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OpenAI abandonne le nom « io » pour son futur matériel

10 février 2026 à 10:52

Les futurs appareils IA d’OpenAI ne s’appelleront pas « io ». Selon un dépôt au tribunal effectué lundi et repéré par WIRED, l’entreprise a revu sa stratégie et renonce au nom « io » ainsi qu’à toute variante proche. Cette marche arrière s’inscrit dans une procédure lancée par la startup audio iyO, accusant OpenAI d’atteinte à sa marque après l’acquisition de la jeune pousse « io » liée à Jony Ive.

Images Apple et TechCrunch (CC BY 2.0), montage MacGeneration.

Souvenez-vous : en mai 2025, Sam Altman annonçait le rachat du petit studio de design appelé io fondé par l’ancien designer star d’Apple. Il s’agissait d’une opération valorisée à 6,5 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition d’OpenAI à ce jour. On apprenait par la suite que Jony Ive et ses équipes allaient s’occuper des interfaces des futurs logiciels d’OpenAI et de ChatGPT.

Jony Ive sera le nouveau chef d

Jony Ive sera le nouveau chef d'orchestre des interfaces d'OpenAI

Le nom « io » a rapidement causé souci suite à une plainte de iyO, une startup au nom similaire travaillant également sur des produits d’IA. Celle-ci commercialise des produits audio (écouteurs, enceintes) et d’autres appareils à porter mettant l’accent sur l’IA. Ive et Altman travaillent de leur côté sur un appareil sur lequel on en sait peu mais qui pourrait avoir un concept similaire : au vu des similitudes sur le nom et le produit vendu, la plainte d’iyO n'est pas très surprenante.

Le dépôt d’aujourd’hui a le mérite d’apporter un éclairage sur le calendrier matériel d’OpenAI. L’entreprise y affirme que son premier appareil ne sera pas expédié aux clients avant la fin février 2027. Cela contraste avec les précédentes déclarations évoquant une présentation au second semestre 2026. Le prototype décrit dans la procédure serait un appareil sans écran, pensé pour rester sur un bureau et compléter smartphone et ordinateur. Signe d’un chantier encore en amont, OpenAI n’aurait pas encore créé de packaging ni de supports marketing pour ce premier produit.

En parallèle, la fièvre des rumeurs ne retombe pas. Un thread Reddit a récemment enflammé les réseaux en prétendant qu’OpenAI aurait retiré une publicité du Super Bowl révélant l’appareil. On aurait pu y voir Alexander Skarsgård avec un casque argenté et un boîtier réfléchissant. La vidéo a circulé largement avant qu’OpenAI ne confirme n’avoir aucun lien avec cette publicité.

Panne de billettique en cours à Paris : impossible d’acheter des pass Navigo sur iPhone et les automates

10 février 2026 à 10:40

Un incident perturbe actuellement le système de billettique en Île-de-France. Plusieurs témoignages d’usagers font état d’un dysfonctionnement pour acheter des titres de transport dématérialisés, un problème confirmé par Île-de-France Mobilités.

Messages d'erreur dans Apple Cartes et l'app IDFM. Image iGeneration.

Nos propres essais montrent le souci : l’achat d’un pass Navigo sur iPhone via l’application Apple Cartes se solde par une erreur. Même chose dans l’application Île-de-France Mobilités, où la sélection d’un titre affiche actuellement l’alerte suivante : « Une erreur est survenue. Le service est momentanément indisponible. »

La panne ne concerne pas seulement l’iPhone. Sur X, Île-de-France Mobilités indique que les automates sont eux aussi affectés et que c’est une opération de maintenance qui a tourné au vinaigre : « Une opération de maintenance ne s'est pas déroulée comme prévu cette nuit, et les services de vente et de distribution de titres sur les automates et l’app Île-de-France Mobilités sont momentanément perturbés. »

Une opération de maintenance ne s'est pas déroulée comme prévu cette nuit, et les services de vente et de distribution de titres sur les automates et l’app Île-de-France Mobilités sont momentanément perturbés.
Toutes nos excuses pour la gêne rencontrée.
Nos équipes font le… pic.twitter.com/aJToEuLMuK

— IDF Mobilités (@IDFmobilites) February 10, 2026

Les équipes sont à pied d'œuvre pour rétablir le service.

