiffres commencent toutefois à parler : selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas, environ 55 000 postes auraient été supprimés aux États-Unis en 2025 en raison de cette technologie.
Reste que Sam Altman demeure lucide sur le long terme. S'il reconnaît que l’IA entraîne de véritables suppressions d’emplois dans certains secteurs spécifiques, il mise sur la "destruction créatrice" chère aux économistes. Comme pour chaque révolution technologique précédente, de nouveaux types de métiers devraient finir par émerger pour compenser ces pertes. En attendant, l'argument de l'IA risque de rester, pour un bon moment encore, le meilleur ami des directions des ressources humaines.
Cela peut sembler anecdotique pour certains, mais le choix des coloris est devenu un levier marketing redoutable pour Cupertino. L’an dernier, Apple avait bousculé ses propres codes en remisant le noir au placard pour l'iPhone 17 Pro au profit d'un orange titane qui a rencontré un succès fulgurant, tout particulièrement sur le marché chinois.
Quelles seront les tendances chromatiques de la rentrée 2026 ?Mark Gurman, souvent bien informé des coulisses de l'Apple Park, a déjà une petite idée sur la question. Pour l’iPhone 18 Pro et son grand frère le Pro Max, la nouveauté de l'année pourrait bien être le rouge. Si cette rumeur se confirme, ce serait une grande première pour la gamme "Pro", qui n'a jamais eu le droit à cette couleur, contrairement aux modèles standards.
Toutefois, n'espérez pas un rouge vif criard : Apple privilégierait une finition bourgogne, plus sombre et élégante, raccord avec le positionnement haut de gamme de l'appareil. Quant aux bruits de couloir évoquant du violet ou du marron, Gurman douche les espoirs des amateurs de teintes exotiques. Selon lui, il ne s'agirait que de variations de travail autour de ce même rouge bordeaux. En clair : Apple cherche la nuance parfaite, mais ne multipliera pas les options.
Souvenez-vous : l’iPhone 8 Red
Pas de fantaisie pour l'iPhone Fold
Parallèlement, l'attention se cristallise sur l'autre star de septembre : l'iPhone Fold. Pour son premier smartphone pliant, la Pomme jouerait la carte de la prudence et de l'institutionnel.
Exit les « couleurs fun » ou les teintes printanières. Pour marquer le coup et asseoir le côté « outil de luxe » de l'appareil, Apple s'en tiendrait aux fondamentaux avec des variations de couleurs très classiques : le gris sidéral et l'argent. Une sobriété qui n'est pas sans rappeler les débuts de l'iPad Pro ou du MacBook Pro, où la technologie doit s'effacer derrière un design intemporel.
Reste désormais à patienter jusqu'à septembre pour voir si ces orientations chromatiques se confirment sur le châssis final. Une chose est sûre : après l'audace de l'orange, Apple semble vouloir davantage jouer la carte de la sobriété.
Toutes les rumeurs convergent : Apple devrait investir le segment des lunettes connectées d’ici 12 à 18 mois. Ce n’est un secret pour personne, quand la firme de Cupertino se lance sur un nouveau marché, elle arrive rarement la première. Mais elle arrive souvent avec une proposition qui redéfinit les attentes. Contrairement au secteur des casques de réalité virtuelle, qui peine encore à trouver son second souffle, celui des lunettes « intelligentes » affiche une santé de fer. Au premier semestre 2025, le secteur a bondi de 110 % selon une étude de Counterpoint Research. Apple a donc une carte maîtresse à jouer, mais une question demeure : comment compte-t-elle se distinguer de Meta, véritable fer de lance du domaine ?
L’assurance de Cupertino face à l’expérience de Meta
Mark Gurman, toujours bien informé sur les coulisses de l'Apple Park, apporte un éclairage intéressant sur la stratégie interne. Malgré l'avance considérable de Meta qui occupe le terrain depuis un certain temps déjà, les équipes d'Apple affichent une confiance inébranlable.
Si la différence se jouera évidemment sur le terrain logiciel, avec un duel annoncé entre Siri et Meta AI au cœur de leurs écosystèmes respectifs, Apple entend marquer sa différence sur le matériel. Pour justifier son positionnement premium, la marque à la pomme miserait sur des matériaux plus haut de gamme, mais surtout sur une architecture optique radicalement différente.
