L’Apple Store en ligne vient de fermer ses portes. Ne vous inquiétez pas, c’est seulement temporaire, le temps que les équipes ajoutent un à un les nouveaux produits sur les étals virtuels. Car Tim Cook l’a dit lui-même : il va y avoir des nouveautés cette semaine et ça a déjà commencé fort.
L’Apple Store de Regent Street, à Londres, lors d’une fermeture temporaire. Merci Ando.
Les nouveaux MacBook Pro M5 Pro et M5 Max sont annoncés avec des SSD « jusqu'à deux fois plus rapides » par Apple, mais c'est une affirmation assez floue. D'une part parce que ce n'est pas le cas de tous les SSD, et d'autre part parce que les résultats fournis par Apple mettent en avant un goulet d'étranglement dans un cas précis (ou un changement matériel).
Prenons les bases. Dans un SSD standard, comme celui que vous pourriez installer dans un PC, le contrôleur et la mémoire flash sont sur une barrette (type M.2 par exemple). Le contrôleur est relié au système par un lien externe, qui est généralement quatre lignes PCI-Express, avec les normes 3.0 (4 Go/s au total), 4.0 (8 Go/s) ou 5.0 (16 Go/s). La mémoire, elle, est reliée au contrôleur par un bus dédié, qui va dépendre du fabricant de la mémoire. Le goulet d'étranglement est donc la liaison entre le contrôleur et le système, mais les performances varient généralement assez peu entre les capacités.
Dans un SSD M.2, c'est la liaison PCI-Express qui est importante. Image Crucial.
Dans le cas d'Apple, le contrôleur est directement dans le système sur puce (la puce M5 Pro par exemple) et chaque puce de mémoire flash est reliée par une ligne PCI-Express au contrôleur. Dans le cas des puces M5 Pro et M5 Max, Apple a a priori fait le même changement que pour la puce M5 classique : le lien passe du PCI-Express 4.0 ou PCI-Express 5.0. D'un point de vue pratique, chaque puce de mémoire peut donc transférer en théorie 4 Go/s au lieu de 2 Go/s vers le contrôleur1. Un choix qui a un impact direct : le nombre de puces a une grosse influence sur les performances. Dans un Mac avec une seule puce (comme un MacBook Air), le débit maximal est de l'ordre de 4 Go/s. Avec deux puces (dans les MacBook Pro M5, par exemple), on passe à environ 8 Go/s au mieux (à peu près 6,5 Go/s en pratique). Avec quatre puces, on atteint à peu près 16 Go/s.
Plus de 6 Go/s, un excellent résultat sur un MacBook pro M5 avec deux puces. Image MacGeneration.
C'est ici qu'Apple joue un peu sur les mots, surtout en annonçant un SSD capable d'atteindre 14,5 Go/s. Car pour atteindre ce débit, il faut un SSD avec quatre puces… et donc un SSD de 8 To dans les faits (facturé 2 250 €). Il est possible que ces débits soient aussi atteignables sur les SSD de 4 To, si Apple a décidé de mettre quatre puces de 1 To plutôt que deux puces de 2 To, mais c'est un point qui ne pourra être vérifié qu'en démontant ou testant un MacBook Pro. Mais sur un MacBook Pro M5 ou M5 Pro, Apple ne propose qu'une capacité de 4 To, avec a priori uniquement deux puces.
Un MacBook pro M5. Image Apple.
Goulet d'étranglement ou moins de puces
Il y a aussi un point intéressant : certains MacBook Pro de la génération précédente avaient déjà des SSD très rapides, capables d'atteindre environ 11 Go/s. C'était encore une fois avec le SSD de 8 To, mais dans une configuration particulière : huit puces de 1 To.
Comme Apple n'annonce « que » 14,5 Go/s, il y a deux possibilités techniques. La première, la plus probable, c'est qu'Apple n'utilise que quatre puces de 2 To dans les MacBook Pro M5 Max. Si le Mac était équipé de huit puces comme son prédécesseur, il atteindrait un peu plus de 25 Go/s. La limite à quatre puces a du sens du point de vue commercial : huit puces de 1 To valent plus que quatre puces de 2 To, et Apple facture déjà très cher le SSD de 8 To. Il est évidemment envisageable d'imaginer une mise à jour dans le futur avec un SSD de 16 To et huit puces, mais la période ne se prête pas vraiment à ce genre d'options.
La seconde possibilité technique, c'est qu'Apple utilise encore huit puces de 1 To, mais que le lien entre le contrôleur et le reste du système sur puce soit un goulet d'étranglement. La marque ne communique jamais sur les technologies mises en place dans ses puces, et le type de liaison interne n'est donc pas connu. Si c'est le cas, un débit de 14,5 Go/s implique probablement une liaison PCI-Express 5.0 sur quatre lignes.
Des SSD plus rapides… mais n'attendez pas 14,5 Go/s partout
Dans tous les cas, il faut donc comprendre une chose : les SSD des nouveaux Mac sont deux fois plus rapides… tant que vous comparez des machines avec des capacités du même ordre. Sur des SSD avec deux puces (512 Go à 2 To dans la génération précédente), les nouveaux modèles devraient donc à peu près doubler les débits. Mais sur les anciens modèles avec quatre ou huit puces (les grandes capacités), ce n'est pas le cas. Si vous aviez un MacBook Pro M4 Max avec 8 To de stockage, le nouveau modèle sera un peu plus rapide, mais de l'ordre de 30 % environ seulement. Et si vous comparez un MacBook Pro M4 Max avec un SSD de 4 To avec un modèle M5 Max avec la même capacité, les débits devraient être du même ordre (soit vers 7 Go/s).
Dans la pratique, on a plutôt environ 1,6 Go/s et 3,2 Go/s. ↩︎
Orange est présent au salon MWC qui se tient actuellement à Barcelone et l’opérateur historique français avait notamment une annonce intéressante à faire pour tous ses clients mobiles en France. La solution « Branded calling » est une nouvelle manière de régler le problème des appels indésirables. Au lieu de les filtrer à l’arrivée à l’aide d’une app comme on le fait depuis des années, l’idée est au contraire d’identifier les appels légitimes au cœur du réseau. L’avantage de cette approche, c’est qu’elle ne dépend pas du téléphone utilisé et devrait ainsi fonctionner pour tous les clients, quel que soit leur équipement.
