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Free Mobile commence à exploiter la 5G à 2,1 GHz, ce qui devrait améliorer les débits

20 février 2026 à 14:56

Free Mobile a activé ses premières antennes 5G sur la bande de fréquences des 2 100 MHz, comme le relève Univers Freebox à partir de la dernière mise à jour fournie par l’Agence Nationale des FRéquences (ANFR). Pour l’heure, l’opérateur mobile de Xavier Niel n’a activé que 38 sites, tous situés autour du 15e arrondissement parisien, mais c’est certainement la première étape avant un déploiement à l’échelle nationale. Comme nos confrères le soulignent, c’est très récent : la précédente mise à jour de ces données publiques, en janvier, ne relevait aucune antenne 5G à 2,1 GHz pour Free Mobile.

Image iGeneration, photo de base Ashikul Akash sur Unsplash.

Cette bande de fréquences est utilisée depuis l’ère de la 3G, elle est loin d’être nouvelle. Jusque-là, Free Mobile l’exploitait pour les réseaux de troisième et quatrième génération. Son réseau 3G est en train d’être fermé, ce qui lui permet d’exploiter la bande ailleurs, sachant que l’opérateur l’utilise actuellement massivement sur son réseau LTE.

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Free Mobile n'a plus que 6 303 antennes 3G et va bientôt se reposer entièrement sur Orange

Au dernier décompte, plus de 25 000 de ses antennes émettent de la 4G sur la bande des 2 100 MHz et on ne sait pas encore si l’entreprise compte les basculer sur la 5G. Ce serait assez logique de sa part, tant cette bande pourrait améliorer les performances de son réseau 5G. Il est composé actuellement principalement d’antennes qui émettent à 700 MHz, ce qui permet de couvrir une très grande surface avec des débits relativement faibles, et à 3,5 GHz, ce qui permet au contraire d’obtenir des débits excellents au prix d’une couverture faible.

La bande des 2,1 GHz serait un intermédiaire idéal, capable de porter assez loin pour couvrir de grandes zones, tout en offrant de meilleurs débits. Dans sa brochure tarifaire, Free Mobile indique que l’on peut espérer jusqu’à 1 Gbit/s en réception et 160 Mbit/s en envoi, des gains théoriquement modestes face aux 844 Mbit/s et 131 Mbit/s promis en 700 MHz. Ce sont des valeurs maximales théoriques, à l’usage on devrait toutefois noter des valeurs plus faibles, mais avec des gains plus importants entre les deux bandes.

Les débits maximum promis par Free Mobile dans sa brochure tarifaire. Capture d’écran iGeneration.

SFR et Bouygues Telecom ont choisi de basculer en masse leurs antennes LTE vers la 5G sur cette bande de fréquences, ce qui a permis aux deux opérateurs de rapidement mettre en place un réseau assez rapide sur tout le territoire. Orange l’a fait aussi de son côté, même s’il conserve une plus grosse base d’antennes 4G à 2,1 GHz. Free Mobile est le seul à avoir une stratégie différente en pariant sur le 700 MHz qui lui a permis de couvrir très vite plus d’espace, au prix de performances souvent en berne.

L’ajout d’antennes 5G à 2,1 GHz devrait ainsi permettre d’améliorer les débits moyens des abonnés Free Mobile qui ne sont pas à proximité d’une antenne 3,5 GHz. Il faudra en revanche attendre pour cela que l’entreprise bascule ses antennes sur tout le territoire, ce qui est loin d’être le cas. Si vous nous lisez depuis le sud-ouest de Paris, n’hésitez pas à indiquer dans les commentaires si vous avez noté des débits en hausse en utilisant la 5G de Free Mobile ces derniers jours.

L’intégralité du réseau 5G à 2,1 GHz actuel de Free Mobile. Capture d’écran site ANFR.

macOS 26.4 peut bloquer l’ouverture des volumes formatés en HFS+

20 février 2026 à 11:37

macOS 26.4, dont la première bêta est distribuée depuis le début de la semaine, contient un bug gênant si vous avez encore des volumes formatés en HFS+. L’ancien système de fichiers d’Apple ne s’accommode pas très bien de cette mise à jour et il peut arriver que les volumes en question ne « montent » pas dans le Finder. C’est un bug connu répertorié par l’entreprise dans les notes de version associées à la première bêta, alors on peut espérer qu’il sera corrigé dans la version finale. D’ici là, évitez la bêta si vous utilisez encore des disques durs, clés USB ou même images disque dans ce format.