Concept imaginé à l’aide d’une IA
Le choix de la multiplication des capteurs
C’est sur la partie photo et vidéo que le fossé technologique pourrait se creuser. Actuellement, l’approche de Meta (notamment sur les Ray-Ban Meta) repose sur une certaine polyvalence matérielle : un capteur unique doit jongler entre les fonctions de vision par ordinateur (basse consommation) et la capture de médias en haute résolution.
À l'inverse, Apple privilégierait la spécialisation. Selon les sources proches du projet, les lunettes de Cupertino embarqueraient plusieurs caméras dédiées. Concrètement, chaque objectif aurait sa fonction propre : certains seraient réservés à l'analyse de l'environnement pour l'intelligence artificielle, tandis que d'autres s'occuperaient exclusivement de la prise de vue.
Le défi du prix : l'écueil à éviter
Toutefois, cette débauche de technologie ne devra pas se faire au détriment de l'accessibilité. Après l'accueil mitigé réservé au Vision Pro, principalement en raison de son tarif prohibitif, Apple devra faire attention à ne pas reproduire la même erreur.
Pour que le grand public saute le pas, Cupertino devra trouver le juste équilibre entre l'excellence matérielle et un prix qui ne réserve pas le produit qu'à une poignée de technophiles fortunés.
Image : Meta
Deux philosophies qui s'affrontent
En résumé, cette divergence technique illustre parfaitement la philosophie des deux entreprises. D'un côté, Meta cherche l'efficacité et l'intégration la plus fine possible dans un design classique à prix contenu. De l'autre, Apple semble prête à complexifier son matériel pour garantir une qualité d'image et une précision de reconnaissance supérieures. Pour l'heure, chaque camp est persuadé de détenir la formule gagnante. Reste à savoir si les utilisateurs préféreront la légèreté de l'approche de Meta ou la puissance de feu technologique promise par Apple. Dernier argument en faveur de Cupertino : la vie privée, mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour faire la différence auprès du grand public, si le reste n’est pas à la hauteur.
iOS 26.3.1 ne devrait plus trop tarder à pointer le bout de son nez. Les ingénieurs logiciel d'Apple sont actuellement en plein test de cette nouvelle version, comme en témoignent les statistiques de connexion de MacRumors. Un indicateur généralement fiable pour anticiper les sorties imminentes.
Un correctif avant tout et la prise en charge de l’iPhone 17e ?
Sans surprise, iOS 26.3.1 devrait s'en tenir au service minimum. On attend ici une mise à jour mineure, principalement concentrée sur la résolution de bugs résiduels et le colmatage de failles de sécurité. Sauf contretemps de dernière minute, le paquet devrait être déployé d'ici deux semaines tout au plus.
Le mois dernier, Apple livrait iOS 26.2.1 pour accompagner le lancement de l'AirTag de deuxième génération. Dans la même logique, il est possible qu'iOS 26.3.1 serve de socle logiciel aux nouveaux produits attendus pour la première semaine de mars. On pense entre autres à l'iPhone 17e…
Image : iGeneration
iOS 26.4 en ligne de mire
Reste à savoir si les autres systèmes suivront le mouvement — nous n'avons pas encore de confirmation concernant un éventuel macOS 26.3.1.
Quoi qu'il en soit, cette version 26.3.1 fera office de « mise à jour bouche-trou » entre la 26.3 sortie récemment et la future iOS 26.4, prévue pour la fin mars ou début avril. Si cette dernière n'apportera pas forcément la version personnalisée de Siri tant espérée, elle s'annonce déjà bien plus consistante avec de nouvelles fonctionnalités pour Apple Music, Apple Podcasts et CarPlay.
Nombreux d’entre nous attendaient la beta d’iOS 26.4 pour espérer s’amuser un peu avec le Siri enfin amélioré (en partie) par Apple Intelligence... c’est pour le moment raté. Si Siri attendra (comme souvent en ce moment), les Mac et d'autres produits, eux, arrivent. Partons à la découverte des événements à venir en compagnie de Mark Gurman.
L’Apple Park aux couleurs des prochains MacBook ? Image colorisée par IA.