Image Orange/iGeneration.
Concrètement, Orange se chargera d’authentifier les appels venant des entreprises jugées légitimes. Trois dispositifs seront mis en œuvre pour éliminer les risques d’usurpation, qui seraient d’autant plus dangereux si un appel malveillant est validé officiellement par l’opérateur. Chaque structure devra tout d'abord passer par un contrôle approfondi de son identité et de sa réputation. Seules les enseignes validées et associées à un numéro de téléphone connu seront mises en avant lors des appels. En parallèle, la base de données d’Orange Téléphone servira à filtrer les numéros frauduleux connus, toujours sans app à installer.
On peut en effet rappeler qu’Orange a été parmi les plus gros acteurs dans le monde du filtrage d’appels en local. L’app Orange Téléphone est restée pendant longtemps la référence, y compris pour les abonnés d’autres opérateurs. Malheureusement, la solution a peu à peu été limitée, réservée à ses propres clients avant d’être payante, ce qui a réduit considérablement son intérêt face aux alternatives gratuites.
Malgré tout, Orange dispose d’une immense base d’informations, avec des dizaines de milliers de numéros malveillants connus. L’opérateur compte bien l’exploiter sous le capot de Branded Calling, ce qui devrait servir à limiter les appels indésirables reçus par ses clients. Néanmoins, cette nouveauté ne vise pas à supprimer les communications publicitaires, bien au contraire. L’annonce faite au MWC cible en effet avant tout les entreprises et son concepteur vante la certification comme l’assurance d’améliorer leur taux de réponse.
C’est assez logique : on ne répond pas toujours en voyant un numéro inconnu s’afficher sur l’écran de notre smartphone, alors que si on sait que l’appel vient d’une entreprise connue, on aura plus tendance à décrocher. Orange glisse même que « l’affichage du nom de l’entreprise sur l’écran du destinataire multiplie par cinq le taux de réponse pour les entreprises concernées », un gain énorme qui est présenté comme « un avantage compétitif pour communiquer avec ses clients et prospects ».
Voici à quoi devrait ressembler la fonctionnalité pour les appels identifiés par Orange. Capture vidéo Explore Media.
L’avantage quand même, c’est que vous verrez le nom de la firme et si vous n’attendez pas d’appel de sa part, vous pourrez sciemment l’ignorer. À l’inverse, si vous attendez un contact d’une entreprise pour une livraison ou d’un artisan pour un devis, vous pourrez décrocher avec la garantie d’Orange que c’est un coup de fil légitime. Au lancement, seul le nom de l’appelant s’affichera, mais des évolutions sont prévues pour ajouter un logo et même un motif.
L’opérateur français compte déployer la nouveauté dès le courant de l’année, même si sa généralisation sera très progressive : un tiers des communications seulement devraient être identifiées à l’horizon 2030. Si cette fonctionnalité est nouvelle en France, elle est déjà en place ailleurs dans le monde. Surtout aux États-Unis, même si le filtrage au niveau du réseau existe aussi au Royaume-Uni, au Japon, en Corée du Sud ou encore en Australie. Plus proche de nous, Deutsche Telekom a annoncé plus tôt dans l’année un déploiement similaire en Allemagne.
Grosse journée dans le monde de l’IA : OpenAI et Google ont tous deux lancé un nouveau modèle ! GPT-5.3 Instant est le nouveau moteur par défaut de ChatGPT tandis que Gemini 3.1 Flash-Lite est un nouveau modèle plus rapide et moins cher de la famille Gemini 3. Petit tour d’horizon des nouveautés.
GPT-5.3 Instant. Image MacGeneration
Du côté d’OpenAI, GPT-5.3 Instant vise avant tout à rendre l’expérience plus fluide. Le modèle a été optimisé pour réduire les réponses hésitantes, les refus inutiles et les précautions qui ralentissaient parfois les échanges. L’idée est de donner des conversations plus naturelles et plus directes, où l’IA comprend mieux l’intention et répond avec davantage de précision.
OpenAI met aussi en avant des progrès sur la fiabilité et la recherche web. GPT-5.3 Instant serait moins sujet aux hallucinations et mieux capable de contextualiser les informations trouvées en ligne plutôt que d’empiler les liens. Le modèle devrait également améliorer la qualité d’écriture, avec des réponses plus nuancées et mieux structurées, que ce soit pour expliquer un sujet, analyser une actualité ou produire du contenu.
Ce nouveau modèle est dès à présent disponible pour les utilisateurs comme pour les développeurs faisant appel à l’API. Les mises à jour des modèles Thinking et Pro suivront « bientôt ». La version 5.2 de GPT-Instant restera en ligne pendant 3 mois avant d’être retirée début juin.
Chez Google, le lancement de Gemini 3.1 Flash-Lite suit une logique différente. Ce nouveau modèle est conçu pour être extrêmement rapide et très économique, afin de répondre aux besoins des développeurs qui doivent traiter de gros volumes de requêtes. Google le présente comme le modèle Gemini 3 le plus efficace en termes de coût et de latence.
Image Google
Gemini 3.1 Flash-Lite reste un modèle multimodal capable de traiter texte, images, audio ou vidéo, tout en offrant une large fenêtre de contexte. L’idée est de fournir un LLM suffisamment performant pour les tâches courantes, mais optimisée pour tourner à grande échelle dans des applications, des agents ou des systèmes automatisés où chaque milliseconde et chaque token comptent. Ce modèle est disponible via l’API Gemini et pour les entreprises dans Vertex AI.
Setapp cherche à devenir une véritable boutique d’apps. Pour rappel, ce service sur abonnement permet d’accéder à un catalogue de plus de 250 applications macOS pour 9,99 $ par mois. Le service se diversifie et propose désormais des options d’achats en une fois ou sous forme d’abonnements mensuels.
La nouvelle option. Image MacGeneration
À côté de son abonnement « tout compris », MacPaw ouvre donc la porte à d’autres manières d’obtenir des apps via Setapp. Se mélangeront des achats à l’unité, des abonnements mensuels ou annuels, voire des licences à vie selon les éditeurs. En pratique, un bouton est apparu dans l’app ou sur le site à côté de celui incitant à s’abonner. L'achat est alors lié au compte Setapp, et cela même sans avoir l’abonnement principal.