Ce disque dur externe est bien reconnu par macOS, mais il n’a pas été « monté » automatiquement et ne peut pas l’être sans passer par le terminal. Image MacGeneration.

Le système de fichiers détermine comment les données sont enregistrées sur un volume, c’est notamment lui qui définit la structure des dossiers, la gestion des métadonnées, les permissions et bien d’autres éléments fondamentaux. C’est une brique bas niveau fondamentale, qui évolue au fil du temps pour gagner de nouvelles fonctionnalités. Ainsi, HFS+ est un système créé par Apple à la fin des années 1990 et il a été utilisé par défaut jusqu’à l’arrivée de son successeur, APFS, en 2017.

APFS a apporté de nombreux avantages technologiques, mais en faisant table rase du passé sur d’autres points. En particulier, il est optimisé pour les SSD et sa prise en charge des disques durs à plateau est nettement inférieure. Même s’il existe d’autres alternatives, changer de système de fichiers implique de formater le volume et donc de perdre toutes ses données, ce qui n’est pas très pratique.

APFS freine considérablement l

APFS freine considérablement l'indexation sur les disques durs

Comme les processeurs x86, HFS+ est indéniablement sur la voie de la sortie du point de vue d’Apple, qui le délaisse de plus en plus au profit de son successeur. Néanmoins, macOS 26.4 ne supprimera pas encore cette compatibilité, c’est un bug qui sera corrigé et il reste possible de monter les volumes qui reposent sur lui, souligne Apple dans ses notes de version. Cela se fait toutefois par un détour dans le terminal. Il faut d’abord repérer l’identifiant matériel du stockage, ce que l’on peut faire avec l’Utilitaire de disque comme sur ma capture d’écran ci-dessus. Dans mon cas, c’est disk11s2 et voici la commande que je dois saisir :

diskutil mount /dev/disk11s2

Cela devrait fonctionner… sauf que j’ai eu un bug supplémentaire. La commande échoue et me suggère de monter le disque dur en lecture seule, ce qui ne fonctionne pas davantage. Comme c’est un très vieux stockage externe qui ne me sert plus depuis bien longtemps, j’ai d’abord cru qu’il était vraiment endommagé, sauf qu’il se connecte sans encombre à mon autre Mac sous macOS 26.3. Je peux lire les fichiers existants et en écrire d’autres sans tomber sur une erreur, alors je suspecte que c’est plutôt une autre conséquence du même bug dans la première bêta de 26.4.

Il existe une solution de contournement malgré tout, en utilisant mount, une autre ligne de commande plus bas niveau. Comme l’indique @cortig@mastodon.social, on peut utiliser cette commande UNIX en précisant le système de fichiers et le point de montage (le dossier du Finder qui servira de point d’accès au volume HFS+) et cela fonctionne, avec une erreur quand même assez inquiétante au passage. Là encore, macOS 26.4 considérait que mon disque dur était endommagé, ce qui n’est visiblement pas le cas. D’ailleurs, l’appareil était censé monter en lecture seule, c’est-à-dire sans droits d’écriture, alors que j’ai pu ajouter des fichiers et modifier les existants sans problème.

La commande plus complexe nécessaire pour monter un disque dur HFS+ et le message d’erreur inquiétant qui s’est affiché dans mon cas. Image MacGeneration.