Sunglasses at night (des lunettes de soleil en pleine nuit)
Le chemin d’Apple dans les wearables a commencé il y a déjà plus de 10 ans maintenant, avec la première Apple Watch. Si à l’époque elle avait peu de fonctions de santé, c’est devenu depuis l’un des outils les plus pratiques pour contrôler les constantes de son porteur, avec des capteurs devenus assez précis pour être certifiés par les différents organismes officiels. Et déjà à l’époque, deux ans auparavant, Tim Cook donnait quelques indices sur la suite des événements : mentionnant que « le marché des capteurs de santé allait exploser », il était pertinemment au courant de ce qui se tramait dans les labos d’Apple, bien entendu.
Que de chemin parcouru depuis la Series 0... et Tim Cook avait déjà un peu vendu la mèche. Image MacGeneration.
Avançons de plusieurs années, et rebelote : alors qu’Apple finalise le Vision Pro, qui aura englouti de nombreuses heures de recherche et autant de dollars, Tim Cook depuis au moins 2016 parle régulièrement de réalité augmentée, allant jusqu’à dire que celle-ci deviendrait aussi essentielle que trois repas par jour.
Donc que peut-on en déduire des idées actuelles de Cupertino ? Si on se penche sur les déclarations récentes de Tim Cook, son axe est très simple : les wearables couplés à l’intelligence artificielle. Dans un premier temps, il y a une déduction simple à faire sur l’un des prochains produits : c’est presque un secret de polichinelle, Apple planche sur des lunettes connectées, comme celles de Meta. Celles-ci bénéficieront à plein d’un système comme Visual Intelligence, qui identifie plutôt correctement les objets qui lui sont présentés grâce à un mix ChatGPT/Google actuellement, avant probablement d’être repris à un moment donné par des technologies maison (Mais quand ? Mystère).
Mais Apple ne devrait pas s’arrêter aux lunettes, avec ou sans écran : d’autres appareils seraient en cours de développement. Ainsi depuis déjà plusieurs mois entend-on parler d’AirPods munis de caméras, permettant d’avoir une vue permanente sur ce que voit l’utilisateur, mais aussi un pin’s, ou autre appareil accroché aux vêtements du porteur.
Encore récemment, Tim Cook a durant une réunion avec des employés fait l’éloge des avantages d’Apple sur la concurrence, avec 2,5 milliards d’appareils déployés dans le monde, pouvant aider le développement de l’IA. Et parmi les fonctions sur lesquelles Tim Cook a appuyé ? Encore une fois Visual Intelligence. Pourtant, Apple n’a pas encore sorti grand chose dans le domaine, à part utiliser les technologies de ses concurrents et partenaires. Est-ce à dire qu’encore une fois Tim Cook annonce à demi-mot la suite des événements ? Il y a une forte probabilité.
Le 4 mars, Apple fera son « Apple Experience », qui se tiendra en simultané à la fois à New York, Londres et Shanghai (et non, malheureusement nous ne sommes pas invités... Tim, si tu m’entends). Contrairement aux grosses keynotes habituelles, cet événement n’a pas (encore ?) de flux en direct, ce qui pourrait laisser penser à des présentations en très petit comité pour des produits mis en vente dans la foulée, sur les trois jours suivants le meeting.
Petit comité... Image Apple.
Selon Mark Gurman, cinq nouveaux produits devraient être présentés durant cette semaine très chargée :
de nouveaux MacBook Pro M5 Pro et de nouveaux MacBook Air M5. Les MacBook Pro seraient probablement les derniers de leur génération avant une grande refonte.
La plupart de ces produits sont, à en croire les stocks quasi à sec, imminents, ce qui renforce la probabilité de les voir sortir dans la foulée de leur présentation le 4 mars. Et les autres ?
Durant la première moitié de 2026 devraient apparaître le nouveau Mac Studio, avec les nouveaux Studio Display. Si ces derniers sont déjà prêts selon Mark Gurman, Apple attendrait la sortie du Mac Studio M5 pour les lancer en tandem. Petit bonus pour les fans de bracelets, de nombreuses références de bracelets d’Apple Watch sont en pénurie, ce qui semble indiquer le renouvellement de printemps en approche.
