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Les manettes de Nintendo Switch 2 (et les Joy-Con 2) ne fonctionnent pas avec les appareils Apple

10 février 2026 à 19:25

L'information peut vous éviter une petite déconvenue : si Apple adapte régulièrement la prise en charge des manettes tierces dans ses différents systèmes (iOS, macOS, etc.) et que les accessoires des PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series et Nintendo Switch sont compatibles, ce n'est pas (encore ?) le cas des accessoires de la Nintendo Switch 2, sortie l'été dernier.

Les Joy-Con 2. Image Nintendo.

Les Joy-Con 2 ou la manette Pro Controller pour Switch 2 sont en effet incompatibles avec les appareils Apple. Si vous tentez de les jumeler, ils ne seront pas détectés et la liaison filaire, possible sur la manette, n'est pas fonctionnelle. Elle est reconnue comme un périphérique HID, mais les boutons ne réagissent pas. C'est aussi le cas pour la manette de Game Cube lancée en même temps que la console pour l'émulateur officiel de Nintendo.

La manette Pro Controller. Image Nintendo.

Apple tend généralement à mettre à jour rapidement ses systèmes quand de nouveaux accessoires sortent, avec une prise en charge assez large : les gâchettes haptiques ou les LED colorées de la DualSense sont parfaitement utilisables en Bluetooth sur Mac ou iPhone. Mais dans le cas de la Nintendo Switch 2, c'est un peu compliqué : Nintendo utilise visiblement un protocole spécifique, basé sur le Bluetooth LE, alors que la majorité des autres manettes du marché passent par le Bluetooth dans sa version classique. En attendant une éventuelle mise à jour de la part d'Apple, nous vous rappelons que les Joy-Con de la première Switch et la première version du Pro Controller fonctionnent parfaitement sur Mac, iPhone et iPad, retour haptique compris pour la seconde.

Et si le Pixel 10a était compatible avec FaceTime ?

10 février 2026 à 18:40

Il y a quelques mois, Google a surpris pas mal de gens : les Pixels sont devenus compatibles (dans une certaine mesure) avec AirDrop, la technologie de partage d'Apple. Et sur le site de présentation du Google Pixel 10a, Google sème le doute : un message indique explicitement « Continuez à discuter en vidéo, même avec FaceTime. ».

La case importante.
Les Pixel 10 de Google partagent des données avec les iPhone via AirDrop

Les Pixel 10 de Google partagent des données avec les iPhone via AirDrop

Le petit 2 n'indique pas la solution choisie par Google, c'est uniquement une note sur le fait que FaceTime est une marque déposée d'Apple. Maintenant, une question se pose : que veut réellement dire ce message ?

Première possibilité : Google a une solution

La première possibilité est peu probable, mais imaginons. Peut-être que comme pour AirDrop, Google a trouvé une solution pour proposer une interopérabilité avec FaceTime. Ce n'est pas totalement impossible, et nous pouvons soit imaginer que Google a effectué de la rétro-ingénierie sur le protocole de FaceTime, soit supposer qu'Apple a permis à Google d'en profiter. Même si c'est assez rare, Apple licencie parfois certaines de ses technologies : de nombreux téléviseurs sont AirPlay 2 et il existe même quelques smartphones Android officiellement compatibles avec AirPlay (la première version), par exemple chez HTC. Mais c'est tout de même peu probable : un tel changement mériterait plus qu'une case dans une présentation.

Le Pixel 10a. Image Google.

Deuxième possibilité : Google joue sur les mots

La seconde possibilité, la plus probable (et c'est ce qu'Android Authority pense aussi), est que Google joue sur les mots. Techniquement, les smartphones Android peuvent participer à des conversations FaceTime en vidéo depuis iOS 15, sur le web. Cette solution permet uniquement de répondre à des appels, et seulement si la personne a décidé de partager un lien, mais elle existe. La phrase de Google n'est pas mensongère, mais elle est extrêmement biaisée : ce n'est pas aussi simple que depuis un iPhone.

iOS 15 améliore les communications : FaceTime sur le web, nouvelle fonction SharePlay

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Troisième possibilité : Steve Jobs sort de sa tombe pour passer FaceTime en open source

Bon, c'est évidemment une blague. Lors de l'annonce de FaceTime avec l'iPhone 4, il y a une bonne quinzaine d'années, Steve Jobs avait annoncé que le protocole employé pour discuter entre deux iPhone 4 (et uniquement en Wi-Fi) était ouvert. Mais c'était tout simplement complètement faux : il avait décidé de l'annoncer sans prévenir les personnes qui développaient la technologie. Et dans les faits, Apple n'a évidemment jamais ouvert FaceTime.