La première vague comporte une soixantaine d’applications. On retrouve des noms déjà bien connus des utilisateurs Mac comme Bartender, Downie ou AlDente Pro, proposés en formules individuelles. MacPaw glisse aussi ses propres produits dans le lot comme CleanMyMac, Moonlock et Gemini 2. Ce catalogue d’achats à l’unité est appelé à s’étoffer au rythme des éditeurs qui choisiront d’opter pour ce modèle.
Image MacPaw
Setapp est une option intéressante si vous utilisez plusieurs applications sur abonnement ou que vous aimez découvrir régulièrement de nouveaux logiciels. L’éditeur avait lancé une boutique iOS l’année dernière, qui a fermé cette année. Il reste possible d’accéder à certaines déclinaisons iOS d’apps Setapp grâce à un système de codes QR activant la version App Store.
Pour les développeurs, MacPaw met aussi en avant un cadre plus léger à gérer au quotidien, avec une validation annoncée sous 24 heures et une prise en charge de la facturation et des taxes pour simplifier la mise en vente. Il est possible d'essayer gratuitement Setapp pendant 7 jours, après quoi il faudra payer 9,99 $ par mois (ou 107 $ par an). Un petit surplus est demandé pour avoir les versions iOS ou pour utiliser les apps sur plusieurs machines.
Depuis quelques générations de Mac maintenant, Apple propose un mode Performance dans les options de macOS. Il permet de lâcher un peu la bride sur les puces Apple Silicon, en augmentant la limite de consommation, ce qui améliore les performances dans certains cas, surtout si vous utilisez le CPU et le GPU en même temps. Et avec la nouvelle puce M5 Pro, Apple indique qu'un adaptateur secteur de 96 W — qui n'est pas fourni en standard — est obligatoire.
Dans le cas d'un Mac mini M4 Pro, par exemple, le TDP (la valeur de consommation maximale) est fixé à 50 W en temps normal et à 65 W en mode Performance. Avec les MacBook Pro 14 pouces équipés de puces M4 Pro, Apple recommandait d'utiliser un adaptateur secteur de 96 W, mais ne l'imposait pas. La nuance est importante : il est fonctionnel avec un adaptateur secteur 70 W, avec le risque que le Mac puise de l'énergie dans la batterie, a priori1.
Le 96 W est requis pour la puce M5 Pro et son mode Performance.
Avec le modèle à base de M5 Pro, le site d'Apple indique qu'il est requis (la page de support n'a pas encore été mise à jour). Si vous prenez le modèle de 70 W (ou si vous utilisez un ancien chargeur ou un modèle qui n'a pas été acheté chez Apple), il est donc probable que le mode en question ne soit pas accessible, au vu du vocabulaire utilisé. Un point que nous vérifierons pendant les tests. Il faut noter que la page n'indique rien sur les prérequis pour la puce M5 Max, mais Apple ne propose que l'adaptateur 140 W si vous prenez un MacBook Pro 16 pouces.
Si ce point précis se confirme, Apple a probablement monté un peu les limites de consommation de ses puces M5 Pro, ce qui était déjà le cas avec la puce M5 du MacBook Pro M5. Nous le vérifierons pendant le test.
Le plat de résistance de la semaine est servi à 15 heures précises. Au menu : la présentation du MacBook Neo. Si l’on se fie aux récentes annonces de Cupertino, un certain optimisme règne quant à la dotation de série de cette nouvelle machine.
Certains veulent croire que le MacBook Neo embarquera d'office 12 Go de RAM et 256 Go de SSD. Dans un univers moins clément — appelons-le le monde d'avant —, Apple aurait pu se contenter d'un chiche duo 8/128 Go.
À vrai dire, le compromis le plus probable semble se situer à 8 Go de mémoire vive pour 256 Go de stockage. Mais au-delà des coloris ou de la fiche technique, une question brûle toutes les lèvres : celle de la facture finale.
Apple a montré les crocs depuis le début de la semaine, affichant une agressivité commerciale inhabituelle. Il convient toutefois de tempérer cet enthousiasme. Si la Pomme fait soudainement preuve de générosité sur le stockage — un domaine où ses marges insolentes font traditionnellement rêver toute l'industrie —, elle n'en oublie pas ses fondamentaux. La stratégie est la même que pour l'iPhone : on gonfle la capacité de base pour mieux justifier une hausse du ticket d'entrée. C'est de bonne guerre, et cela garantit au moins une longévité accrue à ces machines.
Attention au contexte européen
Alors certes, Apple semble mieux négocier la « RAMpocalypse » que ses concurrents directs. Mais deux paramètres pèsent lourd dans la balance européenne. D'un côté, Apple réalise de belles économies en retirant le chargeur de la boîte. De l'autre, la santé de l'Euro, qui s'est apprécié de plus de 10 % face au dollar depuis octobre 2024. En théorie, sans l'inflation sur les composants, les prix auraient dû connaître une baisse sensible sur le Vieux Continent.
En attendant la présentation de cet après-midi, jouons un peu. À votre avis, à quel prix public TTC le MacBook Neo sera-t-il lancé en France ?
Fin de partie pour le site de torrents Ygg. Cet annuaire de contenus piratés lancé en 2017 a été débranché suite à un hack massif. La page principale annonce désormais une « fermeture définitive » et donne quelques détails sur ce qui s’est passé. Il s’agissait d’un des plus gros annuaires de contenus français en ligne.
La page d'accueil du site. Image MacGeneration
Un pirate a réussi à s’infiltrer dans l’infrastructure de YGG le 3 mars au soir. « Une escalade de privilèges a permis la suppression puis l’exfiltration de la base de données », annonce l’équipe du site. Plusieurs dizaines de milliers d’euros de cryptomonnaies « destinés uniquement au financement des serveurs » ont également été dérobés. Les administrateurs terminent le billet en annonçant la fin du site et mettent en garde sur les futurs malandrins qui risquent de se faire passer pour Ygg.
Le pirate Gr0lum, à l’origine de l’attaque, a mis en ligne une archive d’une dizaine de gigas comprenant toutes les données du site. On y trouve le code source complet, les bases d’utilisateurs et de traqueurs ainsi que les logs techniques ou les échanges internes des administrateurs. Les données sensibles comme les adresses IP ou les mails des utilisateurs ont été caviardés.