Morning Sun (Soleil du matin)
S’il est une couleur qui a fait un carton avec le nouvel iPhone 17 Pro, c’est bien le Cosmic Orange. À un tel point qu’Apple considérerait de garder cette couleur au catalogue pour la prochaine version de son haut de gamme. Les raisons de cette performance tiennent en grande partie sur la réaction du marché chinois, avec des consommateurs grands adorateurs de la marque Hermès, qui ont vu en cette couleur la parfaite référence à la marque française.
Le Cosmic Orange est le grand gagnant de cette année. Image MacGeneration.
Cependant, les bruits de couloir indiquent l’arrivée d’un rouge profond, et le Cosmic Orange est sur la même palette de couleurs chaudes. Apple gardera-t-elle les deux ? Mystère pour le moment. Concernant l’iPhone Fold, celui-ci resterait très sage, avec des couleurs type gris sombre, noir, blanc ou encore argent. Du grand classique sans prises de risque.
Apple continue son bonhomme de chemin, et prévoit une première semaine de mars très chargée... tout en continuant de développer les futurs produits. Si Apple est toujours amoureuse de sa propre image (comme beaucoup d’entreprises, en toute logique), êtes-vous toujours comme au premier jour vous aussi ?
Chose promise, chose due : alors que notre campagne de financement pour notre livre sur les 50 ans d’Apple bat son plein, il est temps de s’attarder sur les « plus ». Car une célébration historique ne serait pas tout à fait complète sans quelques objets de collection pour accompagner l'ouvrage. Voici le détail des réjouissances.
Plutôt que l’éternel t-shirt, nous avons opté pour un objet plus discret, mais ô combien symbolique : le pin’s. C'est le clin d’œil idéal à accrocher sur une sacoche d’ordinateur ou au revers d’une veste. Un petit morceau de métal pour afficher sa passion en toutes circonstances.
Le Mug : votre nouveau compagnon de lecture
Le choix du visuel pour ce mug a animé de longues discussions au sein de la rédaction. Fallait-il une création originale ou rester fidèle à l'identité de notre ouvrage ? Finalement, le pragmatisme l'a emporté : le mug reprendra le design de la couverture du livre. Un compagnon de route idéal pour vos sessions de lecture ou vos matinées de veille technologique.
Le magazine des 25 ans de MacGeneration : un morceau d’histoire
Pour ceux qui auraient manqué le coche lors de sa sortie, voici une séance de rattrapage. Il nous reste un stock très limité (une centaine d'exemplaires seulement) de notre magazine hors-série. Véritable complément à notre livre sur les 50 ans d'Apple, ce numéro retrace le quart de siècle d'existence de MacGeneration. C'est sans doute votre dernière chance de mettre la main sur cet objet physique qui a été particulièrement apprécié.
L’affiche Apple Park : vue sur Cupertino depuis votre bureau
Réalisée en 2018 pour le lancement du Club iGen, cette affiche au format 40x50 cm est une pièce à part. Dessinée sur iPad par l'artiste lyonnaise Émilie Ettori, elle immortalise l'architecture iconique du "vaisseau spatial" de Cupertino. Nous avions conservé précieusement quelques exemplaires en réserve : les 50 ans d'Apple nous ont semblé être le moment parfait pour les ressortir du coffre et vous les proposer. Un bel hommage à l'héritage de Steve Jobs pour décorer votre bureau.
Enfin, comme lors de la précédente opération, il est possible d'opter pour une formule qui comprend à la fois le livre et un abonnement au Club iGen. Ces offres sont valables aussi bien pour les personnes déjà abonnées que pour les non-abonnés. Pour la mise en place, nous vous contacterons peu après le 1er avril pour activer ou prolonger votre abonnement. C’est la formule idéale pour plonger dans l’histoire d’Apple tout en suivant son actualité au jour le jour.
Le Bypasser de Surfshark débarque sur macOS : une fonctionnalité que certains réclamaient depuis des années, et que la quasi-totalité des VPN concurrents n'ont toujours pas su offrir sans restrictions.
Depuis qu'Apple a supprimé les API nécessaires au split tunneling avec macOS Big Sur fin 2020, les utilisateurs d'un Mac sous VPN vivaient avec une contrainte absurde : soit tout le trafic passe par le tunnel chiffré, soit rien. Impossible de protéger sa navigation tout en laissant son application bancaire se connecter normalement.