FaceTime un standard ouvert, l’idée de dernière minute de Steve Jobs

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Dans tous les cas, il faudra attendre le 18 février pour avoir le fin mot de l'histoire, quand le Pixel 10a sera commercialisé.

Sony annonce une manette DualSense pour Mac et PC (et iPhone), mais la différence est anecdotique

10 février 2026 à 12:00

Depuis quelques années maintenant (iOS 14.5 et macOS Big Sur 11.3), Apple prend en charge la manette de la PlayStation 5, la DualSense. Et plus de cinq ans après la sortie de la console, Sony se décide enfin à proposer une version « pour PC » (et Mac) de sa manette. C'est logique, dans un sens : les portages des exclusivités PlayStation 5 sur PC se vendent bien, et la DualSense est plus complète que la manette des Xbox Series, qui a longtemps été la référence dans le monde PC.

La manette DualSense pour PC. Avec un câble. Image Sony.

Cette version spécifique, attendue au Japon le 5 mars, est un peu plus onéreuse que la version classique : 11 480 ¥ contre 10 436 ¥ (environ 62 et 56 €, respectivement, elle vaut 75 € en France). Une différence qui ne provient pas d'une différence physique, la manette est a priori une version Midnight Black identique à la version en vente actuellement, mais d'un accessoire. Car la solution de Sony pour vendre une manette « pour PC » est la même que Microsoft en son temps : mettre un câble dans la boîte.

C'est la seule différence selon nos confrères japonais de Game Watch : Sony va mettre un câble USB-C vers USB-C dans la boîte. Les manettes vendues seules actuellement ne sont pas fournies avec le câble en question, et Sony met un câble USB-A vers USB-C dans la boîte de ses consoles. Rappelons qu'il sert essentiellement à recharger la batterie de la manette : la manette est Bluetooth. Cette variante a donc peu d'intérêt, sauf si vous n'avez pas du tout de câble USB-C chez vous.

Seam amène (presque) la Dynamic Island sur Mac

10 février 2026 à 11:20

Si vous avez un Mac avec une encoche, vous avez peut-être déjà pesté devant son inutilité, même si elle a permis la réduction des bordures sur certains modèles tout en gardant un ratio 16:10. Les développeurs de Seam, une app pour Mac, ont décidé d'en faire quelque chose, contrairement à Apple. Ils se sont inspirés de la Dynamic Island apparue sur les iPhone 14 Pro pour une réinterprétation sous macOS.

La connexion d'AirPods.

L'app vaut 10 $, mais il est possible de la tester pendant 48 heures. Une fois le long tunnel d'autorisations imposé par macOS, il est possible d'en profiter. Comme la Dynamic Island des iPhone, l'app étend l'encoche des Mac pour afficher des informations. Elle peut récupérer les informations sur ce que vous êtes en train d'écouter (Musique ou Spotify), afficher les calendriers, des alertes ou la connexion des AirPods.

Le tunnel d'autorisations.

La mise en place est un peu limitée par les contraintes physiques : il est évidemment impossible d'afficher des données dans l'encoche elle-même et donc Seam affiche ses données de part et d'autre de cette dernière. Comme la Dynamic Island, la zone peut s'étendre pour afficher plus d'informations si vous approchez le curseur de la zone.

Seam cache certains menus. En haut, sans Seam. Au milieu, avec : il cache deux menus en partie. En bas, il cache totalement deux menus.

D'un point de vue purement pratique, ce n'est pas parfait. Premièrement, la différence entre le noir de l'écran et celui de l'encoche peut être visible, surtout sur un MacBook Air. C'est un point qui dépend de la technologie des écrans et une dalle OLED (attendue un jour dans les Mac) serait évidemment plus adaptée. Deuxièmement, le curseur n'est pas affiché en permanence, ce qui peut donner une impression bizarre : il est caché par l'encoche (assez logiquement) mais pas par la zone gérée par Seam. Et troisièmement, Seam cache de temps en temps les menus. C'est un point qui va dépendre des apps et de votre Mac, mais sur un MacBook Air, Seam passe devant les menus centraux de Musique, par exemple. Sur les apps avec des menus moins nombreux (Safari, par exemple), le problème se pose moins.

On peut voir la limite de Seam avec le curseur.

Un peu d'IA

Nous sommes en 2026, il faut évidemment de l'IA. Seam intègre un petit modèle de transcription en local, qui va permettre de capter votre voix et récupérer vos paroles sous forme de texte. Cette fonction nécessite une licence, un modèle local et semble un peu redondante avec la dictée intégrée à macOS.

De l'IA.

