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Apple Intelligence : quand faire un Keynote coûte plus cher que de coder une application

12 février 2026 à 07:30

Chez Apple, on a le sens du luxe, mais aussi celui du rationnement. Alors que l’intelligence générative commence à s’inviter dans nos flux de travail, Cupertino vient de poser les barbelés. Pour utiliser le nouveau Creator Studio, il va falloir apprendre à compter : la Pomme a discrètement fixé des limites d'utilisation qui fleurent bon l'époque des forfaits data de 50 Mo.

Le forfait « Petit Joueur »

Selon des documents dénichés par Ars Technica, Apple a fixé des limites claires (ou presque) pour son Creator Studio. Au menu des réjouissances mensuelles : 50 images, 50 présentations de 8 à 10 diapositives, et la génération de notes pour 700 slides. Au-delà ? Tout dépendra de « la complexité des requêtes » et de « la disponibilité des serveurs ». En clair : si tout le monde veut détourer son chat en même temps, il faudra repasser le mois prochain.

L’offre Apple Creator Studio est disponible : tout ce qu’il faut savoir sur ce nouvel abonnement unique

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Apple Creator Studio : des images premium protégées par un contrat… et par macOS

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Sur le papier, 50 présentations, cela semble généreux pour qui n'est pas consultant chez McKinsey. Mais dans certains cas, le retour à la réalité pourrait être brutale, surtout pour un service payant.

L’art de la surconsommation sélective

Le développeur Steven Troughton-Smith a fait le calcul, et l'addition est salée. En utilisant Codex (l'outil d'OpenAI) pour coder une application entière, il n'a consommé que 7 % de son quota hebdomadaire. En revanche, une simple présentation générée dans Keynote a englouti 47 % de son crédit mensuel Apple Creator Studio.

« Quelque chose cloche ici, d'un ordre de grandeur ou deux. Créer une application complète coûte bien moins cher que de générer un jeu de diapositives foireux. »

À croire que chez Apple, la moindre diapositive est traitée comme un calcul de physique quantique, une manière de transformer une fonction basique en une ressource rare et précieuse. Ou alors, Apple joue les intermédiaires frileux : en bridant l’usage d’un service qu’elle sous-traite à prix d'or à Sam Altman, elle évite que la facture de gaz de l'IA ne devienne plus lourde que ses marges.

Huawei Watch GT 6 Pro : un premier pas (prudent) vers la détection du diabète

12 février 2026 à 07:00

Jusqu’à présent, aucune montre connectée commercialisée en Europe n'est officiellement capable de mesurer la glycémie. C’était d’ailleurs le rappel à l’ordre cinglant, il y a peu, du régulateur allemand : sans certification médicale, ces promesses restent au stade du gadget, voire du danger. Pourtant, les lignes bougent. À l’occasion du World Health Expo 2026 à Dubaï, Huawei a fait une démonstration remarquée de sa Watch GT 6 Pro (en vente en Europe pour 380 € environ), qui propose désormais une fonction de détection du risque de diabète.

Il n’existe pas (encore) de montres connectées capable de mesurer la glycémie

Il n’existe pas (encore) de montres connectées capable de mesurer la glycémie

Contrairement aux solutions invasives ou aux futurs capteurs "temps réel" tant attendus, l'approche de Huawei est indirecte. La fonction ne mesure pas votre taux de sucre dans le sang à l'instant T. Elle s'appuie sur les signaux de photopléthysmographie (PPG) — le même capteur optique utilisé pour la fréquence cardiaque — pour analyser les changements vasculaires sur une période de 3 à 14 jours.

En scrutant l'élasticité artérielle et les motifs de circulation sanguine (souvent altérés par une glycémie élevée), l'algorithme classe l'utilisateur dans trois catégories : risque faible, modéré ou élevé. Si la montre vous place dans le haut du panier, elle vous conseille alors fermement d'aller passer un véritable examen en laboratoire.

Dépistage n'est pas diagnostic

Huawei joue ici une carte stratégique sur le plan réglementaire. En positionnant cette fonctionnalité comme un outil de "bien-être et de sensibilisation" plutôt que comme un dispositif de diagnostic médical, le constructeur chinois peut déployer la mise à jour (déjà disponible via OTA) sans attendre le feu vert complexe des autorités de santé comme la FDA ou l'EMA.

L’idée n’est pas de dire "vous êtes diabétique", mais plutôt "votre profil vasculaire présente des anomalies qui méritent une prise de sang". C'est une nuance de taille qui permet à Huawei de prendre l'avantage du premier arrivant sur le marché occidental.

Entre 3 et 7 ans d

Entre 3 et 7 ans d'attente pour le capteur de glucose sur l'Apple Watch

La concurrence en embuscade

Si Huawei ouvre la marche, le reste de l'industrie n'est pas loin derrière :

  • Garmin a déposé deux brevets majeurs en 2025-2026 pour une technologie similaire.
  • Apple et Samsung travaillent toujours sur des solutions non invasives, mais le niveau d'exigence clinique de Cupertino ralentit probablement une sortie grand public.