Mise à jour à 11 h 03 : Selon nos informations, l’incident est lié à une mise à jour de base de données effectuée dans la nuit qui ne sait pas déroulée comme prévu. Le mécanisme de rollback, censé permettre un retour automatique à l’état précédent en cas de problème, a lui aussi échoué, laissant le système dans un état instable.

Le noyau Linux va passer à la version 7, surtout parce que Linus Torvalds n’a plus assez de doigts pour la 6

10 février 2026 à 09:54

Le noyau Linux va bientôt passer à la version 7.0, c’est Linus Torvalds en personne qui l’a confirmé en annonçant la sortie de la mise à jour 6.19, la dernière version stable distribuée depuis le week-end. C’est un changement toutefois plus symbolique que révélateur d’un bouleversement en profondeur, comme son créateur le dit clairement dans son message : « Comme la plupart l’ont déjà compris, j’arrive à un point où les grands nombres commencent à me dérouter (je suis presque à court de doigts et d’orteils, encore une fois), donc le prochain noyau s’appellera 7.0. »

Un manchot assiste à la naissance du 7.0. Image MacGeneration, photo de base Francisco Arnela sur Unsplash.

Il faut dire que les numéros de version sont une simple convention qui ne veut rien dire en soi. La méthode « SemVer », pour Semantic Versioning (versionnement sémantique), est la plus classique en développement informatique. Dans ce cadre, le premier nombre désigne un changement majeur qui peut introduire des incompatibilités, le deuxième signale de nouvelles fonctionnalités mineures et le troisième est utilisé pour des corrections de bugs. Ainsi, la version 1.2.3 est une correction de bugs, tandis que la 2.0.0 évoque une mise à jour majeure qui peut éventuellement casser la rétro-compatibilité.

Cette manière de faire reste populaire en informatique, mais c’est loin d’être la seule et de nombreux projets s’en éloignent, notamment pour des raisons marketing. Rester constamment sur une version 1 peut donner l’impression d’un logiciel qui stagne, alors même qu’il gagne de nombreuses fonctionnalités. Le développeur peut alors suivre d’autres conventions, comme un numéro de version basé sur une date (2026.2.0 pour la première mise à jour de février 2026) ou sur ses propres désirs, comme Linus Torvalds l’a toujours fait. De fait, le prochain noyau de Linux sortira courant avril et sera le septième, quasiment trois ans après la version 6.0 dont la sortie remonte à octobre 2022, quand bien même il n’apporte rien de majeur.

Le site spécialisé Phoronix a listé toutes les nouveautés connues pour le noyau 7.0 et la liste est longue, même s’il ne s’agit que de petites modifications prises individuellement. Dans le lot, on repère un changement qui concerne les Mac M1 et M2, avec une meilleure prise en charge des ports USB-C. N’importe quelle distribution GNU/Linux reposant sur ce noyau pourra gérer pleinement les ports et il ne sera plus nécessaire de s’en tenir au noyau modifié par les créateurs d’Asahi Linux, la distribution spécifique aux Mac Apple Silicon.

DuckDuckGo ajoute un mode vocal à sa plateforme d’IA

10 février 2026 à 09:53

DuckDuckGo ne compte pas laisser passer le train de l’IA. L’entreprise a lancé il y a quasiment un an Duck.ai, une plateforme permettant de papoter de manière privée avec les LLM d’OpenAI ou d’Antropic. Celle-ci s’améliore et propose désormais un mode vocal afin de discuter de vive voix.

Duck.ai. Image MacGeneration

Le concept est assez similaire à ce que propose la concurrence. On peut poser des questions à l’IA, qui y répond via une voix de synthèse et avec du texte s’affichant à l’écran. DuckDuckGo explique que c’est OpenAI qui fournit le nécessaire pour ce chat vocal, disponible sur la majorité des navigateurs sauf Firefox : la prise en charge arrivera plus tard. Notons que cela fonctionne également sur mobile.

L’entreprise met l’accent sur la sécurité. Elle affirme que tout est anonymisé, chiffré et que rien n’est utilisé pour entraîner des modèles d’IA. Elle ajoute que les sons ne sont pas conservés et qu’elle n’utilise pas la voix pour identifier l’utilisateur.