Si vous voulez essayer, vous devrez utiliser une commande de ce type. Remplacez iddisk par l’identifiant exact du volume (attention, il peut changer à chaque fois que vous rebranchez le stockage) et /chemin/du/montage par un dossier du Finder. Normalement, le système utilise un dossier dans /Volumes/ pour monter un stockage externe, mais vous pouvez utiliser n’importe quel autre dossier, comme je l’ai fait dans mes tests.

sudo mount -t hfs /dev/iddisk /chemin/du/montage

Ainsi, on peut encore monter des volumes formatés en HFS+ sous macOS 26.4, mais cela tient au mieux du bricolage et peut être dangereux pour l’intégrité des données. Si vous avez besoin de le faire régulièrement, le mieux est encore de patienter jusqu’à la sortie de la version finale, en espérant que ce sera corrigé d’ici là. Ajoutons que cela concerne aussi les images disques (.dmg), qui peuvent refuser de s’ouvrir si elles ont été formatées avec l’ancien système de fichiers d’Apple.

Chrome divise à son tour ses fenêtres pour afficher deux pages web côte à côte

20 février 2026 à 08:53

La dernière mise à jour de Chrome contient de vraies nouveautés pour les utilisateurs qui méritent d’être explorées. La première est une fonctionnalité popularisée récemment par Arc, même si on la trouvait avant cela dans d’autres navigateurs : le partage d’un onglet entre deux pages web affichées côte à côte. Google a nommé cette fonction « vue fractionnée » et c’est exactement ce que vous pensez : on peut avoir deux pages qui se partagent une fenêtre, ce qui est bien utile si on veut consulter un site web tout en gardant un autre élément sous les yeux.

Deux pages web ouvertes en parallèle dans la dernière version de Chrome. Image MacGeneration.

L’exemple donné par le blog officiel du géant de la recherche est sans surprise : un site web d’un côté, un document ouvert dans Google Docs de l’autre. Cela fonctionne toutefois avec n’importe quelle URL et chaque vue est indépendante de l’autre, si bien que l’on peut naviguer d’un côté ou de l’autre. On peut même utiliser la barre d’URL et de recherche fusionnée pour changer le site de l’un des deux côtés, sans perturber l’autre. Ces duos de pages web peuvent être créés à la volée ou mémorisés, si bien que les deux URL seront dès lors toujours ouvertes l’une à côté de l’autre.

Google parle de « vue fractionnée » dans Chrome et plusieurs aménagements spécifiques ont été prévus pour mieux gérer la fonctionnalité. On peut en créer de plusieurs manières : un clic secondaire sur un lien affiche le menu contextuel enrichi d’une commande pour créer une nouvelle vue fractionnée (une fois créée, la commande permet de changer la page de l’autre côté). On peut aussi glisser/déposer un lien sur la gauche ou la droite de la page web en cours et l’app permet de basculer en vue fractionnée. Une fois la vue créée, plusieurs contrôles sont ajoutés pour gérer la fonctionnalité : une icône s’affiche juste à gauche de la barre d’URL pour gérer la vue et, par exemple, inverser les deux pages.

L’option pour créer une vue fractionnée dans le menu contextuel associé à un lien. Image MacGeneration.
Le menu contextuel associé à la vue fractionnée dans Chrome. Image MacGeneration.

Pour finir, notons que la vue fractionnée est créée en laissant à chaque site la moitié de la fenêtre, mais vous pouvez redimensionner les deux pages web en utilisant le séparateur au milieu. Google a aussi prévu deux indicateurs dans le coin inférieur droit de chaque côté et affiche le nom de domaine de celui qui n’est pas actif (l’autre présente son URL complète dans la barre en haut), un bon repère visuel. Ces indicateurs activent eux aussi un menu contextuel pour agir sur la fonctionnalité.

Dans la liste de nouveautés, signalons encore la possibilité d’annoter des documents PDF ouverts dans Chrome, ce qui sera surtout utile sur les systèmes d’exploitation qui n’ont pas la chance d’avoir une app aussi complète qu’Aperçu. Enfin, on peut enregistrer directement les PDF dans Google Drive, au lieu de les passer par un ordinateur avant de les remonter sur le service de cloud.

Envoi d’un PDF directement sur Google Drive. Vidéo Google.

Ces nouveautés sont intégrées à Chrome 145 qui devrait être téléchargé automatiquement si vous utilisez le navigateur web. Sinon, vous pouvez récupérer la dernière version sur le site officiel.