Pour terminer, il faut noter une chose : certains développeurs tendent presque parfois le bâton pour se faire battre. Car il est évident que Seam est un candidat parfait pour se faire « sherlocker » dans une future version de macOS avec des MacBook Pro OLED.

Day One, Sticker Drop, Unite… Les apps sherlockées par macOS Sonoma et iOS 17

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C'est un point qui ne change rien à son intérêt : elle rend un peu plus utile une zone qui ne l'est pas en temps normal. La possibilité de voir en permanence ce qui est joué est pratique, l'affichage de certaines notifications aussi, et l'app vaut probablement ses 10 $. Mais il faut aussi être honnête : une prise en charge native devrait être un peu mieux intégrée, même si les développeurs de Seam ont probablement fait ce qu'ils pouvaient avec les limites de macOS…

Tous les fabricants (sauf Samsung) abandonnent les TV 8K, faute de contenus… et d'intérêt

6 février 2026 à 17:30

Depuis une dizaine d'années, les fabricants de téléviseurs essayent de vendre une nouvelle évolution dans la définition des appareils. Après la SD (480i ou 576i), la HD — du 720p au 1080p — et l'Ultra HD (aussi appelée 4K), l'étape suivante devait être le 8K. Pourquoi devait ? Parce qu'environ huit ans après les premiers téléviseurs (les premiers modèles réellement commercialisés datent de 2018), les fabricants abandonnent peu à peu la technologie.

Samsung y croit encore. C'est tout. Image Samsung.

Le dernier en date est LG : la gamme 2026 ne comprend pas de téléviseurs 8K. Les modèles OLED 8K sont abandonnés et LG continue uniquement à vendre un modèle de la gamme 2024 en LCD. TCL avait abandonné officiellement ce marché en 2023 (et le dernier modèle date de 2021), et Sony a abandonné la norme en avril 2025 (et est en passe de sortir du marché des téléviseurs). En pratique, seul Samsung propose encore des téléviseurs 8K. Même dans l'association qui doit promouvoir la technologie, les sociétés abandonnent : elle comptait 33 membres en 2022 et seulement 16 en 2026, selon Ars Technica.

Les quatre problèmes du 8K

La 8K, c'est quoi ? Une définition de 7 680 × 4 320, soit quatre fois plus de pixels qu'en 4K. Et c'est cette densité qui bloque un peu la technologie, il faut l'avouer. Premièrement, la densité est telle qu'il faut une dalle extrêmement grande pour commencer à voir une réelle différence entre une dalle 4K et une 8K. Typiquement, même en prenant un modèle de 80 pouces, il faut être à environ deux mètres pour réellement discriminer du 4K et du 8K1. Avec trois mètres de recul, vous ne verrez plus la différence. Sur les diagonales plus faibles, c'est peine perdue : la différence entre 4K et 8K est imperceptible.

Un tableau qui donne quelques indices pour déterminer s'il est possible d'avoir une meilleure image en 8K.

Le second problème est physique : une densité de pixels plus élevée implique généralement un rétroéclairage plus puissant (sur les modèles LCD) ou l'obligation de créer des pixels physiquement plus petits (dans le cas de l'OLED). Dans les deux cas, c'est compliqué, et l'impact sur la consommation globale n'est pas négligeable. Les téléviseurs plasma, par exemple, ne sont pas passés à la 4K pour cette raison : un hypothétique modèle plasma 4K n'aurait pas pu être commercialisé à l'époque à cause de sa consommation. L'effet secondaire de ce défaut, c'est que les pics lumineux sont plus faibles à rétroéclairages identiques.

Le troisième problème, c'est évidemment les contenus. La majorité des ordinateurs n'est pas capable d'afficher en 8K2 (il faut une sortie HDMI 2.1) et les médias physiques n'offrent pas cette possibilité. Au niveau de la diffusion en broadcast, le hertzien (utilisé en France) n'offre pas assez de bande passante et les rares offres disponibles sont au Japon, via le satellite. Enfin, même en streaming, les différents services n'offrent pas de 8K. En partie parce que la bande passante nécessaire est élevée (même si ce n'est plus totalement un problème) et en partie parce que les sources 8K restent très rares. Dans le cinéma, les films tournés en numérique sont souvent uniquement montés en 4K, tout comme les séries. Il est théoriquement possible d'obtenir un niveau de détail suffisant en partant d'un des rares films modernes tournés en IMAX ou en 70 mm, mais les longs-métrages tournés sur pellicule sont très rares. Sur les vieux films, le résultat dépendra du niveau de conservation des négatifs.