Le hackeur a également publié un long billet de blog dans lequel il explique les raisons derrière le piratage et la manière dont il a infiltré les serveurs. Il reproche principalement les méthodes de Ygg, qui avait mis en place des systèmes de paywall pour télécharger en illimité. Il accuse également la direction de certaines méthodes douteuses, comme d'attaques Ddos sur la concurrence ou un stockage de carte bancaire des utilisateurs. Il explique :
Près de 10 millions d'euros de recettes pour 2024-2025 ne vous ont pas suffi. Vous avez imposé votre mode « Turbo » de merde pour racketter quiconque voulait télécharger plus de cinq fichiers par jour. En profitant de votre monopole, vous avez pris les gens en otage avec un système de quota ridicule. Beaucoup ont payé, comme le montrent clairement vos chiffres de janvier et février. Après le départ massif des équipes d'uploadeurs, vous auriez pu vous remettre en question. Au lieu de ça, vous avez choisi la censure et les bannissements.
L’attaque a pu être réalisée grâce à un fichier Windows contenant le mot de passe administrateur… stocké en clair sur un serveur sans authentification. Selon le pirate, YGG a engrangé entre 5 et 8,5 millions d’euros sur l’année 2024, avec un mois à 490 000 €. Il semble désormais très peu probable que Ygg renaisse de ses cendres. Le pirate a cependant annoncé avoir sauvegardé le catalogue de torrents et l’avoir remis en ligne.
Petit à petit, Android rattrape son retard sur iOS en matière de balises de géolocalisation pour les objets du quotidien. Google a annoncé qu’il allait devenir possible de partager la localisation des balises enregistrées dans Find Hub avec des compagnies aériennes afin de retrouver plus facilement des bagages perdus.
Apple propose cette fonction avec les AirTags et les autres traceurs compatible avec son réseau Localiser depuis l’année dernière. Et cela porte ses fruits : pour les bagages équipés d'un AirTag ou d'un équivalent, le nombre de pertes définitives a chuté de 90 % lorsque le partage de localisation est activé via WorldTracer, le système de gestion de bagages SITA utilisé dans les aéroports.
Google va donc offrir la même possibilité avec les balises qui s’intègrent à Find Hub, l’équivalent de l’application Localiser. La fonction est en cours de déploiement sur Android. L’entreprise annonce dix partenaires pour débuter : Ajet, Air India, China Airlines, Lufthansa Group (Lufthansa, Austrian Airlines, Brussels Airlines et Swiss International Airlines), Saudia Airlines, Scandinavian Airlines et Turkish Airlines D’autres compagnies vont suivre, comme Qantas.
Valise Samsonite ZIPPRIX FT WITH Waypoint compatible Find Hub.
Google va même un peu plus loin qu’Apple sur un point : l’entreprise collabore avec Samsonite afin d’intégrer directement sa technologie de géolocalisation dans certaines valises. Les premiers modèles compatibles devraient arriver prochainement.
Parmi les traceurs compatibles avec Find Hub, on peut citer le nouveau Xiaomi Tag et le Chipolo POP. Ces produits sont compatibles avec les réseaux de localisation d’Apple et de Google, mais pas simultanément : il faut choisir soit l’un soit l’autre.
BenQ continue d’étendre sa gamme d’écrans pensés pour les utilisateurs Apple et vient de dévoiler le MA270S, un moniteur 5K à la dalle Nano Gloss. Il s’agit d’un moniteur IPS rafraîchi à 70 Hz qui sera lancé dans le courant du mois à un tarif abordable : il pourra séduire ceux que le nouveau Studio Display a laissés de marbre.
Image BenQ
Les dalles Nano Gloss proposent une finition brillante assez similaire au rendu que l’on attendrait d’un moniteur Apple. La définition 5K de 5 120 × 2 880 sur 27 pouces est idéale pour coller à la densité de pixels attendue par macOS et rendre l’interface parfaitement nette. BenQ met aussi en avant une couverture 99% du DCIP3 et un contraste de 2000:1, ce qui devrait faire le bonheur des photographes. BenQ promet une luminosité de 500 nits, soit un peu moins que le Studio Display.
Le MA270S intègre du Thunderbolt 4 avec 96 W d’alimentation pour une connexion à un seul câble, une sortie Thunderbolt 4 pour le chaînage, deux HDMI 2.1, deux USB-A USB 3.2 Gen 2 ainsi qu’un duo d’USB-C, dont l’un PowerDelivery 35W. Un switch KVM est présent pour garder votre clavier relié à plusieurs machines. L’alimentation est intégrée, ce qui évitera d’avoir à cacher un gros bloc derrière son bureau.
Image BenQ
BenQ met en avant une bonne intégration à l’écosystème Apple grâce à son app Display Pilot 2 et iKeyboard Control, qui permettent de gérer la luminosité et le volume sans passer par les boutons physiques. Le logiciel peut également ajuster la luminosité automatiquement à celle de macOS, et un mode permet d’obtenir un rendu des couleurs similaires à celui des machines Apple. Sur l’ergonomie, le pied semble complet : réglage en hauteur sur 150 mm, pivot, inclinaison et rotation, avec même la possibilité de le passer en mode portrait.
Ce nouvel écran n’est pas encore en vente mais arrivera dans le courant du mois pour un tarif de 1007 € sur le site de BenQ et probablement sur Amazon. En attendant, rappelons que BenQ dispose déjà d’une solide gamme de moniteurs pensés pour les utilisateurs de Mac. Son MA270U est un modèle 4K que l’on trouve souvent sous la barre des 500 € en promo, également disponible en version 32". Le PD2730S est un modèle 5K affiché à 1 199 € que l’on trouve régulièrement à 1 099 € en promotion sur Amazon.
**Quand on cherche à tirer le meilleur de son Mac, les bonnes affaires surgissent parfois là où on ne les attend pas. C'est le cas de cette licence à vie pour Microsoft Office, qui donne un second souffle à votre machine Apple avec six des applications les plus solides de Microsoft.
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Acheter des licences logicielles en dehors des canaux habituels, ça peut légitimement faire hésiter. On a tous en tête cette petite voix qui demande si la clé va réellement fonctionner, si le site est sérieux, si l'on ne va pas se retrouver avec une licence désactivée trois semaines plus tard. C'est une prudence saine, et Godeal24 le sait.