Le blog spécialisé 5KRunner, qui possède un exemplaire de la montre, note toutefois que la fonction n’est pas encore visible sur toutes les versions bêta de l'application Huawei Health en Europe.

Le Vision Pro, grand oublié de la nouvelle génération d'AirTag

12 février 2026 à 06:30

À peu de choses près, les rumeurs avaient vu juste concernant l’AirTag 2. Précision accrue grâce à une nouvelle puce Ultra Wideband, haut-parleur plus puissant pour ne plus le chercher à tâtons sous les coussins du canapé, rayon de recherche étendu… Tout y est, ou presque. Car si la fiche technique s'épaissit, une promesse de longue date semble être restée sur le bord de la route : l’intégration poussée avec le Vision Pro.

Image : Apple
Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Test de l’AirTag 2 : deux fois plus facile à retrouver ?

Le chaînon manquant de l'informatique spatiale

Dès l’été 2023, le très informé Ming-Chi Kuo évoquait pourtant une synergie entre le nouveau traqueur et le casque d'Apple. On imaginait pouvoir localiser ses objets directement en réalité augmentée, avec une précision chirurgicale au sein de l'interface de visionOS.

À l’arrivée, force est de constater que la fonctionnalité manque à l’appel. Si Apple conserve la possibilité technique d'ajouter cette couche logicielle via une future version de visionOS, ce silence au lancement interroge. D'autant que l’AirTag n’était pas le seul produit censé nourrir cet écosystème.

Kuo avait également misé sur une évolution majeure des prochains AirPods Pro. Ces derniers devraient embarquer des caméras infrarouges pour booster l’expérience de l’audio spatial. L’idée est séduisante : en tournant la tête, l'utilisateur verrait la source sonore s'accentuer ou se déplacer pour coller parfaitement à l'environnement visuel du Vision Pro.

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

Mais aujourd'hui, le doute s'installe. Si la présence des capteurs infrarouges semble se confirmer techniquement, l’intégration réelle avec le casque paraît moins certaine. La raison est peut-être à chercher du côté de la stratégie globale d'Apple.

Le Vision Pro : le déclassement se poursuit…

Une intégration poussée de l'AirTag aurait été une démonstration assez efficace des avantages de l’informatique spatial au quotidien. Ce rendez-vous manqué ressemble à un énième signal de désengagement, ou du moins d'un sérieux coup de frein.

Entre les rumeurs de mise en pause du développement de nouveaux modèles et des budgets publicitaires qui auraient fondu de 95 % en début d'année, le Vision Pro semble glisser doucement vers un second plan médiatique et stratégique. Chez Apple, l'informatique spatiale attendra sans doute des jours meilleurs, ou des budgets plus confortables.

Vision Pro : la production du modèle M5 déjà arrêtée ?

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Vision Pro : malgré un nouveau modèle, Apple reste dans l’impasse

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Babel au bout du fil : T-Mobile lance la traduction instantanée

12 février 2026 à 06:05

La traduction instantanée franchit une nouvelle étape sur mobile. T-Mobile vient de lancer aux États-Unis un service qui relevait encore de la science-fiction il y a dix ans. Un correspondant parle une langue que vous ne maîtrisez pas ? Il suffit de composer le *87* pour que l’opérateur active un assistant virtuel chargé de traduire les échanges en temps réel afin de fluidifier la conversation.

Une intégration transparente au cœur du réseau

Contrairement aux solutions habituelles, le service de T-Mobile ne nécessite aucune application spécifique. Tout se passe au niveau de l'infrastructure de l'opérateur. Actuellement proposé en version bêta gratuite, le système permet de traduire les conversations « presque instantanément ».

L'opérateur promet une expérience naturelle : les utilisateurs peuvent parler normalement sans avoir à forcer le trait, l'assistant se chargeant de détecter les voix et les langues parmi les 50 idiomes supportés.

C’est sans doute l’aspect le plus intéressant de cette annonce : la compatibilité est totale. Puisque la technologie est intégrée au réseau T-Mobile :

  • Elle fonctionne aussi bien sur un iPhone de dernière génération que sur un vieux téléphone à clapet.
  • Elle permet de traduire un appel vers un poste fixe.
  • Seul l'un des deux correspondants (celui qui initie l'appel) doit être client T-Mobile pour que la magie opère.

Face à la solution d’Apple

Si Apple a déjà posé ses pions dans ce domaine avec les fonctions de traduction intégrées à iOS 26, la solution de T-Mobile se veut plus universelle. Là où Cupertino restreint l'usage à son écosystème, l'opérateur américain joue la carte de l'agnosticisme matériel et couvre, pour l'heure, un éventail de langues plus large.

Pour le moment, ce service reste une exclusivité américaine réservée aux clients de l'opérateur outre-Atlantique. Si la gratuité est de mise durant la phase de test, T-Mobile n'a pas encore communiqué sur la tarification finale une fois la bêta terminée.

Il sera intéressant de voir si nos opérateurs nationaux emboîteront le pas à leur cousin américain. En attendant, cela reste une démonstration technologique fascinante de ce que l'IA peut apporter aux services de télécommunication traditionnels.

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