En pratique, les seules sources accessibles pour un utilisateur lambda sont essentiellement ce qui a été tourné avec un smartphone (Samsung propose de filmer en 8K) et éventuellement quelques vidéos sur YouTube, qui tend à compresser un peu trop. Dans tous les autres cas, les téléviseurs 8K affichent du contenu 4K ou 1080p upscalé et même si les technologies d'agrandissement se sont améliorées, une image en 4K sur un téléviseur 4K sera au moins aussi bonne (et parfois meilleure) qu'une image en 4K sur un téléviseur 8K.

Le dernier point est évidemment fortement lié aux trois premiers : personne n'achète de téléviseurs 8K. Car au-delà des limites techniques et des contenus, les téléviseurs sont onéreux. Selon l'institut de recherche Omdia, il y avait un peu plus de 1 milliard de téléviseurs 4K dans le monde en septembre 2024… et seulement 1,6 million de téléviseurs 8K. Même en ajoutant les ventes de 2025 (environ 135 000 exemplaires dans le monde, toujours selon Omdia, soit 0,1 % du marché), on est a priori encore sous les 2 millions.

En résumé, personne n'achète de TV 8K, il n'y a pas de contenus et les fabricants arrêtent la production… ce qui réduit l'intérêt de la technologie. Dans la pratique, la norme devrait suivre la 3D et quelques autres technologies dans le grand cimetière des innovations abandonnées.


  1. C'est une moyenne, une généralisation : on ne doute pas que certains ici indiqueront qu'ils voient une différence.  ↩︎

  2. Et ne parlons même pas de la puissance nécessaire pour animer des jeux vidéo en 8K.  ↩︎

De nombreux claviers et souris Logitech en promotion : le MX Keys Mini à 70 €, la MX Master 3S à 79 €, des claviers Mac dès 40 €, etc.

6 février 2026 à 15:35

Logitech propose de nombreuses promotions cette semaine sur Amazon, avec plusieurs claviers et souris intéressants si vous êtes sur Mac. Le premier est le clavier MX Keys Mini pour Mac : ce modèle Bluetooth compact a un agencement Apple et est en promotion à 70 € au lieu de 120 € en prix public, une belle réduction.

Image Logitech.

Un autre clavier en promotion est le Signature Slim K950, un modèle classique (avec pavé numérique) avec des touches qui ont une course courte. Le clavier avec son double marquage PC/Mac — un compromis valable pour l'agencement Apple — est à 60 € en noir (au lieu de 90 €). Si vous préférez le blanc, la promotion est un peu plus faible, 70 €. Si vous avez besoin d'une souris, un kit comprenant aussi une souris Signature Plus M750 (elle est vendue seule pour 55 €) est à 90 € au lieu de 120 €. Un coupon à cocher descend même le prix à 83,96 €.

Image Logitech.

Le troisième clavier est le Pop Icon Keys, un modèle Bluetooth. Il est à 40 € au lieu de 60 € dans sa variante noire, avec encore une fois un double marquage PC/Mac et des couleurs acidulées pour certaines touches.

Image Logitech.

Des souris en promotion

Dans les souris, la MX Master 3S est en promotion à 79 € au lieu de 120 €. C'est une évolution silencieuse de la MX Master 3 et même si la MX Master 4 est sortie, il s'agit toujours d'une excellente souris. Il y a aussi une promotion sur la souris verticale Lift, qui est à 45 € au lieu de 80 € en prix public (en noir). Enfin, si vous avez besoin d'une souris d'appoint pas trop onéreuse, la Signature M650 est à 25 € au lieu de 50 €. C'est la version pour les petites mains en rose. Les autres variantes ne sont pas en promotion, mais elle existe en noir et en blanc, pour les grandes mains et même pour les gauchers.

Image Logitech.

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 2026 en 4K et Dolby Vision sur la TNT, ce soir à 20 heures

6 février 2026 à 12:46

Mise à jour du 6 février 2026 : La TNT Ultra HD est bien passée en Dolby Vision et HDR10+ il y a quelques jours, pour les Jeux olympiques d'hiver de 2026. Si vous voulez profiter de la cérémonie d'ouverture, elle sera retransmise dès 20 heures sur France 2. Si vous avez un téléviseur Ultra HD et que vous êtes couverts par la TNT Ultra HD, vous pourrez donc en profiter en HDR et en Dolby Atmos.

Article original : pour les Jeux olympiques de Paris, en 2024, France Télévisions avait inauguré une chaîne en 4K, France 2 UHD. Si la compétition avait bien été proposée en Ultra HD nativement (avec HDR10), elle ne propose plus depuis que des contenus upscalés. Mais ça va changer : pour les Jeux olympiques d'hiver de 2026, le contenu natif va revenir. Et en Dolby Vision et HDR10+.