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OpenAI aurait commencé à travailler sur sa propre version de GitHub, brique centrale du développement qui est devenue encore plus essentielle à l’ère des intelligences artificielles. D’après The Information, le créateur de ChatGPT aurait lancé cette initiative à la suite d’une panne de GitHub qui a empêché ses propres employés de continuer à travailler normalement. L’idée flotterait d’en faire un produit commercial, rival de celui de Microsoft, même si rien ne serait tranché et le projet pourrait rester à usage interne seulement. Il faut dire que c’est non seulement un immense chantier technique, GitHub bénéficie en plus d’une dimension sociale très difficile à concurrencer.
Image MacGeneration.
Microsoft a acheté GitHub en 2018, dix ans après sa création et alors que c’était déjà un géant. Dès le départ, le service ne se contente pas de stocker des projets avec un suivi de version fourni par Git, un système créé dans les années 2000 par Linus Torvalds, il ajoute une dimension sociale qui a fait son succès. On peut suivre des projets et les noter, participer au développement ou même créer des variantes (fork) quand le code source le permet. Quand le créateur de Windows met la main dessus, c’est déjà la solution de fait pour tous ceux qui veulent publier du code source et, surtout, pour un très grand nombre d’entreprises.
Avec l’émergence des grands modèles de langage, GitHub est devenu encore plus important dans l’univers du développement. Microsoft a intégré sa propre solution avec Copilot, tandis que Claude comme ChatGPT proposent de relier un compte pour récupérer et soumettre des modifications de code directement sur le service. C’est cet angle qui éclaire mieux l’intérêt d’OpenAI : ChatGPT Codex pourrait choisir par défaut le service maison au lieu de GitHub pour mettre en ligne le code qu’il génère et l’entreprise pourrait réduire par la même occasion sa dépendance à un service tiers.
On est toutefois loin d’avoir un GitHub par OpenAI, comme le souligne bien The Information. D’une part, ce serait assez ironique quand on connaît les liens entre les deux entreprises : celle de Sam Altman a été presque exclusivement financée par Microsoft pendant des années. Elle reste encore largement dépendante de ses investissements et surtout de sa technologie, ChatGPT tournant en grande partie sur l’infrastructure d’Azure. D’autre part, recréer GitHub ne sera pas une mince affaire et on peut se demander si OpenAI a vraiment les ressources adaptées à une telle tâche.
GitHub en bonne place dans Claude, comme dans ChatGPT d’ailleurs : c’est la solution de base systématiquement mise en avant pour les développeurs qui reposent sur les IA modernes. Image MacGeneration.
Nos confrères suggèrent qu’il faudrait plusieurs mois pour que le projet voie le jour, ce qui semble bien optimiste. GitHub n’est pas seulement une liste de dépôts Git, le site propose de nombreuses fonctionnalités et opère à une échelle difficile à concurrencer sans une infrastructure colossale. Le plus gros blocage pourrait néanmoins ne même pas être technique : comment convaincre les plus de 150 millions d’utilisateurs du service de Microsoft de basculer sur celui d’OpenAI ? Est-ce qu’Anthropic l’adopterait dans Claude Code ? Ce n’est pas non plus gagné.
Au-delà de ces considérations, on peut se demander si OpenAI ne s’éparpille pas avec tous ses projets menés en parallèle. Rappelons que l’entreprise travaille sur toute une gamme d’accessoires avec l’aide de Jony Ive ou encore sur l’ajout de publicités à ChatGPT et qu’elle a déjà lancé des dizaines d’idées et produits, dont un bon nombre plus ou moins à l’abandon.
Le rythme s'accélère pour le navigateur le plus populaire au monde. À partir du mois de septembre, Google va diviser par deux le cycle de déploiement de Chrome, passant d'une version stable toutes les quatre semaines à un rythme bimensuel.
Historiquement, Chrome a longtemps suivi une cadence de six semaines avant de passer à quatre en 2021. Ce nouveau changement marque une étape supplémentaire dans la stratégie de Google pour coller aux évolutions de plus en plus rapides du web.
Plus de réactivité, moins de risques
L'objectif affiché par Mountain View est clair : réduire le délai entre le développement d'une fonctionnalité et sa mise à disposition. En raccourcissant le cycle de sortie, Google s'assure que les utilisateurs et les développeurs profitent plus rapidement des dernières améliorations de performance, des correctifs de sécurité et des nouvelles capacités du moteur de rendu.
Cette accélération ne devrait pas se faire au détriment de la qualité selon les responsables de Chrome. Google explique que des mises à jour plus fréquentes permettent de réduire la taille de chaque « lot » de changements. Un périmètre plus restreint facilite grandement le débogage en cas de problème imprévu, garantissant ainsi une meilleure stabilité globale du logiciel.
Ce nouveau calendrier entrera en vigueur le 8 septembre prochain avec le lancement de la version stable de Chrome 153. Voici ce qu'il faut retenir du déploiement :
Plateformes concernées : Le cycle de deux semaines s'appliquera aux versions Desktop (macOS, Windows, Linux), Android et iOS.
Canal Beta : Les versions bêta s'aligneront également sur cette cadence accélérée pour maintenir la cohérence des tests.
Exceptions pour les pros : Pas de panique pour les administrateurs réseau. Le canal « Extended Stable » (destiné aux entreprises et aux intégrateurs de Chromium) conserve son rythme de huit semaines pour plus de prévisibilité. Les canaux de test Canary et Dev ne changent pas non plus leurs habitudes.
Cette accélération continue de Google tranche radicalement avec la philosophie d'Apple. À Cupertino, le rythme de Safari reste immanquablement lié à celui de macOS et d'iOS.
Si le navigateur de la Pomme bénéficie de correctifs de sécurité réguliers au fil des mises à jour mineures des systèmes, il faut toujours attendre la rentrée pour voir WebKit faire ses plus grands bonds en avant.
3 499 €. Ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est certain. Pourtant, Apple a déniché un nouvel argument de poids pour justifier l’investissement dans son Studio Display XDR : le secteur médical. Jusqu’ici réservé aux créatifs de haut vol, l’écran haut de gamme de Cupertino lorgne désormais du côté des hôpitaux et des centres d’imagerie.
Image : Apple
La grande nouveauté réside dans la prise en charge des préréglages d’imagerie médicale DICOM, le standard international pour les images médicales. Grâce à un nouvel outil baptisé Medical Imaging Calibrator, le Studio Display XDR peut désormais être utilisé pour le diagnostic radiologique.