CarPlay : premier aperçu de la lecture vidéo avec iOS 26.4

19 février 2026 à 09:12

iOS 26.4 activera la possibilité de diffuser des vidéos sur le tableau de bord d’une voiture compatible avec CarPlay. Cette capacité a été annoncée dès la WWDC 2025, même si son déploiement va prendre du temps, d’autant que les constructeurs automobiles sont impliqués dans le processus. Chaque marque décidera en effet ou non d’intégrer cette nouvelle fonctionnalité, alors autant dire qu’on ne la retrouvera pas de sitôt dans nos voitures. En attendant, le simulateur CarPlay fourni par Apple permet de tester la nouveauté et d’en apprendre plus sur son fonctionnement.

C’est justement ce que le développeur Thomas Dye a pu faire et c’est ce qu’il présente dans une vidéo diffusée sur YouTube. Le Simulateur CarPlay est une app fournie par Apple depuis fin 2022 et c’est effectivement une bonne manière de tester le système destiné aux voitures depuis un Mac. Il ne détaille malheureusement pas ce qu’il a fait précisément, et je n’ai pas réussi à le reproduire sur mes ordinateurs. Il y a bien un profil dédié à la vidéo qui semble le parfait candidat, mais CarPlay plante dès le lancement avec mon iPhone 17 et je n’ai pas pu lancer la fonctionnalité comme il le montre dans sa vidéo.

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Apple propose enfin un simulateur CarPlay pour macOS

Ce détour par le simulateur permet quoi qu’il en soit d’apprendre deux petites nouveautés sur la vidéo dans CarPlay. D’une part, Apple a prévu une variante CarPlay de son app TV destinée au service de streaming créé par ses soins. On peut ainsi consulter n’importe quelle série ou film proposé par Apple TV (le service) depuis l’écran de sa voiture, avec une interface très proche de celle que l’on a sur un iPhone ou une Apple TV (le boîtier). Apple n’a pas tellement retouché la présentation, ce qui est logique quelque part, cette fonction étant censée être limitée aux véhicules à l’arrêt.

L’app Apple TV dans le simulateur de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
La vidéo ne s’affiche pas, DRM oblige, mais on peut avoir une idée des contrôles de lecture prévus par Apple. Capture vidéo Thomas Dye.

On imagine que les autres services de streaming pourront en faire de même et adapter leurs apps à CarPlay. Comme il ne faut pas non plus trop en espérer, Apple a prévu un plan B pour pouvoir regarder (presque) n’importe quelle vidéo avec CarPlay. Le fonctionnement est similaire à celui d’AirPlay, la voiture sera une destination si l’iPhone est actuellement relié au système d’infodivertissement.

Comme avec AirPlay, la Dynamic Island pourra même suggérer de basculer sur l’écran de la voiture pendant la lecture d’une vidéo et tant que CarPlay propose cette possibilité. C’est une manière pratique d’afficher rapidement la vidéo sur le tableau de bord. Pendant la lecture distante, l’iPhone affichera un message rappelant la diffusion sur le système du véhicule, avec la possibilité de revenir à l’iPhone.

Apple a prévu cette interface dans la Dynamic Island d’iOS 26.4 pour basculer simplement une vidéo de l’écran de l’iPhone à celui de la voiture. Capture vidéo Thomas Dye.

Sa vidéo fait aussi le tour de la section « Vidéo » qui s’ajoute aux réglages de CarPlay, même si son contenu est un petit peu décevant. On ne retrouve aucun paramètre intéressant, uniquement des informations de diagnostic qui ne seront utiles qu’en cas de problème. À tout le moins, ce sera un bon indice que sa voiture gère les vidéos, même si on peut imaginer que les constructeurs ne manqueront pas de l’évoquer dès l’activation de la fonctionnalité.

La nouvelle section destinée aux vidéos dans les réglages de CarPlay. Capture vidéo Thomas Dye.
Son contenu, sans grand intérêt au quotidien. Capture vidéo Thomas Dye.

