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CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4

19 février 2026 à 09:12

iOS 26.4 activera la possibilité de diffuser des vidéos sur le tableau de bord d’une voiture compatible avec CarPlay. Cette capacité a été annoncée dès la WWDC 2025, même si son déploiement va prendre du temps, d’autant que les constructeurs automobiles sont impliqués dans le processus. Chaque marque décidera en effet ou non d’intégrer cette nouvelle fonctionnalité, alors autant dire qu’on ne la retrouvera pas de sitôt dans nos voitures. En attendant, le simulateur CarPlay fourni par Apple permet de tester la nouveauté et d’en apprendre plus sur son fonctionnement.

C’est justement ce que le développeur Thomas Dye a pu faire et c’est ce qu’il présente dans une vidéo diffusée sur YouTube. Le Simulateur CarPlay est une app fournie par Apple depuis fin 2022 et c’est effectivement une bonne manière de tester le système destiné aux voitures depuis un Mac. Il ne détaille malheureusement pas ce qu’il a fait précisément, et je n’ai pas réussi à le reproduire sur mes ordinateurs. Il y a bien un profil dédié à la vidéo qui semble le parfait candidat, mais CarPlay plante dès le lancement avec mon iPhone 17 et je n’ai pas pu lancer la fonctionnalité comme il le montre dans sa vidéo.

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Ce détour par le simulateur permet quoi qu’il en soit d’apprendre deux petites nouveautés sur la vidéo dans CarPlay. D’une part, Apple a prévu une variante CarPlay de son app TV destinée au service de streaming créé par ses soins. On peut ainsi consulter n’importe quelle série ou film proposé par Apple TV (le service) depuis l’écran de sa voiture, avec une interface très proche de celle que l’on a sur un iPhone ou une Apple TV (le boîtier). Apple n’a pas tellement retouché la présentation, ce qui est logique quelque part, cette fonction étant censée être limitée aux véhicules à l’arrêt.

L’app Apple TV dans le simulateur de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
La vidéo ne s’affiche pas, DRM oblige, mais on peut avoir une idée des contrôles de lecture prévus par Apple. Capture vidéo Thomas Dye.

On imagine que les autres services de streaming pourront en faire de même et adapter leurs apps à CarPlay. Comme il ne faut pas non plus trop en espérer, Apple a prévu un plan B pour pouvoir regarder (presque) n’importe quelle vidéo avec CarPlay. Le fonctionnement est similaire à celui d’AirPlay, la voiture sera une destination si l’iPhone est actuellement relié au système d’infodivertissement.

Comme avec AirPlay, la Dynamic Island pourra même suggérer de basculer sur l’écran de la voiture pendant la lecture d’une vidéo et tant que CarPlay propose cette possibilité. C’est une manière pratique d’afficher rapidement la vidéo sur le tableau de bord. Pendant la lecture distante, l’iPhone affichera un message rappelant la diffusion sur le système du véhicule, avec la possibilité de revenir à l’iPhone.

Apple a prévu cette interface dans la Dynamic Island d’iOS 26.4 pour basculer simplement une vidéo de l’écran de l’iPhone à celui de la voiture. Capture vidéo Thomas Dye.

Sa vidéo fait aussi le tour de la section « Vidéo » qui s’ajoute aux réglages de CarPlay, même si son contenu est un petit peu décevant. On ne retrouve aucun paramètre intéressant, uniquement des informations de diagnostic qui ne seront utiles qu’en cas de problème. À tout le moins, ce sera un bon indice que sa voiture gère les vidéos, même si on peut imaginer que les constructeurs ne manqueront pas de l’évoquer dès l’activation de la fonctionnalité.

La nouvelle section destinée aux vidéos dans les réglages de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
Son contenu, sans grand intérêt au quotidien. Capture vidéo Thomas Dye.