L’idée d’Apple est simple : permettre aux radiologues de consulter et d’analyser des clichés directement sur leur écran de travail quotidien, sans avoir à basculer sur un moniteur spécifique à usage unique. Pour faciliter la transition, un commutateur logiciel permet de passer instantanément du mode de visualisation standard au mode radiologique.
Une alternative (presque) économique
Si le prix de 3 499 € peut faire tiquer le grand public, il est relativement compétitif face aux moniteurs spécialisés du secteur médical, parfois bien plus onéreux et surtout moins polyvalents. Apple précise d'ailleurs que son calibreur dédié est actuellement en attente d'homologation par la FDA (l'agence américaine du médicament) pour une disponibilité prochaine aux États-Unis.
Considéré comme l’une des références du marché, le Barco Nio Fusion 12MP MDNC-12130 est vendu au moins trois fois plus cher que l’écran d’Apple.
Pour la firme de Cupertino, cette percée n'est pas qu'une question de chiffres, mais témoigne d'une volonté de continuer à améliorer les technologies disponibles pour la communauté de santé afin de booster la qualité des soins prodigués aux patients.
Pour convaincre les praticiens, Apple s'appuie sur une débauche de technologies qui prend tout son sens dans l'imagerie de précision. L'écran embarque un rétroéclairage mini-LED doté de 2 304 zones de gradation locale, offrant une luminosité de pointe HDR à 2 000 nits et un contraste de 1 000 000:1 pour ne rater aucun détail. Avec l'apport du ProMotion 120 Hz et une précision colorimétrique de pointe, le Studio Display XDR s'affirme comme un outil de diagnostic redoutable, capable de faire de l'ombre aux acteurs historiques du secteur.
Alors qu’ils seront disponibles en rayons d’ici quelques heures, les nouveaux iPad Air équipés de la puce M4 commencent à livrer leurs secrets. Les premiers résultats issus de la base de données de Geekbench permettent de situer précisément le gain de puissance par rapport à la génération précédente.
Une progression solide en monocœur
D'après les premiers tests repérés sur un modèle iPad Air 13 pouces (Wi-Fi + Cellular), la puce M4 confirme ses excellentes dispositions, particulièrement sur un seul cœur. Avec un score moyen de 3 576 points en single-core, l'iPad Air M4 affiche une progression de 17,3 % par rapport au modèle M3 (3 048 points).
En multicœur, l'écart se resserre légèrement : la tablette atteint 12 591 points, soit une hausse de 7,9 % face aux 11 667 points de la génération précédente. C'est une évolution logique, mais qui confirme que le M4 reste une brute de calcul pour les tâches quotidiennes et la réactivité de l'interface.
M4 contre M4 : la hiérarchie est respectée
Il est important de noter que tous les M4 ne se valent pas. Apple a doté l'iPad Air d'une version spécifique de sa puce, équipée d'un CPU à 8 cœurs (3 performance et 5 efficacité) et d'un GPU à 9 cœurs.
À titre de comparaison, l'iPad Pro M4 — qui peut grimper jusqu'à 10 cœurs CPU et 10 cœurs GPU — garde logiquement une longueur d'avance. Là où l'Air plafonne autour de 12 600 points en multicœur, le Pro s'envole vers les 13 500 points (voire 13 800 selon les configurations), soit un avantage d'environ 10 %. En monocœur, le Pro domine également avec un score avoisinant les 3 800 points.
Modèle
Score Monocœur (moyenne)
Score Multicœur (moyenne)
iPad Air M3
3 048
11 667
iPad Air M4
3 576
12 591
iPad Pro M4
3 800
13 500
Si l'iPad Air M4 ne vient pas titiller les sommets de l'iPad Pro, il offre une base de performances extrêmement solide pour une tablette de milieu de gamme. Ce "bridage" relatif permet à Apple de maintenir une segmentation claire dans son catalogue : au Pro la puissance brute et les capacités de rendu intensives, à l'Air l'efficacité redoutable pour le plus grand nombre. Mais pour le commun des mortels, cela ne changera sans doute pas grand chose. En cas de grosse promotion, l’iPad Air M3 pourrait même constituer une sérieuse alternative.
Dans le cadre de ses engagements environnementaux, Apple a revu de fond en comble le packaging de ses derniers moniteurs. Les boîtes des Studio Display et Studio Display XDR adoptent désormais une conception pliable, pensée pour faciliter la vie de l'utilisateur une fois le déballage terminé.
Fini le calvaire des cartons encombrants qui refusent d'entrer dans la poubelle de tri. Apple explique que ces nouvelles boîtes, composées à 100 % de fibres, ont été spécifiquement étudiées pour être démontées et réduites en petits morceaux. Une modularité bienvenue qui leur permet de trouver place sans effort dans la plupart des bacs de recyclage domestiques.
Au-delà de l'emballage, le moniteur lui-même fait un pas vers une conception plus durable. Le pied de l'écran est ainsi usiné à partir d'aluminium 100 % recyclé. Quant à la dalle, elle marque une étape symbolique en intégrant 80 % de verre recyclé, une prouesse technique présentée comme une « première » pour la marque.
Précisons toutefois que cette avancée ne concerne que le modèle équipé du verre standard. La version optionnelle dotée du traitement nano-texturé (le fameux fini mat anti-reflet) reste pour l'instant à l'écart de cette optimisation, probablement en raison de la complexité de son procédé de fabrication.
Au fil des années, Apple a de temps en temps modifié le marquage de ses claviers. La touche a été remplacée par du texte dans les dernières générations, par exemple (command). Et avec les MacBook Pro M5 Pro et Max, Apple a effectué un petit changement, au moins sur les claviers américains : le marquage de certaines touches, qui affichait du texte, a été remplacé par des icônes.
Avant.
Les touches pour les majuscules affichaient shift, elles portent maintenant uniquement le symbole ⇧. Pour la touche de verrouillage, on passe de caps lock à ⇪. Pour la touche de tabulation, on passe de tab à ⇥. Et pour la touche d'effacement, de delete à ⌫. Les touches command, option et control, elles, gardent le texte couplé à des icônes (⌘, ⌥ et ⌃).
Après.
Si vous avez un clavier francophone sous les mains, vous avez peut-être remarqué une chose : c'est déjà le cas ici. Mais pour les Américains (ou ceux qui veulent un clavier américain), c'est un changement visuel, et il a été remarqué par Mr. Macintosh.