Surfshark a résolu ce problème avec l'arrivée du Bypasser sur macOS, disponible dès la version 12 du système, sans restriction apparente. Une lacune de plusieurs années qui se referme, au moment même où la plupart des autres acteurs du marché font encore la sourde oreille, ou s'y risquent avec des garde-fous contraignants.
Bypasser sur macOS : pourquoi c'est plus rare qu'il n'y paraît
Le split tunneling, c'est l'art de ventiler son trafic internet sur deux chemins distincts. Une partie transite par le tunnel VPN, chiffrée, anonymisée, protégée. L'autre sort directement sur le réseau via votre vraie adresse IP, sans intermédiaire. Sur Windows, Android ou Linux, cette fonctionnalité est devenue banale. Sur Mac, elle relève encore de l'exception.
La raison est technique. Avec la sortie de macOS Big Sur en novembre 2020, Apple a retiré les Network Kernel Extension APIs sur lesquelles les éditeurs de VPN s'appuyaient pour filtrer le trafic applicatif. La quasi-totalité des fournisseurs ont alors perdu la capacité d'offrir le split tunneling sur Mac, et la plupart ont préféré ne pas chercher de contournement.
Private Internet Access a été le premier à franchir le pas, avec une beta lancée le 22 février 2024 et une release complète le 7 mars de la même année.
ProtonVPN s'y est également essayé, mais avec des réserves notables. Le split tunneling est arrivé en version expérimentale sur macOS en novembre 2025, assorti d'une limitation de taille : les applications basées sur le moteur WebKit, Safari en tête, ainsi que toutes les apps utilisant ce framework de rendu, ne peuvent pas être exclues du tunnel VPN. Leur trafic y transite quoi qu'il arrive, ce qui réduit considérablement l'intérêt pratique de la fonctionnalité pour une grande partie des utilisateurs.
Surfshark se retrouve donc dans une position nettement plus confortable. Le Bypasser est désormais disponible sur toutes les grandes plateformes supportées par le VPN : Windows, Android, iOS, macOS, et l'extension navigateur. Surfshark n'a pas détaillé de limitations spécifiques sur macOS 12 et au-delà, là où la concurrence impose des restrictions sur certains navigateurs ou types d'applications.
Concrètement, l'activation est d'une simplicité désarmante. Depuis l'application Surfshark, on ouvre les paramètres, on navigue vers "Réglages VPN", puis "Bypasser". Deux options se présentent : exclure certaines applications ou URLs du tunnel VPN, ou au contraire forcer certains services à y transiter en permanence. On ajoute des sites via leur URL, ou des apps en les sélectionnant depuis le Finder. Trois clics et c'est réglé.
Des cas d'usage qui vont bien au-delà du confort
Le cas d'usage le plus évident est celui des services bancaires. La plupart des banques françaises déclenchent une vérification d'identité supplémentaire, voire un blocage pur, dès lors qu'elles détectent une adresse IP étrangère. Avec le Bypasser, l'application de sa banque continue d'utiliser sa vraie connexion pendant que le reste du trafic reste protégé.
Même logique pour les services administratifs, certains portails de streaming avec restrictions géographiques inversées, ou les applications qui nécessitent une géolocalisation précise.
L'autre cas, moins évident mais tout aussi réel, concerne les performances. Acheminer l'intégralité du trafic par un serveur VPN génère une latence non négligeable. Exclure les applications non sensibles, un client de jeu en ligne ou un logiciel de visioconférence par exemple, permet de retrouver des temps de réponse optimaux sans sacrifier la protection sur les services qui l'exigent vraiment.
L'offre actuelle : 87 % de réduction sur l'abonnement Surfshark One
C'est probablement le meilleur moment pour passer à Surfshark.
L'abonnement Surfshark One est actuellement disponible à 2,29 €/mois sur 24 mois, avec 3 mois offerts en prime. Soit 27 mois de couverture pour 61,83 €, contre 484,65 € au tarif plein : une économie de 87 %. L'offre inclut également un numéro de téléphone alternatif, et une TVA française de 20 % s'applique au moment du paiement, portant le total à 74,20 €.