Reste maintenant à attendre la sortie de la version finale d’iOS 26.4, qui devrait avoir lieu au début du printemps, et surtout de savoir quelles voitures proposeront la nouveauté. Puisque la lecture de vidéo doit être automatiquement bloquée lorsque le véhicule est en mouvement, il faut sans doute au minimum une vérification que tout fonctionne. L’univers automobile étant ce qu’il est, peut-être que des constructeurs en profiteront pour réserver la nouveauté à leurs nouveaux modèles uniquement, ils ne se sont pas encore exprimés à ce sujet.

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

CarPlay : iOS 26 ne permet pas encore de regarder des vidéos dans les voitures, mais les constructeurs s’y intéressent

OS 26.3 : Maison peut mettre le Bridge Pro de Hue à la porte

18 février 2026 à 08:05

Depuis la semaine dernière, de nombreux utilisateurs du Bridge Pro se plaignent d’avoir perdu l’accès aux éclairages connectés Hue dans l’app Maison d’Apple. Le site spécialisé Hue Blog évoque ces problèmes croisés notamment sur les réseaux sociaux et qui touchent une partie de ceux qui ont basculé leur domotique pommée sur les OS 26.3. Les témoignages font état de problèmes avec les HomePod mis à jour avec leur propre système comme les Apple TV sous tvOS 26.3 et aucune solution non destructive n’a émergé à ce stade.

Image iGeneration.

Les mises à jour des OS 26.3 n’ont pas apporté beaucoup de nouveautés visibles pour les utilisateurs, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne changent rien du tout. Au contraire, Apple a manifestement touché à de nombreux éléments de ses systèmes d’exploitation, corrigeant notamment des vulnérabilités importantes ou améliorant l’interopérabilité dans le cadre du DMA. L’app Maison n’a pas échappé aux changements, puisque c’est avec cette version que l’ancienne architecture centrée sur les appareils au lieu du concentrateur a disparu pour de bon.

HomeKit : l

HomeKit : l'ancienne architecture ferme ses portes

En théorie, cette bascule ne devrait pas gêner la connexion à un pont propriétaire, comme le Bridge Pro de Hue. D’ailleurs, de nombreux témoignages confirment qu’ils avaient déjà fait la bascule sur cette nouvelle architecture, certains dès son lancement qui a eu lieu en 2022. Malgré tout, est-ce qu’Apple a cassé quelque chose au passage ? C’est possible, même s’il faut relever que la panne n’est pas généralisée. D’une part, elle ne semble concerner que le Bridge Pro, pas l’ancien Bridge Hue, ni d’autres passerelles équivalentes, comme la DIRIGERA d’IKEA.

D’autre part, tous les utilisateurs ne sont pas concernés. Au sein de l’équipe, mon collègue Pierre teste en ce moment même le Bridge Pro et dans son cas, le passage aux OS 26.3 a au contraire amélioré la situation en corrigeant l’un des bugs qu’il avait repérés pendant ses essais. On ne sait pas combien de propriétaires de produits Hue sont touchés par le problème, ni si la panne vient d’Apple ou du spécialiste de l’éclairage connecté. Comme le rappelle le rédacteur de Hue Blog, Maison est une boîte noire et ne fera absolument rien pour aider l’utilisateur à s’en sortir.

Si le pire devait se produire, un problème particulièrement agaçant peut survenir : l’erreur est tout simplement impossible à identifier. Apple constitue ici le principal obstacle. Dans Apple Home, anciennement HomeKit, il n’existe aucun journal. Aucune base recensant les erreurs survenues. Aucun indice permettant de déterminer l’origine du dysfonctionnement. Le diagnostic s’en trouve d’autant plus complexe pour les personnes réellement confrontées à ces problèmes.

J’aurais pu écrire ce paragraphe. Si vous êtes touché par ce bug, la seule solution qui semble fonctionner n’est pas très satisfaisante, puisqu’elle consiste à supprimer le Bridge Pro de Maison puis de le reconnecter. Attention toutefois, c’est une manœuvre destructive : vous perdrez l’assignation aux pièces de tous vos éclairages Hue, ainsi que les automatisations et scènes qui reposent sur eux. Si vous avez une installation complexe, ce n’est clairement pas l’idéal et on espère que Hue et/ou Apple pourront corriger le problème sans exiger cette procédure lourde.