Les nouvelles puces M5 Pro et M5 Max affichent une nouvelle organisation un peu particulière, nous l'avons expliqué en présentant les nouveaux MacBook Pro. Alors qu'une puce M4 Pro, par exemple, intègre 10 cœurs rapides et 4 cœurs basse consommation (14 cœurs au total, en 10+4), la nouvelle puce est présentée comme équipée de 6 « super cœurs » et 12 « cœurs performants », pour un total de 18 cœurs en 6+12. Un changement un peu étonnant et pour le moment peu détaillé par Apple. Il y a trois explications possibles à ce changement.
La première est qu'Apple a renommé les cœurs. Les « super cœurs » seraient les anciens cœurs performants (notés cœurs P), et les « cœurs performants » seraient les anciens cœurs basse consommation (parfois notés cœurs E). Une explication qui peut avoir du sens, et Intel joue aussi sur cette ambiguïté. Les cœurs E sont en effet de plus en plus rapides avec le temps, mais surtout performants sur le plan énergétique.
C'est une supposition logique : Apple indique que les nouvelles puces sont jusqu'à 30 % plus performantes que les anciennes… et passer de 14 cœurs à 18 cœurs permet un gain de 30 %. Comme les cœurs E des puces M5 sont plus rapides qu'avant (nous l'avions noté dans le test du MacBook Pro M5), la diminution du nombre de cœurs performants est compensée par l'augmentation du nombre de cœurs basse consommation.
Option 2 : Apple a une nouvelle génération de cœurs intermédiaires
La seconde option est aussi viable, c'est celle de Qualcomm ou AMD. Les deux sociétés ont décliné leurs cœurs performants (Oryon et Zen 5) dans des variantes très proches sur le plan des fonctions, mais moins rapides. Il y a quelques ajustements sur les unités internes et des optimisations qui permettent d'obtenir une meilleure efficience. Dans le cas d'AMD, les cœurs Zen 5c ont une fréquence plus faible mais consomment moins, avec des performances comparables à fréquences identiques.
C'est une possibilité pour Apple : les 6 cœurs pourraient être des cœurs P classiques (comme ceux vus dans les autres puces) et les 12 autres cœurs des cœurs intermédiaires. Ils seraient plus rapides que les cœurs E classiques, mais moins rapides que les cœurs P, ce qui expliquerait les gains annoncés. Qualcomm, dans ses Snapdragon X et X 2, travaille de la même façon : le premier groupe est très rapide, optimisé pour la fréquence, le second est un peu plus lent.
Nous ne serions donc pas dans un simple renommage marketing, mais devant une nouvelle génération de cœurs chez Apple. C'est ce que semble avoir compris John Gruber, qui a eu un briefing avec Apple. Selon lui, les « super cœurs » sont les anciens cœurs P mais les cœurs « performants » sont une nouvelle génération, qui se place entre les cœurs E et les cœurs P.
La nouveauté, selon John Gruber.
C'est aussi ce que sous-entend le site d'Apple : il parle de « CPU 10 cœurs avec 4 super cœurs et 6 cœurs à haute efficacité énergétique pour la puce M5 et de « CPU 18 cœurs avec 6 super cœurs et 12 cœurs de performance » pour les puces M5 Pro et M5 Max, donc avec une terminologie différente.
Option 3 : Apple a une nouvelle génération de cœurs rapides
La troisième option est la moins probable, car elle devrait impliquer des gains plus élevés. Apple pourrait avoir choisi des cœurs P classiques pour les 12 cœurs annoncés comme performants, et des versions améliorées pour les 6 « super cœurs ». C'est plutôt la solution d'Arm (la compagnie), qui tend à intégrer quelques cœurs très performants (les Cortex X925 par exemple) dans les systèmes sur puce, en parallèle des cœurs classiques (Cortex A725).
Dans tous les cas, comme souvent avec Apple, l'absence d'informations techniques amène de nombreuses spéculations et rend les comparaisons et les analyses risquées. Et il faut bien comprendre que les trois options présentées sont bien de la spéculation, avec différents choix possibles, car Apple ne détaille pratiquement jamais ses systèmes sur puce et ses processeurs, contrairement à la majorité des autres acteurs du marché.
Il y a quelques années, iFixit découvrait un accéléromètre caché dans le MacBook Air M2, qu'Apple ne documente pas. C'est un capteur un peu similaire à celui qui était présent dans les derniers PowerBook et dans une partie des Mac Intel, mais cette fois sans utilité officielle. Dans les vieux Mac, il permettait de détecter les mouvements pour parquer les têtes du disque dur1, dans les Mac Apple Silicon, il ne sert à rien officiellement… jusqu'à l'arrivée de spank.
Un capteur caché dans les Mac portables. Image iFixit.
Un développeur canadien, Olivier Bourbonnais, a proposé récemment un peu de code en open source pour accéder aux capteurs, présents dans les Mac portables à partir des modèles M2 (quelques retours indiquent que ça fonctionne sur les M1 Pro et M1 Max), mais pas dans les Mac de bureau (en tout cas pas notre Mac mini M4 Pro). spank est une implémentation plus ludique de la technologie : elle permet de mettre littéralement une fessée à un Mac.
S'il est possible de le compiler manuellement, le plus simple est de télécharger la version déjà compilée. Il faut décompresser le fichier spank_1.2.0_darwin_arm64.tar, aller dans le dossier, faire un clic droit > Ouvrir, fermer, se rendre dans Réglages Système > Confidentialité et sécurité, descendre en bas de la fenêtre et accepter de lancer le programme. Ensuite, macOS devrait vous proposer de lancer le programme avec le message Ouvrir quand même (ouf). Une fois que c'est fait, il faut le lancer en ligne de commande avec la commande suivante.
sudo ~/Downloads/spank_1.2.0_darwin_arm64/spank
Le résultat.
Et maintenant, il suffit de tapoter doucement votre Mac pour obtenir un résultat amusant. La page du projet explique comment utiliser vos propres fichiers audio, régler la sensibilité, etc.
Avec une journée de retard, Apple vient de mettre en ligne la troisième bêta de macOS 26.4. Elle vient rejoindre les versions bêta d'iOS 26.4, iPadOS et autres watchOS. Elle est disponible chez certains, mais comme souvent le déploiement est un peu décalé.