La fonction est proposée gratuitement avec une limite quotidienne. Mettre la main à la poche pour un abonnement permet de faire sauter quelques limitations, tout en accédant au VPN DuckDuckGo et à plusieurs modèles d’IA (OpenAI, Antropic…). Il est facturé 9,99 € par mois ou 99,99 € par an.

La plateforme d’IA de DuckDuckGo s’est améliorée depuis son lancement. Elle permet désormais de générer des images ou de les affiner au fil de l’eau, toujours avec un accent mis sur la confidentialité des données.

Cachez-moi ce Mac mini M4 que je ne saurais voir pour moins de 25 €

10 février 2026 à 09:10

Le Mac mini M4 est une petite merveille de compacité, une machine si élégante qu’on a envie de l’exposer et de la mettre en valeur. Mais pour certains, c’est tout simplement impensable. Peut-être est-ce la nostalgie de l’iMac, ou simplement une allergie chronique aux câbles qui traînent. Quoi qu’il en soit, les solutions pour faire disparaître le plus petit des Mac se multiplient.

Quand l’écran avale le Mac

Certains constructeurs ont pris le problème à bras-le-corps en imaginant des moniteurs pensés comme des écrins. Alogic, par exemple, a lancé un moniteur 4K de 32 pouces qui intègre une véritable cachette à l'arrière pour le Mac mini. Dans la même veine, le Studio Dock Pro va plus loin en tentant de transformer votre petit boîtier en un véritable remplaçant de l'iMac 27 pouces, avec une intégration qui confine à la fusion.

Alogic lance un moniteur 4K 32 avec une cachette pour Mac mini M4

Alogic lance un moniteur 4K 32 avec une cachette pour Mac mini M4

Studio Dock Pro : l

Studio Dock Pro : l'écran qui transforme le Mac mini M4 en iMac 27

C'est propre, c'est esthétique, mais c'est aussi un investissement conséquent pour qui veut simplement libérer un peu de place sur son plan de travail.

Le pragmatisme à moins de 25 €

Pour ceux qui préfèrent l'efficacité au superflu, il existe une solution nettement plus pragmatique : le support VESA. L'idée est simple : utiliser les points de fixation standard à l'arrière de la plupart des moniteurs pour y loger le Mac mini. C’est le créneau de Newzerol, qui propose un support dédié pour un peu moins de 25 €.

Attention toutefois, compacité oblige : ce modèle est exclusivement conçu pour les dimensions réduites du Mac mini M4. À ce prix, on évite les fioritures, mais l'essentiel est là.

Une installation invisible mais sécurisée

L'un des points forts de ce petit accessoire est sa conception « ouverte ». Pas de risque d'étouffer la puce M4 : le flux d'air est préservé pour garantir un refroidissement optimal. Cette structure permet également de garder un accès total à la connectique. On branche et on débranche ses périphériques sans avoir à trop jouer les contorsionnistes, et la portée des signaux sans fil (Wi-Fi et Bluetooth) reste optimale.

À l'intérieur, Newzerol a eu la bonne idée de tapisser le berceau de mousse EVA. Cela évite les rayures et les frottements sur le châssis en aluminium de la machine lors de l'installation.

Ce support n’a pas été exclusivement pensé pour être utilisé derrière l'écran (entre le pied et la dalle), il peut être utilisé pour fixer le Mac mini sous le bureau ou même directement sur un mur.

Xcode pour les nuls (ou presque)

10 février 2026 à 06:55

Jusqu’à présent, pour goûter aux joies du « codage agentique » — cette capacité d'une IA à effectuer des actions complexes à votre place — les développeurs de l’écosystème Apple devaient souvent s’exiler vers des éditeurs tiers comme Cursor. Avec Xcode 26.3, Cupertino siffle la fin de la récréation en intégrant nativement les agents de Claude et le Codex d'OpenAI. Mais cette intégration change-t-elle vraiment la donne au quotidien ?

Les agents IA d’Anthropic et d’OpenAI vont pouvoir réaliser des tâches à votre place dans Xcode 26.3

Les agents IA d’Anthropic et d’OpenAI vont pouvoir réaliser des tâches à votre place dans Xcode 26.3

De l'idée au code en un claquement de doigts

Pour mettre Xcode au défi, Mohammad Azam s’est lancé dans un exercice périlleux : coder un clone de l’application Rappels, sans filet et sans préparation. L’objectif n’est plus seulement de générer du texte, mais de laisser l’IA prendre des décisions architecturales.