Reste maintenant à attendre la sortie de la version finale d’iOS 26.4, qui devrait avoir lieu au début du printemps, et surtout de savoir quelles voitures proposeront la nouveauté. Puisque la lecture de vidéo doit être automatiquement bloquée lorsque le véhicule est en mouvement, il faut sans doute au minimum une vérification que tout fonctionne. L’univers automobile étant ce qu’il est, peut-être que des constructeurs en profiteront pour réserver la nouveauté à leurs nouveaux modèles uniquement, ils ne se sont pas encore exprimés à ce sujet.

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

OS 26.3 : Maison peut mettre le Bridge Pro de Hue à la porte

18 février 2026 à 08:05

Depuis la semaine dernière, de nombreux utilisateurs du Bridge Pro se plaignent d’avoir perdu l’accès aux éclairages connectés Hue dans l’app Maison d’Apple. Le site spécialisé Hue Blog évoque ces problèmes croisés notamment sur les réseaux sociaux et qui touchent une partie de ceux qui ont basculé leur domotique pommée sur les OS 26.3. Les témoignages font état de problèmes avec les HomePod mis à jour avec leur propre système comme les Apple TV sous tvOS 26.3 et aucune solution non destructive n’a émergé à ce stade.

Image iGeneration.

Les mises à jour des OS 26.3 n’ont pas apporté beaucoup de nouveautés visibles pour les utilisateurs, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne changent rien du tout. Au contraire, Apple a manifestement touché à de nombreux éléments de ses systèmes d’exploitation, corrigeant notamment des vulnérabilités importantes ou améliorant l’interopérabilité dans le cadre du DMA. L’app Maison n’a pas échappé aux changements, puisque c’est avec cette version que l’ancienne architecture centrée sur les appareils au lieu du concentrateur a disparu pour de bon.

HomeKit : l

HomeKit : l'ancienne architecture ferme ses portes

En théorie, cette bascule ne devrait pas gêner la connexion à un pont propriétaire, comme le Bridge Pro de Hue. D’ailleurs, de nombreux témoignages confirment qu’ils avaient déjà fait la bascule sur cette nouvelle architecture, certains dès son lancement qui a eu lieu en 2022. Malgré tout, est-ce qu’Apple a cassé quelque chose au passage ? C’est possible, même s’il faut relever que la panne n’est pas généralisée. D’une part, elle ne semble concerner que le Bridge Pro, pas l’ancien Bridge Hue, ni d’autres passerelles équivalentes, comme la DIRIGERA d’IKEA.

D’autre part, tous les utilisateurs ne sont pas concernés. Au sein de l’équipe, mon collègue Pierre teste en ce moment même le Bridge Pro et dans son cas, le passage aux OS 26.3 a au contraire amélioré la situation en corrigeant l’un des bugs qu’il avait repérés pendant ses essais. On ne sait pas combien de propriétaires de produits Hue sont touchés par le problème, ni si la panne vient d’Apple ou du spécialiste de l’éclairage connecté. Comme le rappelle le rédacteur de Hue Blog, Maison est une boîte noire et ne fera absolument rien pour aider l’utilisateur à s’en sortir.

Si le pire devait se produire, un problème particulièrement agaçant peut survenir : l’erreur est tout simplement impossible à identifier. Apple constitue ici le principal obstacle. Dans Apple Home, anciennement HomeKit, il n’existe aucun journal. Aucune base recensant les erreurs survenues. Aucun indice permettant de déterminer l’origine du dysfonctionnement. Le diagnostic s’en trouve d’autant plus complexe pour les personnes réellement confrontées à ces problèmes.

J’aurais pu écrire ce paragraphe. Si vous êtes touché par ce bug, la seule solution qui semble fonctionner n’est pas très satisfaisante, puisqu’elle consiste à supprimer le Bridge Pro de Maison puis de le reconnecter. Attention toutefois, c’est une manœuvre destructive : vous perdrez l’assignation aux pièces de tous vos éclairages Hue, ainsi que les automatisations et scènes qui reposent sur eux. Si vous avez une installation complexe, ce n’est clairement pas l’idéal et on espère que Hue et/ou Apple pourront corriger le problème sans exiger cette procédure lourde.