Cette nouvelle version n'amène pas de modifications particulièrement visibles au premier abord, mais si jamais il y a des changements intéressants, nous vous en parlerons.
Apple n’a pas tourné de vidéo à l’Apple Park pour dévoiler ses nouveaux produits printaniers, mais sa chaîne YouTube s’est tout de même garnie de contenu. La plupart des produits fraîchement annoncés ont déjà droit à leur spot dédié, chacun avec un style bien distinct.
Sur fond de musique jazzy et d’image granuleuse, la pub des MacBook Pro M5 Pro et M5 Max vante sans surprise leur puissance et leur polyvalence. On les découvre à l’œuvre dans des scènes d’écriture, de programmation ou encore de recherche scientifique, le tout sur un rythme enlevé.
Les améliorations du MacBook Air M5 sont, elles, joliment mises en scène au sein même de son écran.
Du côté de l’iPad Air M4, comme ses nouveautés se résument essentiellement à son système sur puce, Apple opte pour un ton plus lyrique.
Enfin, l’iPhone 17e tranche avec une publicité déjantée.
Aucun spot n’a été publié en revanche pour les Studio Display et Studio Display XDR, un choix pas très surprenant vu la catégorie de produit.
La semaine d’annonces n’est pas terminée. Le MacBook « low cost », ou MacBook Neo, devrait être révélé demain à son tour. S’agissant d’une toute nouvelle machine, Apple fera peut-être l’effort de la présenter plus formellement, avec éventuellement Tim Cook ou John Ternus en première ligne.
Comme promis, Apple a commencé à enchaîner les annonces de produits cette semaine, avec des précommandes programmées pour demain, mercredi 4 mars 2026. C’est aussi demain que l’entreprise a prévu son « expérience » pour la presse invitée (toujours pas nous) à New York, Londres et Shanghai. Si l’on ne sait pas encore exactement ce qui est prévu, on a désormais une idée assez précise de la durée de l’événement, grâce à l’heure indiquée par Apple pour ces précommandes. Elles ouvriront toutes à 15h15, un horaire pour le moins inhabituel.
Tous les produits seront commercialisés à partir de 15h15, un horaire inhabituel qui nous a mis la puce à l’oreille. Image MacGeneration.
En effet, les précommandes sont en général ouvertes à une heure ronde, par exemple 15 heures, même s’il y a toujours quelques minutes de décalage le temps que tout se mette en place côté serveur. Avoir un horaire aussi précis est rare et signale sans doute qu’Apple a pris en compte le petit événement qui aura lieu demain. Si l’Apple Store permettra d’acheter à 15h15, c’est sans doute pour tenir compte de la courte vidéo d’introduction qui sera certainement présentée aux invités et peut-être diffusée en direct.
D’après les rumeurs, le gros morceau restant est en effet l’ordinateur portable d’entrée de gamme, qui devrait se nommer MacBook Neo si l’on en croit cette fuite de dernière minute sur le site d’Apple. Dommage pour l’effet de surprise, même si la Pomme a sûrement d’autres éléments qu’elle veut révéler elle-même, comme le design qui pourrait être assez différent des autres modèles.
C’est pourquoi on peut imaginer un mini-keynote ou du moins une vidéo de présentation un peu longue. Dix à quinze minutes pour permettre à John Ternus, sûrement, et peut-être quelques autres responsables Apple de dévoiler le Mac portable le moins cher dans la gamme. Cette vidéo pourrait même être mise en avant sur le site d’Apple et diffusée en direct sur YouTube, histoire de porter le message auprès d’un public aussi large que possible.
Pas de quoi lancer lekeynote.fr pour si peu, mais suffisamment pour que l’entreprise décide de décaler les précommandes jusqu’à la fin de la vidéo. Les invités devraient pouvoir tester les nouveautés dans la foulée et de notre côté, on pourra les commander pour vous proposer des tests dès que possible.
Apple va bientôt distribuer iPadOS 26.3.1 et macOS 26.3.1. La fiche technique du nouveau Studio Display précise en effet que l’écran est compatible avec les iPad équipés d’iPadOS 26.3.1 au minimum et avec les Mac qui tournent sous macOS Tahoe 26.3.1. Comme le nouvel écran sera disponible à partir du 11 mars, ces deux mises à jour arriveront à coup sûr avant. On s’attend à ce qu’iOS 26.3.1 se montre dans le même temps.
Studio Display. Image Apple.
Outre une compatibilité avec le nouveau Studio Display, ces mises à jour pourraient comme d’habitude régler de petits bugs ou combler des failles de sécurité. À noter que le Vision Pro a déjà reçu visionOS 26.3.1 la semaine dernière pour réparer un problème précis dans l’application Apple TV.
En parallèle, Apple a démarré le cycle des bêtas des OS 26.4, qui comprennent plein de petites nouveautés, mais pas le Siri plus personnel.
Apple a dévoilé aujourd’hui le Studio Display XDR, un nouveau moniteur externe 5K qui est le premier du genre à être compatible 120 Hz. Un ajout intéressant qui nécessite une configuration musclée.
La fiche des caractéristiques de l’écran nous indique que les puces M1, M1 Pro, M1 Max, M1 Ultra, M2 et M3 prennent en charge le Studio Display XDR jusqu’à 60 Hz. Autrement dit, ces machines ne sont pas compatibles avec le 120 Hz. Il faudra donc une puce M2 Pro au minimum pour en profiter.
L’écran est sinon compatible avec tous les Mac à puce M1. En d’autres mots, même le MacBook Air M1 de 2020 est compatible… à condition de se limiter à 60 Hz. Les Mac Intel sont en revanche laissés sur le carreau.
Le Studio Display XDR. Image Apple
La configuration demandée est encore plus musclée sur iPad : seul l’iPad Pro M5 prend en charge le 120 Hz. L’écran réclame sinon une tablette avec puce A12X au minimum, qui sera alors uniquement compatible 60 Hz. Rappelons que l’affichage étendu nécessite par ailleurs une puce M1, laissant de côté les iPad standard et l’iPad mini.
Le Studio Display XDR est la nouvelle proposition d’écran haut de gamme d’Apple, venant prendre la relève du Pro Display XDR. Il s’agit d’un moniteur 5K de 27" utilisant la technologie mini-LED. La luminosité peut atteindre 2 000 nits en pointe en mode HDR. Il embarque deux ports Thunderbolt 5 et deux USB-C.