Les sports d'hiver sont bien adaptés au HDR. France Olympique, CC BY-NC-ND 2.0.

C'est Ultra-K qui l'indique, France 2 UHD va donc passer dans une diffusion mixte avec du Dolby Vision et HDR10+. Les deux normes permettent d'améliorer un peu le rendu du HDR avec des métadonnées dynamiques. Elles permettent surtout d'adapter le rendu à des contenus dont la luminosité moyenne varie beaucoup, comme les Jeux olympiques. En effet, les réglages pour les sports d'intérieur et pour ceux qui prennent place dans la neige, en extérieur, ne sont pas forcément les mêmes. Selon lui, le Dolby Atmos devrait aussi être de la partie pour la partie audio.

Le HDR décodé : pour une vie plus lumineuse

Le HDR décodé : pour une vie plus lumineuse

Pour la TNT (diffusion hertzienne) et Fransat (diffusion satellite), le changement est prévu le 26 janvier 2026, un peu avant la cérémonie d'ouverture prévue le 6 février 2026 à Milan. Les différents opérateurs qui diffusent déjà France 2 UHD devraient probablement suivre, mais il n'y a pas encore de retour de la part d'Orange, Free, SFR ou Bouygues Telecom. Le fournisseur d'accès régional OrneTHD a par contre annoncé l'arrivée de cette version le 26 janvier.

Le logo des Jeux olympiques de 2026.
France 2 UHD (4K) débarque chez les opérateurs, en plus de la TNT

France 2 UHD (4K) débarque chez les opérateurs, en plus de la TNT

Au niveau de la compatibilité, vous aurez besoin d'une box compatible 4K et HDR10 chez les différents opérateurs (et évidemment un téléviseur compatible). Pour la TNT, il faut un modèle 4K compatible HDR10 avec un tuner DVB-T2 et être couvert par la TNT UHD. Attention, certaines zones qui diffusaient la zone en 2024 ne sont plus couvertes en 2025. Le meilleur moyen de vérifier la compatibilité sans fouiller la fiche technique du téléviseur est de faire une recherche dans l'interface. Enfin, ceux qui possèdent un téléviseur uniquement HDR10 pourront tout de même profiter de la chaîne : dans le cas précis d'un flux à la fois compatible HDR10+ et Dolby Vision, la rétrocompatibilité HDR10 classique est assurée. Sans les métadonnées dynamiques, évidemment, donc avec potentiellement une dynamique réduite dans certains cas.

Attention si vous sauvez avec Time Machine sur un NAS : macOS Tahoe a peut-être bloqué les sauvegardes

6 février 2026 à 12:15

Comme à chaque version majeure de macOS, Apple a un peu modifié certains réglages. Et avec macOS Tahoe, une modification dans les réglages liés au protocole SMB (utilisé pour les transmissions vers les NAS, notamment) peut empêcher dans certains cas les sauvegardes Time Machine. C'est un problème pernicieux car macOS n'affiche pas de messages, selon Tao of Mac, les sauvegardes ne sont tout simplement pas effectuées, sans autre forme de procès.

L'icône de sauvegarde de macOS Tahoe.

Le problème vient a priori des réglages liés au chiffrement. Pendant longtemps, il a été recommandé de désactiver le chiffrement des connexions SMB, pour des raisons de performances. Sur les Mac, cette fonction imposée par Apple ralentissait fortement les débits vers un NAS, surtout sur les modèles d'entrée de gamme. Mais avec macOS Tahoe, ce chiffrement est obligatoire.

Vérifiez vos sauvegardes

La première chose à faire, c'est de vérifier si Time Machine sauve bien les données. Dans Réglages Système > Général > Time Machine, vous verrez les détails sur les sauvegardes et la date de la dernière sauvegarde. Elle doit évidemment être proche de la date actuelle, sinon il y a un problème.

Un exemple de sauvegardes fonctionnelles.

Si les sauvegardes datent d'il y a plus de quelques jours, c'est le moment d'investiguer. Vous pouvez déjà tenter une sauvegarde manuelle en faisant un clic secondaire puis Sauvegarder maintenant sur….

Vérifier les paramètres SMB

Pour vérifier si vous avez désactivé le chiffrement (peut-être sans vous en souvenir), il faut taper la commande suivante dans le terminal de macOS.

sudo nano /etc/nsmb.conf

Si vous voyez les lignes suivantes, c'est probablement la raison du problème.

[default]
signing_required=no

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il faut remplacer les deux lignes par les suivantes où — si le fichier est vide —, coller les lignes suivantes, avant de sauver avec control + X.

