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La guerre contre l'Iran est "juste", dit l'ex-Premier ministre israélien Yaïr Lapid

2 mars 2026 à 20:13
L'ancien Premier ministre israélien Yaïr Lapid a accordé un entretien à France 24. Il affirme qu'il soutient l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, bien qu'étant "le plus grand rival de Netanyahu". Qualifiant le conflit de "guerre juste", il estime que Téhéran a fait une erreur en attaquant les pays du Golfe, et que le conflit est devenu celui de "toute la région contre l'Iran".

Guerre au Moyen-Orient : le spectre d'un embrasement régional

2 mars 2026 à 20:10
Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie Saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touché. Au Liban les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.

De l'Iran au Venezuela : bienvenue dans l'ère de la CIA "made in Trump"

2 mars 2026 à 20:00

Pour éliminer le guide suprême iranien, Ali Khamenei, les informations de la CIA ont encore une fois été décisives. Selon les informations du New York Times, l'agence de renseignement américaine traquait l'ayatollah depuis des mois et savait qu'une réunion entre les dirigeants iraniens allait avoir lieu samedi 28 février à Téhéran. L'infiltration de la CIA ne s'est pas arrêtée là puisque l'agence américaine aurait également pu transmettre une photo de l'ayatollah au président américain pour confirmer son décès.

Malgré ce nouveau succès, une menace plane sur l’agence de renseignements la plus puissante au monde. Son nom ? Donald Trump. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2025, le président américain organise une purge d’envergure au sein de ses services de renseignements. L'objectif : détruire les carrières des personnes qui ont enquêté sur ses liaisons avec la Russie lors de la campagne de 2016. "La purge va même encore plus loin, précise Tim Weiner, journaliste américain, auteur de La Mission (Robert Laffont), vainqueur du prix Pulitzer en 1988. Si vous voulez un poste élevé au sein de la CIA, vous devez essentiellement prêter allégeance, non pas à la Constitution, mais à Donald Trump lui-même." Un an après le début de cette purge, difficile de savoir précisément combien de personnes sont parties. Certaines sources évoquent un chiffre avoisinant les 1 200 personnes.

D’autres changements surviennent rapidement. Notamment sur le recrutement des agents. Depuis les années 1980, la CIA avait pour habitude de recruter des agents de différentes ethnies pour faciliter les infiltrations à l’étranger. Mais l’administration Trump a aboli le DEI, le programme en faveur de la diversité, l’équité et l'inclusion. "Envoyer des espions exclusivement blancs, en Chine, au Pakistan ou en Somalie, est une mauvaise idée, explique Tim Weiner. Les espions veulent se fondre dans la masse. Ils veulent connaître la langue, l'histoire et la culture des pays qu'ils espionnent. Autrefois, la diversité était l'un des superpouvoirs de la CIA." Enfin, un troisième bouleversement s’est joué au fil des mois au sein de l’agence, dont l’aboutissement s'est illustré... le 3 janvier 2026.

L'opération Maduro

L’enlèvement de Nicolas Maduro raconte quelque chose de ce qu’est devenue la CIA sous Donald Trump. Une agence qu’il a voulu remodeler pour l’adapter à ses priorités. A travers la "Doctrine Monroe", rebaptisée "Donroe" par le président Trump, Washington s'autorise à s’immiscer dans les affaires de ses voisins latino-américains. Et sur le plan tactique, l’opération "Absolute Revolve" est un véritable succès. En plus de ces sources humaines infiltrées à Caracas, la CIA aurait communiqué plusieurs renseignements essentiels à la capture du président vénézuélien. En interne, l’opération symbolise bien la fracture qui s’est progressivement ouverte à la CIA : avec d’un côté, les analystes qui travaillent dans les bureaux, et de l’autre, les officiers de terrain, considérés comme des héros par la nouvelle administration.