Alerte nostalgie : macMule ouvre l’eMule des années 2000 sur votre Mac

17 février 2026 à 10:51

macMule (gratuit) permet d’obtenir une version pleinement fonctionnelle d’eMule sous macOS. Ce nom ravivera quelques souvenirs aux plus anciens sages parmi nous, ceux qui ont connu le téléchargement de distributions Linux en P2P sur le réseau eDonkey au tout début des années 2000. À cette époque reculée où les modems 56k étaient la norme et l’ADSL un doux rêve pour la majorité des utilisateurs, on pouvait utiliser « la mule » pour télécharger la dernière distribution Linux du moment, très lentement et avec une fiabilité toute relative.

macMule en action, ici avec la fonctionnalité intégrée pour trouver des fichiers à télécharger. Image MacGeneration.

Si vous rêviez de revivre cette douce époque, macMule vous permettra de le faire avec une app clés en main qui repose sous le capot sur Wine. En effet, eMule a été développée pour Windows et n’a jamais été adaptée au Mac, même s’il existait des variantes comme aMule. Ici, la nostalgie est la clé alors c’est la version historique qui est associée à Wine, l’outil open-source qui permet de faire tourner des apps ou jeux Windows sur un Mac. Tout est inclus dans le paquet que vous pourrez récupérer sur la page des sorties, ce qui explique au passage son poids. Comptez 480 Mo au téléchargement et pas moins de 1,19 Go dans le dossier des applications.

Ce n’est pas léger, mais cela fonctionne. J’ai pu le vérifier en cherchant une version récente d’Ubuntu et en la téléchargeant sur mon Mac. L’opération est plus lente et plus lourde (environ 100 % d’usage CPU constant sur mon Mac Studio) qu’avec un client torrent moderne à cause de la double traduction nécessaire (Wine pour le code Windows puis Rosetta 2 pour exécuter le code Intel), mais cela marche. C’est d’autant plus impressionnant que le réseau P2P utilisé ici n’est pas celui qui s’est imposé au cours du quart de siècle passé. Le protocole BitTorrent n’est pas exploité par eMule, c’est un système spécifique (eDonkey et Kad) qui n’a manifestement pas disparu.

Pendant un téléchargement avec macMule. Image MacGeneration.

À défaut d’être très utile, macMule offre un retour dans le passé amusant quelques minutes. Vous pouvez partager l’expérience gratuitement si le cœur vous en dit, puisque le projet est open-source et gratuit. Vous aurez besoin de macOS 10.15 au minimum et l’interface n’est proposée qu’en anglais. S’il y a bien une option pour passer en français, elle nécessite de télécharger un fichier depuis les serveurs officiels d’eMule qui ont été éteints depuis bien longtemps.

OpenAI recrute le créateur du phénomène OpenClaw pour démocratiser les agents IA

16 février 2026 à 09:55

Peter Steinberger, le développeur qui a créé en novembre dernier OpenClaw (alors appelé ClawdBot), a été recruté par OpenAI. Cette app permet de relier des grands modèles de langage à des outils qui tournent en local sur un ordinateur pour réaliser quasiment n’importe quelle tâche. Comme il l’explique sur son blog, son incroyable succès lui a ouvert les portes de la Silicon Valley. Il a été courtisé par tous les acteurs du secteur et a finalement choisi le créateur de ChatGPT, l’entreprise qui avait la meilleure vision selon lui pour démocratiser l’IA que l’on dit agentique.

ChatGPT dans la pince (claw en anglais) d’OpenClaw. Image MacGeneration/OpenAI/OpenClaw.

Fin novembre, le développeur publie ClawdBot, un jeu de mot sur le thème du homard avec un lien évident à Claude, à tel point que les avocats d’Anthropic ont fini par réagir et l’ont forcé à renommer son outil OpenClaw. Manifestement, le clin d’œil au nom de la firme de Sam Altman tout en restant dans l’univers du crustacé a posé moins de problèmes si l’on en juge aux annonces du jour. Quel que soit son nom, cet outil repose sur les grands modèles existants, en général ceux d’Anthropic ou d’OpenAI même si on peut utiliser n’importe quel LLM, y compris un modèle qui tourne en local sur un ordinateur.