[default]
signing_required=yes
streams=yes
soft=yes
dir_cache_max_cnt=0
protocol_vers_map=6
mc_prefer_wired=yes

Cette page sur GitHub explique aussi qu'il est préférable de modifier le nom de la sauvegarde (et donc de votre Mac) pour éviter les caractères non-ASCII. Il donne aussi quelques réglages pour les NAS Synology, que nous n'avons pas pu tester, faute de NAS de la marque sous la main. Mais normalement, un NAS avec les paramètres par défaut devrait maintenant permettre la sauvegarde de façon fiable… et régulière.

Rappelons enfin que macOS Tahoe met (presque) le dernier clou dans le cercueil du protocole AFP et des boîtiers Time Capsule : le protocole SMB est obligatoire pour les nouvelles sauvegardes sous macOS Tahoe. Les sauvegardes existantes (si vous avez migré un Mac depuis un système précédent) restent accessibles en AFP, mais macOS 27 supprimera cette fonction. Un problème qui touche essentiellement les boîtiers Time Capsule d'Apple (qui ne proposent que l'AFP) et quelques vieux NAS. La sauvegarde en SMB, plus fiable, a été déployée dès macOS Sierra (2016) et les fabricants de NAS proposent donc généralement cette possibilité.

Apple commence à abandonner les Time Capsule, qui ne seront plus pris en charge avec macOS 27

Apple commence à abandonner les Time Capsule, qui ne seront plus pris en charge avec macOS 27

Des iPhone pourraient faire le tour de la lune

6 février 2026 à 10:55

Vous l'avez peut-être vu, la NASA devrait lancer une mission habitée vers la lune d'ici peu (Artemis II). Les quatre astronautes — un Canadien et trois Américains — vont faire le tour de notre satellite naturel avant de revenir sur terre, dans le but de préparer un voyage habité sur la lune en 2028. C'est une première depuis Apollo 17, la dernière mission qui avait envoyé des humains au-delà de l'orbite terrestre en 1972. Et les astronautes pourront — là aussi une première — emporter des smartphones, selon un responsable de la NASA. Compte tenu de l'origine de la mission et de la nationalité des astronautes, ce seront probablement des iPhone.

l'insigne de la mission Artemis II

Ce n'est pas la seule mission où les appareils modernes vont être admis : la mission Crew-12 de SpaceX, qui va amener des astronautes dans la station spatiale internationale, permettra aussi les iPhone et autres smartphones Android. La Française Sophie Adenot, qui fait partie du voyage avec deux Américains et un Russe, pourra donc nous proposer des photos faites au smartphone depuis l'ISS.

L'insigne de la mission Crew-12.

Ce n'est pas la première fois que des appareils Apple se retrouvent dans l'espace. L'iPhone 4 avait fait le voyage vers l'ISS avec la mission STS-135 en 2011, le dernier vol d'une navette spatiale. Et le premier mail envoyé depuis l'espace l'a été depuis un Macintosh Portable en 1991, lors de la mission STS-43, à travers le réseau AppleLink.

Un Macintosh Portable dans l'espace.

Reste une question très importante : qu'en est-il de la 5G dans les vaisseaux spatiaux ?

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Anthropic explique que l'IA amène des gains de temps anecdotiques et rend les développeurs moins bons

5 février 2026 à 19:40

Anthropic vient de mettre en avant une étude qui montre un résultat qui n'est pourtant pas très flatteur pour les outils assistés par IA. L'étude menée par Judy Hanwen Shen et Alex Tamkin cible un cas bien précis : l'apprentissage d'une nouvelle bibliothèque pour le développement (dans le cas présent, en Python). Les développeurs devaient produire du code avec ou sans IA, et ensuite répondre à des questions sur la compréhension du code en question.

Les résultats ne sont pas totalement surprenants, mais révélateurs sur le domaine de l'apprentissage. Les développeurs qui ont utilisé l'IA ont certes produit le code plus rapidement, mais la différence était marginale : environ deux minutes de moins. Mais sur la compréhension du code, le résultat est par contre significativement visible : environ 17 % moins bon.

La répartition du temps. Image Anthropic.

L'étude se concentre sur 52 développeurs, essentiellement des profils « junior », c'est-à-dire globalement des débutants. Ils connaissaient le Python (le langage utilisé) mais pas la bibliothèque (Trio). La préparation (10 minutes) se faisait sans IA, le développement lui-même (environ 35 minutes) avec ou sans IA (selon le groupe), le quiz se faisait sans IA, tout comme le sondage en fin d'enquête.