Surfshark One couvre les connexions simultanées en nombre illimité, inclut un antivirus, un moteur de recherche privé, une protection contre les fuites de données, et le Bypasser sur tous les appareils, Mac compris.
Apple s'apprête, cette année, à passer à la vitesse supérieure dans la maison connectée. L'offensive ne se limitera pas à un simple rafraîchissement de gamme, mais s'articulera autour d'une pièce maîtresse inédite : le Home Hub. Ce nouveau centre de contrôle est le pivot sur lequel Apple compte s'appuyer pour transformer radicalement notre quotidien. L’idée ? Passer de la télécommande tactile à une intelligence invisible.
Si la firme de Cupertino commercialise déjà des enceintes et des boîtiers de streaming, les futurs appareils suggèrent une volonté de reprendre un contrôle total sur l’automatisation du foyer. L’objectif est clair : franchir enfin le cap de la « Phase 2 » de la maison intelligente.
De HomeKit à l'autonomie réelle : la fin des « réglages »
Depuis le lancement de HomeKit en 2014, nous sommes restés bloqués dans une phase de transition : celle du foyer piloté par smartphone via des automatisations que l’utilisateur doit patiemment mettre au point. Le standard Matter a certes permis de briser les silos en offrant une compatibilité quasi universelle, mais l'utilisateur reste au centre du processus. C'est encore lui qui doit créer ses scénarios, ajuster ses programmes et « tripoter » manuellement les réglages pour que tout fonctionne.
L'ambition d'Apple pour l'étape suivante est de supprimer cette friction. La maison de demain ne doit plus être « commandée », mais devenir « consciente ». Grâce à l’intelligence artificielle, le système doit anticiper les besoins sans que l’utilisateur ait à ouvrir une application. Au pire, il suffira de faire part de ses préférences à Siri.
C'est là qu'intervient le confort prédictif. Le chauffage ou la climatisation ne suivraient plus un calendrier rigide, mais s'ajusteraient dynamiquement en apprenant de vos habitudes et en analysant la météo extérieure. Cette intelligence s'étendrait à chaque recoin de la maison : l’éclairage s'adapterait en intensité et en chaleur selon l'heure ou votre activité, la porte du garage s'ouvrirait d'elle-même à votre approche, et les verrous se fermeraient automatiquement dès que la dernière personne quitte le foyer. Plus de doutes, plus de manipulations.
Le Home Hub : la pièce centrale du dispositif
Le cœur de cette stratégie repose donc sur ce tout nouvel appareil : le Home Hub. Véritable tour de contrôle de cette nouvelle ère, ce terminal — que les rumeurs situent autour de 350 $ — ne serait pas qu'un simple iPad fixé au mur.
Avec son écran de 7 pouces et une interface dédiée (un dérivé d'homeOS), ce hub ferait office de « cerveau » domestique. Il assurerait la coordination entre tous les appareils Matter, tout en servant de support physique à la nouvelle Siri dopée à l'IA. C'est la pièce maîtresse qui manque aujourd'hui à l'écosystème pour centraliser les flux de données et piloter l'intelligence du foyer de manière autonome.
Une fois ce hub en place, Apple pourrait déployer ses appareils satellites pour compléter le maillage. C’est peut-être l'une des raisons pour lesquelles Cupertino a tant tardé à mettre à jour l’Apple TV et sa gamme HomePod : le verrou n'est pas matériel, mais logiciel. Le développement du Home Hub serait finalisé depuis près d’un an, la difficulté résidant essentiellement dans la mise au point du nouveau Siri et de l’intelligence artificielle.
Les futurs HomePod pourraient être davantage mis à contribution dans leur analyse de l’environnement : micros, capteurs de température et d’humidité… Ils sont capables de faire remonter un grand nombre d’informations qui permettraient au cerveau de la maison d’anticiper et de prendre des décisions. L’idée n’est pas nouvelle dans l’esprit des ingénieurs de Cupertino. On se souvient avoir découvert l’existence d’un capteur de température dans le HomePod mini, des mois après sa commercialisation, à la suite d’une mise à jour système. Autant de données qui prennent aujourd'hui tout leur sens dans l'analyse de l'activité de la maison.
