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Si la franchise de Capcom a su se réinventer techniquement, elle traîne derrière elle un héritage narratif complexe, parsemé de pistes abandonnées et de conclusions hâtives. Nous avons sélectionné les 10 mystères en suspens dans Resident Evil qui pourraient, et devraient, être abordés par la série à un moment donnée.
En près de trente ans d’existence, la licence phare de Capcom a tissé une toile complexe où se mêlent conspirations biologiques mondiales et destins individuels brisés, laissant derrière chaque opus son lot de zones d’ombre et de pistes inexplorées. Le studio nippon parvient difficilement à refermer les plaies béantes du lore de Resident Evil, chaque nouvel opus y glissant plus de nouvelles questions que de réponses. Des ruines radioactives de Raccoon City aux récentes dérives institutionnelles du BSAA, nous avons synthétisé dix points critiques qui, s’ils sont enfin abordés, pourraient redéfinir tout ce que nous pensions savoir sur l’univers de la saga.

Depuis sa fuite dans les montagnes d’Arklay à la fin de Resident Evil 0, le lieutenant Billy Coen n’a plus donné aucun signe de vie. Déclaré officiellement mort par Rebecca Chambers pour le soustraire à sa condamnation, il reste l’un des rares personnages à avoir survécu à une zone de confinement de niveau 1 sans être intégré au BSAA ou à une agence gouvernementale. Son statut de mort-vivant administratif en fait un atout (ou une menace) que la série n’a plus exploité depuis plus de vingt ans.
Le final de l’incident du Queen Zenobia dans Resident Evil Revelations a scellé la fuite d’un échantillon du T-Abyss, récupéré par Raymond Vester et Jessica Sherawat. Ce virus, fusionnant le Virus-T avec un virus issu d’organismes abyssaux, possède la capacité de contaminer l’ensemble de la biosphère marine. Tant que ce duo d’agents doubles, agissant pour le compte d’une entité encore inconnue (potentiellement liée à TRICELL) reste dans la nature, la menace d’une catastrophe écologique globale plane sur la série.
Récupéré par Albert Wesker après son décès à la base antarctique sous contrôle des Ashford, le corps de Steve Burnside contenait une souche pure et stabilisée du virus T-Veronica. Wesker avait explicitement mentionné la possibilité de réanimer le sujet pour ses recherches. Malgré la mort de Wesker dans Resident Evil 5, les laboratoires secrets héritiers de ses travaux pourraient détenir une version clonée ou mutée de Steve, transformant ce personnage tragique en une arme biologique de pointe.

Introduit dans l’ombre de l’incident des Baker dans Resident Evil 7, ce syndicat criminel a orchestré la création de l’arme E-001 (Eveline). Contrairement à Umbrella qui visait la domination mondiale, The Connections opère comme un courtier technologique, vendant des souches virales à des régimes instables. Ils sont discrets, ils sont riches et ils sont toujours là. On attend toujours de voir la tête de leurs dirigeants.

Jill Valentine a subi des altérations cellulaires majeures suite à son exposition prolongée au virus Progenitor et à l’administration du gaz P30 par Wesker dans Resident Evil 5. Si ces changements expliquent son vieillissement ralenti et ses capacités physiques hors normes constatées dans les récents rapports de terrain, ils posent une question de sécurité nationale : Jill est-elle encore techniquement humaine ou constitue-t-elle un réservoir biologique dont le BSAA surveille l’évolution avec une méfiance croissante ? Si elle devient, malgré elle, une menace biologique ou une clé génétique pour de nouveaux virus, cela placerait les joueurs face à un dilemme moral inédit : combattre l’héroïne originale.

Agent double, triple, ou électron libre ? Depuis les incidents de Raccoon City, Ada Wong transmet des données sensibles à une entité anonyme souvent désignée sous le nom de L’Organisation. Ce groupe a survécu à la chute d’Umbrella, à celle de la Famille (Resident Evil 6) et aux purges du gouvernement américain. Tant que le nom et les objectifs de cette puissance de l’ombre ne sont pas révélés, la structure même de la géopolitique mondiale dans Resident Evil reste tronquée. Ada n’est que la face visible d’un empire financier et scientifique encore intact. C’est, encore aujourd’hui, le plus vieux mystère de la saga.

Les rumeurs entourant Resident Evil Requiem font état d’une découverte majeure sous les ruines vitrifiées de Raccoon City : le Projet Elpis. Ce protocole secret, qui aurait été mené parallèlement au Virus-T, suggère que la ville n’était pas seulement un laboratoire à ciel ouvert, mais le centre d’une expérience de transcendance génétique. Si une entité a survécu à l’explosion nucléaire de 1998, cela invaliderait tout ce que l’on pensait savoir sur la destruction totale de la zone et redéfinirait les origines de la série.

La renaissance d’Umbrella sous le logo bleu, officiellement consacrée à la réparation des crimes passés, demeure l’un des points les plus ambigus du lore. Bien qu’ils fournissent des armes sophistiquées comme l’Albert-01 au BSAA, leur accès privilégié aux anciens sites de recherche soulève des doutes. Plusieurs documents suggèrent que cette « nouvelle » Umbrella pourrait être une stratégie de blanchiment scientifique destinée à préparer le retour de la firme sous une forme encore plus hégémonique.

Depuis le final de Revelations 2 en 2015, le spectre d’Alex Wesker plane sur la licence. En transférant sa conscience dans la jeune Natalia Korda, l’antagoniste a réussi là où Albert avait échoué : l’immortalité biologique. Voir une enfant porter l’héritage génétique et mémoriel des Wesker au sein même de la famille Burton est une bombe à retardement narrative.

C’est le pivot central depuis la fin de Resident Evil Village. Découvrir que le BSAA déploie des créatures génétiquement modifiées remplaçant les effectifs humains constitue une rupture totale avec les fondements de la série. Pourquoi une organisation antiterroriste utiliserait-elle les outils de ses ennemis ? Est-ce une infiltration d’Umbrella, une nécessité stratégique ou une corruption interne profonde ? La fin de Resident Evil Village montre Chris se dirigeant vers le quartier général européen du BSAA pour obtenir des réponses.
S’il est un mystère que même les serveurs d’Umbrella ne parviennent pas à décrypter, c’est bien l’évolution morphologique constante du vétéran de l’unité S.T.A.R.S. Au fil des décennies, Chris Redfield semble avoir subi plus de mutations que n’importe quel sujet d’expérience. Entre son gabarit de bodybuilder capable de déplacer des rochers à mains nues dans Resident Evil 5 et sa refonte faciale quasi méconnaissable dans Resident Evil 7, Chris défie toutes les lois de la génétique et de la continuité visuelle. Chirurgie esthétique de pointe, effets secondaires d’une exposition prolongée aux virus, ou simple crise identitaire de la part de Capcom ? C’est sans doute là le secret le mieux gardé de la licence.
Que ces mystères trouvent une résolution définitive ou qu’ils ne soient que les prémices de nouvelles menaces plus sombres encore, une chose est certaine : la saga s’apprête à vivre l’un de ses chapitres les plus décisifs. L’attente touche enfin à sa fin pour les amateurs de survival-horror : Resident Evil Requiem sera disponible dès le 27 février prochain sur PC, Switch 2, PS5 et Xbox Series X|S. Reste à savoir si nous sommes réellement prêts à affronter les vérités qui nous attendent dans les ruines de Raccoon City.
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