Alerte nostalgie : macMule ouvre l’eMule des années 2000 sur votre Mac

17 février 2026 à 10:51

macMule (gratuit) permet d’obtenir une version pleinement fonctionnelle d’eMule sous macOS. Ce nom ravivera quelques souvenirs aux plus anciens sages parmi nous, ceux qui ont connu le téléchargement de distributions Linux en P2P sur le réseau eDonkey au tout début des années 2000. À cette époque reculée où les modems 56k étaient la norme et l’ADSL un doux rêve pour la majorité des utilisateurs, on pouvait utiliser « la mule » pour télécharger la dernière distribution Linux du moment, très lentement et avec une fiabilité toute relative.

macMule en action, ici avec la fonctionnalité intégrée pour trouver des fichiers à télécharger. Image MacGeneration.

Si vous rêviez de revivre cette douce époque, macMule vous permettra de le faire avec une app clés en main qui repose sous le capot sur Wine. En effet, eMule a été développée pour Windows et n’a jamais été adaptée au Mac, même s’il existait des variantes comme aMule. Ici, la nostalgie est la clé alors c’est la version historique qui est associée à Wine, l’outil open-source qui permet de faire tourner des apps ou jeux Windows sur un Mac. Tout est inclus dans le paquet que vous pourrez récupérer sur la page des sorties, ce qui explique au passage son poids. Comptez 480 Mo au téléchargement et pas moins de 1,19 Go dans le dossier des applications.

Ce n’est pas léger, mais cela fonctionne. J’ai pu le vérifier en cherchant une version récente d’Ubuntu et en la téléchargeant sur mon Mac. L’opération est plus lente et plus lourde (environ 100 % d’usage CPU constant sur mon Mac Studio) qu’avec un client torrent moderne à cause de la double traduction nécessaire (Wine pour le code Windows puis Rosetta 2 pour exécuter le code Intel), mais cela marche. C’est d’autant plus impressionnant que le réseau P2P utilisé ici n’est pas celui qui s’est imposé au cours du quart de siècle passé. Le protocole BitTorrent n’est pas exploité par eMule, c’est un système spécifique (eDonkey et Kad) qui n’a manifestement pas disparu.

Pendant un téléchargement avec macMule. Image MacGeneration.

À défaut d’être très utile, macMule offre un retour dans le passé amusant quelques minutes. Vous pouvez partager l’expérience gratuitement si le cœur vous en dit, puisque le projet est open-source et gratuit. Vous aurez besoin de macOS 10.15 au minimum et l’interface n’est proposée qu’en anglais. S’il y a bien une option pour passer en français, elle nécessite de télécharger un fichier depuis les serveurs officiels d’eMule qui ont été éteints depuis bien longtemps.

OpenAI recrute le créateur du phénomène OpenClaw pour démocratiser les agents IA

16 février 2026 à 09:55

Peter Steinberger, le développeur qui a créé en novembre dernier OpenClaw (alors appelé ClawdBot), a été recruté par OpenAI. Cette app permet de relier des grands modèles de langage à des outils qui tournent en local sur un ordinateur pour réaliser quasiment n’importe quelle tâche. Comme il l’explique sur son blog, son incroyable succès lui a ouvert les portes de la Silicon Valley. Il a été courtisé par tous les acteurs du secteur et a finalement choisi le créateur de ChatGPT, l’entreprise qui avait la meilleure vision selon lui pour démocratiser l’IA que l’on dit agentique.

ChatGPT dans la pince (claw en anglais) d’OpenClaw. Image MacGeneration/OpenAI/OpenClaw.

Fin novembre, le développeur publie ClawdBot, un jeu de mot sur le thème du homard avec un lien évident à Claude, à tel point que les avocats d’Anthropic ont fini par réagir et l’ont forcé à renommer son outil OpenClaw. Manifestement, le clin d’œil au nom de la firme de Sam Altman tout en restant dans l’univers du crustacé a posé moins de problèmes si l’on en juge aux annonces du jour. Quel que soit son nom, cet outil repose sur les grands modèles existants, en général ceux d’Anthropic ou d’OpenAI même si on peut utiliser n’importe quel LLM, y compris un modèle qui tourne en local sur un ordinateur.