À cela s'ajoutent des rumeurs sur un capteur d'intérieur compact. Agissant comme un véritable système nerveux, il détecterait la présence, la luminosité et les mouvements pour déclencher des actions proactives sans aucune configuration préalable. En théorie, tout ceci est alléchant...
Sur le papier, cette vision d'un foyer totalement autonome et débarrassé de ses réglages complexes fait rêver. Cependant, avec Apple, il y a souvent un fossé entre la théorie et la pratique, particulièrement dans le domaine de la domotique et de l'IA.
Si la promesse technologique est séduisante, la mise en œuvre de Siri et d'Apple Intelligence dans un environnement aussi hétérogène que la maison reste le vrai défi. Entre les rumeurs et la réalité de l'usage quotidien, il faudra vérifier si Cupertino parvient enfin à transformer l'essai ou si l'on continuera, encore un temps, à « tripoter » nos widgets pour éteindre la lumière du salon. Mais si Apple réussit son coup, elle pourrait signer son grand retour au tout premier plan.
Est-ce que, pour certains, ce sera un motif de changement de crèmerie ? Google est en train de faire disparaître l’application météo « de facto » d’Android au profit de simples résultats de recherche. Certes, il y aurait beaucoup à dire sur l’application Météo d’Apple et surtout ce ne sont pas les alternatives de qualité qui manquent sur le Play Store. Mais le mouvement reste symbolique.
La décision de Google n’est pas tout à fait étonnante : le processus a débuté il y a plusieurs mois, mais il passe aujourd'hui à la vitesse supérieure. Pendant longtemps, l’application Google proposait une expérience « Météo » en plein écran, lancée via un raccourci sur l’écran d’accueil : une icône de soleil et de nuage flanquée du célèbre « G ».
L’ancienne app
En tapant dessus, l'utilisateur accédait à un flux unique, surmonté d'une barre de recherche pour basculer entre ses villes favorites. On y retrouvait surtout « Froggy », la petite grenouille mascotte de Google, sur un fond coloré affichant la température actuelle, les prévisions de la journée et le ressenti. Un carrousel pour les prévisions heure par heure et un tableau sur 10 jours complétaient l'ensemble, avec des cartes détaillées pour le vent, l'humidité, l'indice UV ou encore la pression atmosphérique. Une interface simple et efficace.
Tout dans le moteur de recherche
Désormais, le vent tourne. Les utilisateurs qui cliquent sur le raccourci habituel sont de plus en plus souvent redirigés vers une page de résultats de recherche Google classique pour la requête « météo ».
Cette page a été récemment redessinée pour tenter de masquer la transition. La carte de la grenouille Froggy doit maintenant faire double emploi : afficher les conditions actuelles et intégrer le carrousel horaire. Google en profite pour ajouter quelques nouveautés, comme des menus déroulants pour les précipitations, le vent et la qualité de l’air (une nouveauté bienvenue), ainsi que des résumés générés par ses Aperçu par l'IA pour synthétiser les conditions du moment.
Le problème est ailleurs : l'illusion d'une application dédiée s'évapore. Pour ceux qui ont reçu la notification « La page météo a été déplacée », le bouton « Voir tous les détails » en bas de page a disparu. Désormais, si vous scrollez vers le bas, vous ne tombez plus sur des graphiques météo, mais sur des liens web classiques.
La « nouvelle » interface
Une rationalisation avant tout
Ces derniers jours, la migration semble s'être accélérée. De plus en plus d'appareils perdent l'accès à l'ancienne interface au profit de cette intégration dans Search. Bien que le déploiement ne soit pas encore totalement finalisé, la direction est claire.
Pourquoi un tel changement ? On devine que Google ne souhaite plus maintenir deux expériences distinctes pour une même donnée. En centralisant tout, la firme de Mountain View simplifie sa maintenance technique tout en forçant l'usage de son moteur de recherche. Une approche pragmatique, mais qui sacrifie un peu plus l'ergonomie spécifique au profit de l'uniformisation logicielle.
Toutes les semaines, écoutez Sortie de veille, le podcast hebdomadaire de MacGeneration ! On débat de l'actualité Apple et tech des derniers jours en une quinzaine de minutes.