La CIA serait donc entrée dans une nouvelle phase de politisation à outrance. Pourtant ce n’est pas si nouveau… Fondée en 1947 dans le cadre du National Security Act, l’agence est dès le début utilisée contre l’Union soviétique pendant la guerre froide. Depuis sa création, "la CIA est un instrument de la politique étrangère américaine, raconte Tim Weiner. Elle fait ce que le président lui dit de faire. Elle lui appartient." Aujourd’hui, la question est donc de savoir où placer le curseur entre la compétence et la loyauté. Entre purge au sein du renseignement, dérive autoritaire et politisation des institutions, Donald Trump prend le risque de fragiliser considérablement la plus célèbre des agences de renseignement.

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© REUTERS

Attaque iranienne contre une base militaire à Chypre : la guerre aux portes de l'Europe ?

2 mars 2026 à 19:51

La guerre au Moyen-Orient, entre la coalition israélo-américaine et l'Iran, pourrait-elle s'étendre aux portes de l'Europe ? Lundi, une base britannique située à Chypre a été ciblée par plusieurs drones iraniens Shahed, causant toutefois des dégâts limités et aucune victime, selon des responsables chypriotes et britanniques.

Une première frappe a touché une piste de la base aérienne britannique d'Akrotiri peu après minuit. Les responsables chypriotes pensent que l'attaque aurait été menée par le Hezbollah libanais, groupe militaire soutenu par l'Iran, au moyen d'un drone Shahed.

La cible n'était pas l'île méditerranéenne en soi, mais la base militaire britannique. Depuis ce week-end, l'Iran et ses alliés ripostent en effet à l'offensive israélo-américaine par des attaques contre des bases militaires, y compris alliées. Lundi en journée, deux autres drones ont été détectés se dirigeant vers Akrotiri, avant d'être interceptés, a déclaré un porte-parole chypriote.

Vers une possible escalade ?

La base d'Akrotiri est dans le viseur de l'Iran et de ses alliés, après que le Premier ministre Keir Starmer a accepté la demande des Etats-Unis, dimanche, d'utiliser cette position pour "des frappes défensives". La Grande-Bretagne compte environ 7 000 militaires et leurs familles à Chypre. Ses bases, d'une superficie de 255 kilomètres carrés (un peu moins de 3 % de la superficie de Chypre), abritent également un poste d'écoute britannique stratégique.

Le président chypriote Níkos Christodoulídis a néanmoins dit vouloir "être clair" sur le fait que son pays "ne participe d'aucune manière et n'a aucune intention de prendre part à une quelconque opération militaire".

La base d'Akrotiri est l'une des deux bases que la Grande-Bretagne a conservées dans son ancienne colonie depuis son indépendance en 1960. Elle a notamment été utilisée pour des opérations militaires en Irak, en Syrie et au Yémen. Chypre assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne (UE). Bien qu'elle ne soit pas membre de l'Otan comme le Royaume-Uni, en vertu de la clause de défense mutuelle de l'UE, les Etats membres devraient lui porter secours en cas d'attaque.

Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a déclaré lundi que la Grèce défendrait Chypre "par tous les moyens possibles" et qu'elle envoyait deux frégates à Chypre, dont une équipée d'un système anti-drone, ainsi que quatre avions de chasse F-16.

© REUTERS

Trump affirme que l'opération militaire en Iran est "nettement en avance" sur le calendrier prévu

Par : FRANCE 24
2 mars 2026 à 19:40
Assurant que les États-Unis ont les capacités d'aller "bien au-delà" d'un mois de guerre contre l'Iran, Donald Trump a affirmé lundi que l'opération militaire était "nettement en avance" sur le calendrier prévu. Il s'est dit prêt à aller plus loin "si nécessaire", y compris en envoyant des troupes au sol.

Apple envisagerait de faire tourner le nouveau Siri sur les serveurs de Google

Apple s’apprête à muscler Siri avec Gemini, mais l’IA a un coût immédiat : il faut des serveurs avec beaucoup de puissance. Selon The Information, Apple aurait demandé à la firme de Mountain View d’étudier l’installation de serveurs dédiés dans ses data centers afin de faire tourner une future version de Siri basée sur Gemini. Une option hybride qui donnerait de l’air à l’infrastructure de Cupertino, tout en renforçant mécaniquement sa dépendance à Google.

Image Apple/MacGeneration.