Le constat est immédiat : la barrière à l’entrée s’effondre. En un seul prompt, Xcode génère une interface complète, respectant scrupuleusement les canons esthétiques d’iOS, de la navigation aux styles visuels. Plus impressionnant encore, l’agent fait preuve d’une souplesse de gestionnaire de projet : il est capable, sur simple demande, de refactoriser le code en segmentant les vues dans des fichiers distincts et en organisant les dossiers de manière cohérente. Ce qui prenait auparavant des heures de "plomberie" logicielle est désormais expédié en quelques secondes.

Une collaboration visuelle et textuelle

Là où Xcode 26.3 surprend, c’est dans sa capacité à interagir avec des éléments non textuels. Durant sa démonstration, Mohammad Azam a soumis une simple capture d’écran d’un bug graphique (une ligne verticale indésirable). Sans avoir à fouiller dans des centaines et des centaines de lignes de code, l’IA a analysé l’image, identifié le coupable et supprimé le problème.

Cette agilité se retrouve dans l'apprentissage "au vol". En lui fournissant un article technique ou un bloc de code spécifique, l’IA assimile instantanément de nouvelles méthodes — comme les Preview Traits pour SwiftData — pour les injecter dans le projet. On ne parle plus d'un simple moteur de recherche amélioré, mais d'un partenaire capable d'apprendre vos propres préférences de codage.

La réalité du terrain : un agent encore sous tutelle

Toutefois, cette autonomie a ses limites, et l'expérience de Mohammad Azam rappelle que l'IA reste une technologie « humaine », sujette à l'erreur. Le code généré n'est pas toujours parfait du premier coup, et l'agent peut parfois s'emmêler les pinceaux sur des logiques métier complexes. L’ergonomie même de l’outil trahit une certaine jeunesse. Le présentateur pointe notamment l'impossibilité de détacher la fenêtre de conversation de l'IA, imposant un va-et-vient permanent et fatigant avec la vue des fichiers. Enfin, le fait qu'Apple doive s'appuyer sur des modèles tiers souligne que, sous le capot, l'intelligence maison a encore du chemin à parcourir.

Le développeur, de l'ouvrier au chef d'orchestre

En fin de compte, cette version 26.3 de Xcode dessine les contours d'un nouveau métier. Le développeur ne disparaît pas, il change de poste : il quitte l'établi pour le pupitre de chef d’orchestre.

C'est lui qui donne l'impulsion, valide la cohérence de l'ensemble et assure la sécurité du code. L'IA se charge de la pénibilité et de la répétition, mais l'expertise humaine demeure le seul rempart contre les bugs de logique les plus profonds. L'outil ne remplacera pas le développeur, mais celui qui saura dompter ces agents aura, sans aucun doute, une sacrée longueur d'avance.

Regent Street : l'Apple Store historique rouvre ses portes le 14 février

10 février 2026 à 06:30

Fermé depuis le 12 janvier, l’Apple Store de Regent Street va reprendre du service juste à temps pour la Saint-Valentin. Apple a en effet confirmé que sa boutique londonienne historique rouvrira ses portes le 14 février. 

Image : Apple

Un mystérieux ravalement de façade

Les raisons de ce rideau baissé pendant un mois restent floues. Officiellement, la boutique était fermée pour des travaux de « rénovation ». Reste à savoir si les clients verront une réelle différence en franchissant le seuil mercredi prochain.

Ces derniers mois, Apple a entrepris de supprimer son mur d'écrans géants dans plusieurs de ses boutiques. Il est possible aussi qu’Apple ait profité de l’occasion pour installer une zone dédiée au retrait des commandes en ligne, un aménagement devenu la norme dans les nouveaux points de vente ou ceux récemment rafraîchis.

Image : Apple

Il n'est toutefois pas exclu que le chantier se soit cantonné aux coulisses. Apple se contente parfois de mettre à jour le mobilier ou d'optimiser les zones de stockage à l'arrière, sans que l'aspect visuel de la surface de vente ne bouge d'un iota.