Apple passe aux choses sérieuses. Après le lancement du Creator Studio en janvier, de nouveaux produits seront dévoilés le 4 mars. Ou peut-être un petit peu avant. L’événement annoncé par Apple pourrait en effet différer des keynotes habituels. Alors que faut-il attendre de l’expérience spéciale de début mars ? On en discute dans cette émission.
Au programme de cet épisode également, les nouveautés des bêtas d’iOS 26.4, l’intégration de CarPlay dans Tesla et un nouveau projet spécial de MacGeneration.
Pour écouter Sortie de veille, c'est simple :
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Surprise ! Alors qu’elle a plutôt tendance à aller dans le sens du président en fonction, la Cour suprême US a pris aujourd’hui une décision qui risque de provoquer quelques remous dans les comptes des États-Unis d’Amérique, et enclencher quelques batailles juridiques : les taxes douanières « réciproques » décidées par Donald Trump ont été retoquées et sont donc nulles et non avenues, comme rapporté par AppleInsider.
Donald Trump lors du Liberation Day, où les taxes douanières ont été signées. Image The White House.
Dix mois... dix petits mois, c’est court. Mais ça peut être très long à l’échelle d’une économie nationale. C’est en effet la période qu’il a fallu pour que les taxes douanières (ou tariffs dans la langue de Tim Cook) imposées par Donald Trump ramènent près de 180 milliards de dollars.
Problème : dix mois après leur entrée en vigueur, ces mêmes taxes viennent d’être en grande partie retoquées par la Cour suprême, à 6 voix contre 3. La sentence est sans appel, et irrévocable :
Lorsque le Congrès accorde le pouvoir d’imposer des droits de douane, il le fait de manière claire et avec des contraintes soigneusement définies. Il n’a fait ni l’un ni l’autre en l’espèce. [...] Nous ne revendiquons aucune compétence particulière en matière d’économie ou de relations étrangères. Nous revendiquons seulement, comme nous le devons, le rôle limité que nous assigne l’article III de la Constitution. Remplissant ce rôle, nous jugeons que l’IEEPA [International Emergency Economic Powers Act, l’article invoqué par Donald Trump pour imposer ses taxes, NDLA] n’autorise pas le président à imposer des droits de douane.
L’affaire est jugée, il s’agit maintenant d’en voir les conséquences : selon Brett Kavanaugh, juge à la Cour suprême, « le processus de remboursement va être un sacré bordel ».
En effet, le plus gros souci maintenant va être la façon dont les entreprises vont récupérer les sommes indument versées. Et si les petits vont avoir du mal à se faire entendre rapidement, il est fort à parier que les gros y mettront les moyens... et Apple au premier rang : selon les calculs de plusieurs analystes, la société de Cupertino a déboursé environ 2 milliards de dollars du fait des taxes douanières imposées par le président américain. Il est fort à parier qu’elle fera tout pour récupérer la somme, même si ça doit prendre des années de procédures.
Et il est fort probable que celles-ci s'étirent sur des années, Donald Trump comptant clairement faire traîner les choses en longueur :
Ça finira devant la justice pendant les cinq prochaines années.
En plus du chaos judiciaire annoncé, où chaque entreprise devra porter plainte contre l’État fédéral, le président américain a d’ores et déjà prévenu qu’il allait relancer d’un droit de douane mondial de 10 %, en réaction à cette décision de la Cour suprême :
La décision de la Cour suprême est profondément décevante et j’ai honte de certains juges qui n’ont pas eu le courage de prendre certaines décisions et de faire ce qui est juste pour notre pays. Les pays étrangers qui profitent de nous depuis des années se frottent les mains et se réjouissent. Ils sabrent le champagne mais je peux vous promettre que ça ne va pas durer. [...] D’autres mesures seront utilisées pour remplacer les droits de douane. Aujourd’hui, je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10 %, qui va s’ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur.
Voilà de quoi compliquer un peu plus le commerce international, et donner le ton des années à venir : même après décision contraire de la Cour suprême, Donald Trump usera de tous les moyens disponibles pour imposer sa vision et donc ses droits de douane, quitte à déstabiliser sur la longueur le commerce international et le cours des entreprises concernées, en témoigne celui d’Apple qui a vécu une année 2025 mouvementée... et 2026 s’annonce toute aussi turbulente.