Apple reste moins bien armée que les autres géants de la Silicon Valley sur la partie cloud. The Information explique qu’Apple n’a jamais eu le réflexe d’investir massivement et durablement dans des data centers. Cette approche colle à sa culture centrée sur le matériel et ses marges, là où le cloud a souvent été vu comme une dépense lourde plutôt que comme un atout. L’entreprise a préféré louer de la puissance et perdu quelques experts du domaine au fil des ans.

Les choses ont changé, et à l’heure de l’IA, Apple a besoin de puissance dans le cloud. L’entreprise a une carte à jouer avec son Private Cloud Compute, présenté comme une extension sécurisée de l‘iPhone et du Mac pour les requêtes les plus lourdes. Sa capacité serait loin d’être pleinement exploitée en interne : seules 10 % des ressources seraient utilisées pour le moment, et du matériel serait même resté dans sa boîte en attendant d‘être réellement déployé.

Private Cloud Compute : comment Apple veut faire rimer « intelligence » et « confidentialité »

Private Cloud Compute : comment Apple veut faire rimer « intelligence » et « confidentialité »

Mais alors, pourquoi ne pas miser là-dessus au lieu de solliciter Google ? Apple craindrait d’être prise au dépourvu avec une infrastructure trop petite. De plus, le Private Cloud Compute a ses défauts. La mise à jour prendrait plus de temps qu’ailleurs, et les puces actuellement utilisées ont été conçues pour les appareils grand public. Elles ne sont pas optimisées pour les flux de travail d'IA, et ne sont donc pas du tout pensées pour exécuter des modèles volumineux comme Gemini.

Un serveur Apple dédié à l’IA en cours d’assemblage. Image Apple.

La Pomme aurait réalisé un peu tard qu’elle allait avoir besoin de serveurs pour adopter l’IA, si bien que son infrastructure dédiée « commençait à se détériorer » quand elle a tiré la sonnette d’alarme. En interne, cette tension se traduirait par une organisation fragmentée avec des équipes qui construisent leurs propres briques et des tentatives de mutualisation compliquées. Elle n’a donc eu d’autre choix que de se tourner de plus en plus vers des fournisseurs tiers comme Amazon.

Face à des besoins de plus en plus lourds, Apple aurait donc multiplié les options. Elle se serait appuyée sur AWS pour certains besoins liés à l‘IA, tout en gardant Google dans le viseur pour son rapport coût/capacité et la maturité de son infrastructure.

Entre Apple et Nvidia, une vieille relation houleuse

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C’est un gros changement, car Apple a banni Google Cloud pour ses besoins de calculs d’IA pendant des années pour des raisons de confidentialité. Les choses ont changé en 2023, Google ayant apporté des modifications à ses systèmes de sécurité qui ont répondu aux préoccupations de la Pomme. Apple a alors commencé à adopter l'infrastructure cloud de Google pour l'intelligence artificielle et s‘appuie déjà sur Google Cloud pour certains usages, notamment du stockage en ligne et l‘entraînement de modèles internes.

Selon les personnes interrogés, l’opération respecterait les standards de confidentialité d’Apple. L’entreprise profiterait de la puissance de Gemini pour muscler Siri, tout en cherchant à imposer ses exigences. Une manœuvre délicate pour son image, elle qui axe une grande partie de son marketing sur la vie privée. Le nouveau Siri est attendu pour cette année, et les premiers éléments devraient arriver sur iOS 26.5 selon Bloomberg.

Plusieurs pays du Golfe, dont le Bahreïn, le Qatar ou encore l'Irak, sont solidaires et assurent que l'attaque iranienne "est inapproprié et n'a pas raison d'être"

2 mars 2026 à 22:03
L'opération militaire américano-israélienne contre l'Iran se poursuit ce lundi 2 mars avec des frappes de Tsahal contre Téhéran et Beyrouth où "de hauts responsables" du Hezbollah ont été visés. Plusieurs pays du Golfe, dont le Bahreïn, le Qatar ou encore l'Irak, sont solidaires et que l'attaque iranienne "est inapproprié et n'a pas raison d'être".

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