Le point fort d’OpenClaw qui explique son succès, c’est d’offrir tout le nécessaire pour que le modèle en question automatise des actions sur un ordinateur. En lui donnant accès aux fichiers en local, en le liant à des données fournies par des services (calendrier, mail…) et le contrôlant à travers des messageries instantanées (Telegram, Discord ou même Messages sont parmi les multiples options), le système s’est avéré nettement plus puissant que ce qu’OpenAI ou Anthropic proposent chacun de leur côté avec respectivement Codex et Claude Code. C’est le même concept, des agents IA qui effectuent des tâches variées, mais OpenClaw a pour lui un bien plus grand nombre d’intégrations et des fans très enthousiastes.

C’est aussi un système complexe, qui nécessite de mettre les mains dans le cambouis virtuel pour tout configurer et qui peut vite mener à des catastrophes. L’installation se fait par le biais du terminal et la configuration de la communication avec une messagerie instantanée n’a rien d’évident. L’autre élément que l’on ne peut pas ignorer, c’est que l’on donne un niveau d’accès jamais vu à un grand modèle de langage et les récits catastrophe se sont multipliés au fur et à mesure de l’apparition du phénomène, tandis que les malwares se sont précipités sur l’opportunité.

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

Bref, OpenClaw n’est absolument pas un outil destiné au grand public, même si c’est peut-être le premier qui a montré concrètement à quoi le futur de l’informatique pourrait ressembler. C’est aussi la première fois que l’on se rapproche concrètement de ce qu’Apple a promis avec Siri il y a bientôt deux ans de cela, sans offrir jusque-là la moindre preuve d’avancées dans le domaine. C’est probablement pour cette raison que le projet a connu un succès aussi phénoménal, au point de pousser OpenAI à le reprendre sous son aile.

L’installation et la configuration d’OpenClaw se fait directement depuis le terminal. Image MacGeneration.

Dans un message publié sur X, Sam Altman promet qu’OpenClaw restera un projet open-source intégré à une fondation indépendante et qu’il ne sera pas limité aux modèles de son entreprise. Peter Steinberger ne devrait néanmoins plus travailler dessus, en tout cas pas seulement. Son objectif est de démocratiser le concept et d’offrir un outil pour automatiser des tâches que même sa mère pourrait utiliser, ce qui est bien plus difficile à mettre en œuvre qu’une collection de scripts Shell, comme on peut l’imaginer.

Quand j’ai commencé à explorer l’IA, mon objectif était de m’amuser et d’inspirer les gens. Et nous y voilà : le homard est en train de conquérir le monde. Ma prochaine mission consiste à concevoir un agent que même ma mère pourra utiliser. Cela demandera un changement bien plus important, une réflexion beaucoup plus poussée sur la manière de le faire en toute sécurité, ainsi qu’un accès aux tout derniers modèles et aux recherches les plus récentes.

Impossible de ne pas lier cette acquisition avec celle de Sky, startup créée par les fondateurs de Raccourcis qui travaillait sur une app assez similaire dans l’esprit, mais bien mieux intégrée à macOS et plus proche d’un outil grand public. OpenAI a acheté l’app et ses concepteurs en octobre dernier et on imagine que le créateur d’OpenClaw va rejoindre ce groupe au sein de l’entreprise californienne.

OpenAI achète Sky, l’outil d’automatisation basé sur IA des créateurs de Raccourcis

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Voire en prendre le contrôle ? En tout cas, Sam Altman indique dans son message sur X que Peter Steinberger va « piloter la prochaine génération d’agents personnels » et il considère même que « ces travaux deviendront rapidement un pilier central de notre offre de produits ». C’est assez vague, mais on peut imaginer au minimum que les futurs agents IA d’OpenAI seront construits en partie sur les fondations d’OpenClaw.

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