Dans le questionnaire final, donc, les personnes ayant travaillé avec l'IA étaient donc moins bien notées que celles ayant travaillé sans IA. Sur le temps de développement, la différence moyenne est de deux minutes, sur des tâches qui prenaient un peu moins de 21 minutes à un peu plus de 25 minutes (avec l'aide de l'IA) ou un peu moins de 22 minutes à un peu plus de 27 minutes sans IA. L'étude complète est disponible sur Arxiv.

La compréhension dépend des choix par rapport à l'IA

Dans les utilisateurs de l'IA, les développeurs ont passé parfois un temps significatif (30 % de celui alloué) pour poser des questions à l'assistant. Certains ont utilisé l'IA pour rédiger totalement le code, d'autres ont posé des questions avant de le faire rédiger, et une partie a rédigé le code avant de le faire corriger par l'IA. Dans tous ces cas de figure, les résultats sur la compréhension du code sont logiquement mauvais (ils sont dans la moyenne basse des résultats au questionnaire). D'autres ont choisi de générer le code mais de demander des explications à l'assistant pour comprendre son fonctionnement. Enfin, certains ont posé des questions sur les tâches pour des explications, avant de concevoir le code. Il y avait plus d'erreurs, mais une meilleure compréhension du résultat (dans la moyenne haute des résultats, mais en dessous des développeurs qui n'ont pas employé l'IA).

Des résultats moins bons. Image Anthropic.

Bien évidemment, il ne faut pas généraliser : travailler avec l'IA ne rend pas nécessairement les développeurs moins bons, et les gains en productivité peuvent être significatifs (Anthropic parle de 80 % de gains, probablement dans des cas très précis). Qui plus est, l'échantillon reste assez faible, sur un cas assez précis. Mais l'étude montre tout de même une chose, qui semble assez évidente : la pratique améliore la compréhension du code pour les débutants. Une des suggestions d'Anthropic serait donc de ne pas déployer les outils assistés par IA pour tous les développeurs, et de laisser les profils débutants développer par eux-mêmes, pour qu'ils puissent améliorer leurs compétences.

Un hacker porte iOS 6 sur le premier iPad, qui n'avait jamais pu en profiter

5 février 2026 à 18:10

Si Apple tend à prendre en charge ses appareils de plus en plus longtemps, avec un suivi qui remonte parfois plus de dix ans en arrière, ça n'a pas toujours été le cas. Le premier iPad, par exemple, a été lancé sous iOS 3 et la dernière mise à jour officielle est iOS 5.1.1, après moins de deux ans et demi de suivi. Mais john (nyan_satan sur X) a décidé de passer outre les limites d'Apple : il a porté iOS 6 sur le premier iPad.

Un iPad sous iOS 5. Pour le moment.

Il avait déjà fait la même chose avec l'iPod touch de troisième génération, un iPod touch qui était assez proche de l'iPhone 3GS mais était resté bloqué sous iOS 5, contrairement à l'iPhone. Le programme qui permet cet exploit est open source et nécessite une version précise d'iOS 6, la 6.1.3. Il a utilisé une version d'iOS pensée initialement pour l'iPad 2. Il n'indique pas si tous les composants fonctionnent, mais la version cellulaire voit visiblement son modem être désactivé.

Un hacker porte iOS 6 sur l

Un hacker porte iOS 6 sur l'iPod touch 3G, qui n'avait jamais pu en profiter

Pour le reste, c'est certes un exploit, mais c'est surtout assez vain. Le premier iPad était limité techniquement avec sa puce A4 et ses 256 Mo de RAM, et passer à iOS 6 plutôt qu'iOS 5 ne change rien au problème : la tablette est globalement inutilisable avec les sites web actuels (bien trop lourds) et les certificats nécessaires pour des connexions sécurisées sont absents. Pour les applications, celles de l'époque peuvent encore fonctionner, mais ce n'est pas systématique : les apps qui reposent sur des serveurs sont souvent bloquées car la connexion est impossible ou parce que les technologies employées ont été modifiées depuis. Et rappelons que si l'iPhone 4 (équipé du même système sur puce, mais avec 512 Mo de RAM) a bien reçu iOS 7 à l'époque, ce n'était pas très utilisable.

Enfin, le premier iPad est plutôt une exception dans la gamme : la prise en charge a été nettement plus longue sur la majorité des tablettes. L'iPad 2 (lancé sous iOS 4) a été mis à jour jusqu'à iOS 9 par exemple, et la majorité des modèles a reçu sept à huit ans de mise à jour.