Le point fort d’OpenClaw qui explique son succès, c’est d’offrir tout le nécessaire pour que le modèle en question automatise des actions sur un ordinateur. En lui donnant accès aux fichiers en local, en le liant à des données fournies par des services (calendrier, mail…) et le contrôlant à travers des messageries instantanées (Telegram, Discord ou même Messages sont parmi les multiples options), le système s’est avéré nettement plus puissant que ce qu’OpenAI ou Anthropic proposent chacun de leur côté avec respectivement Codex et Claude Code. C’est le même concept, des agents IA qui effectuent des tâches variées, mais OpenClaw a pour lui un bien plus grand nombre d’intégrations et des fans très enthousiastes.

C’est aussi un système complexe, qui nécessite de mettre les mains dans le cambouis virtuel pour tout configurer et qui peut vite mener à des catastrophes. L’installation se fait par le biais du terminal et la configuration de la communication avec une messagerie instantanée n’a rien d’évident. L’autre élément que l’on ne peut pas ignorer, c’est que l’on donne un niveau d’accès jamais vu à un grand modèle de langage et les récits catastrophe se sont multipliés au fur et à mesure de l’apparition du phénomène, tandis que les malwares se sont précipités sur l’opportunité.

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

Bref, OpenClaw n’est absolument pas un outil destiné au grand public, même si c’est peut-être le premier qui a montré concrètement à quoi le futur de l’informatique pourrait ressembler. C’est aussi la première fois que l’on se rapproche concrètement de ce qu’Apple a promis avec Siri il y a bientôt deux ans de cela, sans offrir jusque-là la moindre preuve d’avancées dans le domaine. C’est probablement pour cette raison que le projet a connu un succès aussi phénoménal, au point de pousser OpenAI à le reprendre sous son aile.

L’installation et la configuration d’OpenClaw se fait directement depuis le terminal. Image MacGeneration.

Dans un message publié sur X, Sam Altman promet qu’OpenClaw restera un projet open-source intégré à une fondation indépendante et qu’il ne sera pas limité aux modèles de son entreprise. Peter Steinberger ne devrait néanmoins plus travailler dessus, en tout cas pas seulement. Son objectif est de démocratiser le concept et d’offrir un outil pour automatiser des tâches que même sa mère pourrait utiliser, ce qui est bien plus difficile à mettre en œuvre qu’une collection de scripts Shell, comme on peut l’imaginer.

Quand j’ai commencé à explorer l’IA, mon objectif était de m’amuser et d’inspirer les gens. Et nous y voilà : le homard est en train de conquérir le monde. Ma prochaine mission consiste à concevoir un agent que même ma mère pourra utiliser. Cela demandera un changement bien plus important, une réflexion beaucoup plus poussée sur la manière de le faire en toute sécurité, ainsi qu’un accès aux tout derniers modèles et aux recherches les plus récentes.

Impossible de ne pas lier cette acquisition avec celle de Sky, startup créée par les fondateurs de Raccourcis qui travaillait sur une app assez similaire dans l’esprit, mais bien mieux intégrée à macOS et plus proche d’un outil grand public. OpenAI a acheté l’app et ses concepteurs en octobre dernier et on imagine que le créateur d’OpenClaw va rejoindre ce groupe au sein de l’entreprise californienne.

OpenAI achète Sky, l’outil d’automatisation basé sur IA des créateurs de Raccourcis

OpenAI achète Sky, l’outil d’automatisation basé sur IA des créateurs de Raccourcis

Voire en prendre le contrôle ? En tout cas, Sam Altman indique dans son message sur X que Peter Steinberger va « piloter la prochaine génération d’agents personnels » et il considère même que « ces travaux deviendront rapidement un pilier central de notre offre de produits ». C’est assez vague, mais on peut imaginer au minimum que les futurs agents IA d’OpenAI seront construits en partie sur les fondations d’OpenClaw.

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