Pour rappel, Apple s'est installée sur la célèbre artère londonienne en 2004. Véritable emblème européen pour la marque, la boutique avait déjà subi une rénovation d'envergure en 2016 pour adopter les codes esthétiques de l'ère Angela Ahrendts.

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L'Apple Store de Regent Street n'attachera plus ses produits aux tables

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

10 février 2026 à 06:05

La rumeur est tenace : Apple préparerait de nouveaux AirPods Pro, que l’on a tendance un peu trop facilement à rebaptiser « AirPods Ultra ». S’ils conserveraient dans les grandes lignes le design des actuels AirPods Pro 3, ils auraient une particularité de taille : l’intégration d’une caméra.

D’où la question qui tourne en boucle depuis des mois : une caméra, d’accord, mais pour quoi faire ?

AirPods Pro : un modèle « Ultra » pour la fin de l

AirPods Pro : un modèle « Ultra » pour la fin de l'année ?

Perception spatiale et prix plancher

Si les derniers bruits de couloir se confirment, la prochaine itération des écouteurs pommés miserait tout sur la perception spatiale. Selon le "leaker" Kosutami, les futurs AirPods Pro seraient capables de « comprendre » leur environnement immédiat.

Next AirPods Pro can see around you. At same price avail.

— Kosutami (@Kosutami_Ito) February 8, 2026

Cerise sur le gâteau, cette montée en gamme technique ne se traduirait pas forcément par une explosion de la facture finale. Une rareté chez Apple qui mérite d'être soulignée, si elle se vérifie.

Infrarouge ou véritable capteur ?

Reste une zone d’ombre : Apple va-t-elle loger un véritable capteur photo ou se contenter d’un simple capteur infrarouge ? Ming-Chi Kuo, toujours bien informé, évoquait déjà dès 2024 l'arrivée de l'infrarouge dans nos oreilles.

配備IR相機的新款AirPods可望提升人機交互體驗與強化Apple空間音訊/空間運算生態 / New IR Camera-Equipped AirPods to Enhance User-Device Interaction and Strengthen Apple’s Spatial Audio/Computing Ecosystemhttps://t.co/q2xcNwwtUg

— 郭明錤 (Ming-Chi Kuo) (@mingchikuo) June 30, 2024

L’idée a fait son chemin. En juillet 2025, la firme de Cupertino a d’ailleurs décroché un brevet portant sur l’utilisation de caméras — façon projecteur de points Face ID — pour la détection de proximité et la cartographie 3D. Tout cela est très séduisant sur le papier, mais pour quelles applications ?

Des yeux au service des oreilles

L'ajout de ces capteurs pourrait d'abord servir à affiner l'audio spatial. En "voyant" la configuration de la pièce, les AirPods adapteraient le rendu sonore en temps réel. On peut aussi imaginer une réduction de bruit bien plus intelligente, capable de distinguer instantanément si l’on se trouve dans un open-space bruyant ou sur un trottoir balayé par le vent.

En matière d’accessibilité, des AirPods dotés de "yeux" ouvriraient des perspectives passionnantes pour les malvoyants. Enfin, pour les sportifs, ces écouteurs pourraient percevoir les mouvements du corps avec une précision chirurgicale, transmettant des données précieuses à l’Apple Watch pour corriger une posture ou une foulée. Mais tout cela reste très théorique : quand Apple s'aventure sur un nouveau terrain, elle préfère généralement la politique des petits pas. Inutile, donc, de placer la barre trop haut pour le moment.

Un laboratoire pour le futur « AI Pin »

Le site Wccftech avance une hypothèse plus pragmatique à l’heure de l’intelligence artificielle omniprésente. Ces AirPods Pro truffés de capteurs serviraient de banc d’essai pour un projet encore plus secret : le fameux « AI Pin » d'Apple.

Concept réalisé à l’aide d’une IA

Ce module, que l'on imagine de la taille d’un AirTag, embarquerait caméras, micros et haut-parleurs pour devenir un assistant personnel autonome. Avant de nous épingler ce badge à la boutonnière, Apple compte peut-être utiliser nos conduits auditifs comme laboratoire à ciel ouvert. En attendant, si Cupertino pouvait en profiter pour enfin améliorer les micros des futurs AirPods Pro 3, on ne s'en plaindrait pas.

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