Le Dolby Digital Plus (eAC3) tombe dans le domaine public, le dernier brevet a expiré

5 février 2026 à 16:35

Une bonne nouvelle pour les amateurs de vidéos récupérées sur Internet (et de la TNT française) vient de tomber : le dernier brevet sur le Dolby Digital Plus, connu aussi sous le nom eAC31, est expiré. Et pour le monde libre, c'est un pas important : il va enfin être possible de proposer un décodeur open source sans se poser la question de la légalité de ce dernier.

Libéré. Délivré. Image Disney.

Le problème de l'eAC3 (et du Dolby Digital avant lui) est simple : il était protégé par des brevets, et Dolby vend des licences pour décoder les deux codecs. Il existe des décodeurs open source depuis très longtemps, mais la distribution a toujours été hasardeuse. Dans les pays où les brevets logiciels sont reconnus, comme aux États-Unis, distribuer un décodeur eAC3 sans licence pouvait amener de nombreux problèmes, et c'est la raison pour laquelle VLC iOS — par exemple — ne lisait pas le Dolby Digital au milieu des années 2010. Comme les apps iOS sont techniquement hébergées aux États-Unis, VLC iOS ne pouvait pas intégrer de décodeur open source pour le Dolby Digital (contrairement à la version Mac).

À l'époque, c'est Apple qui avait réglé le problème : iOS 9.3 avait intégré un décodeur Dolby Digital Plus, avec une licence payée à Dolby. Dans la pratique, en 2026, les distributions GNU/Linux n'intègrent pas toujours de décodeur Dolby Digital Plus en standard, et de nombreux appareils ne décodent pas le codec, sauf en payant une licence (comme chez Archos en son temps).

Un problème de TNT

En France, le problème est plus prégnant que dans d'autres pays, pour une raison simple : la diffusion hertzienne (TNT) utilise le codec sur la majorité des chaînes depuis le passage en HD2. Si vous avez un téléviseur, un décodeur externe ou un tuner (USB, par exemple) dont la partie logicielle ne décode pas l'eAC3, vous vous retrouverez sans son sur la majorité des chaînes. Un problème assez courant dans les années 2010, mais qui peut encore arriver si vous vous basez sur des solutions libres.

La TNT française utilise le Dolby Digital Plus.

Techniquement libre

Comme l'AC3 en son temps (le dernier brevet date de 2017), l'eAC3 est donc techniquement libre. Phoronix explique que le dernier brevet qui protégeait l'eAC3 a expiré fin janvier. Les distributions GNU/Linux et les logiciels libres devraient donc pouvoir (enfin) intégrer un décodeur open source sans subir les foudres de Dolby et sans passer par des solutions détournées, comme pour FFMPEG.

Attention tout de même à un point : si l'eAC3 n'est plus protégé par des brevets, l'AC-4, lui, l'est encore. Il est utilisé notamment pour la TNT Ultra HD en France. Mais contrairement au Dolby Digital qui était employé (presque) partout, l'AC-4 reste assez rare en 2026.

Passage à la TNT 4K : le choix du Dolby AC-4 pourrait poser des soucis

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  1. Enhanced AC-3, E-AC-3, DD+, etc.  ↩︎

  2. En dehors de France 3, encore en MPEG-1.  ↩︎

Les Apple Watch ne permettent pas (encore ?) de retrouver précisément un boîtier d'AirPods Pro 3

5 février 2026 à 15:25

Avec les AirTags 2, lancés il y a quelques jours, Apple a ajouté une nouvelle fonction aux Apple Watch : la puce U2 (pardon, la puce Ultra Wideband de 2e génération) intégrée dans les montres dès l'Apple Watch Series 9 peut enfin interagir avec les AirTags. Nous l'avons vu dans le test, Apple a ajouté un widget dans ce centre de contrôle qui permet d'obtenir la localisation précise d'un AirTag 2, équipé lui aussi de la puce U2. Une fonction réservée à la nouvelle balise… et uniquement à la nouvelle balise.

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

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Pourquoi le préciser ? Parce qu'un autre produit Apple intègre une puce U2 : le boîtier des AirPods Pro 3. Mais que ce soit avec la version actuelle de watchOS (26.2) ou la prochaine version (26.3, disponible en RC), la fonction est réservée aux AirTags 2. Le widget ne propose que les AirTags 2 et les apps Localiser de la montre (il y en a une dédiée aux appareils, une seconde pour les objets) ne proposent pas de détecter le boîtier des AirPods Pro 3.

L'Apple Watch ne détecte pas précisément les AirPods Pro 3. Image WatchGeneration.

La précision améliorée de la puce U2 est pourtant bien utile avec le boîtier, et il est parfaitement compatible avec tous les iPhone équipés. Mais peut-être qu'Apple va proposer une version remaniée des apps dans une future version de watchOS pour ajouter cette fonction.

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