Nintendo a déjà vendu 15 millions de Switch 2 aux consommateurs













Décidément, les jeux de course ont la cote en ce début d’année 2026. Après l’excellent portage de GRID Legends: Deluxe Edition sur Nintendo Switch 2, il est temps de s’attarder sur un nouveau portage, cette fois destiné aux consoles de salon. Nous avons reçu JDM: Japanese Drift Master il y a quelques jours sur PS5 et, après une dizaine d’heures passées à enchaîner les dérapages, le résultat final s’avère globalement convaincant, même s’il manque encore d’un certain peaufinage.
Testé sur PS5 Pro grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
Avant de s’attaquer directement à la trame scénaristique de JDM: Japanese Drift Master, il est important de rappeler que le titre est disponible depuis le 21 mai 2025 sur PC. Aux commandes, on retrouve Gaming Factory, un studio polonais notamment derrière le récent Ghost Keeper (toujours en accès anticipé). Cette version consoles arrivera quant à elle le 6 février 2026 sur PS5 et Xbox Series X|S, sans qu’aucune version Nintendo Switch 2 ne soit prévue pour le moment. Contrairement à de nombreux jeux du genre, il faut préciser que JDM: Japanese Drift Master est un jeu exclusivement solo : aucun mode multijoueur en ligne (classé, non classé, classements…) n’est proposé. Un mode split‑screen local est toutefois en développement et devrait arriver via une future mise à jour.
L’histoire suit l’ascension de Touma, passionné de mécanique qui débarque dans la préfecture fictive de Guntama, berceau du drift japonais. Polonais d’origine et pilote dans son pays natal, il se voit rapidement retirer son permis, ce qui le pousse à quitter son pays pour rejoindre le Japon. Très vite, il plonge dans une scène automobile vibrante, faite de routes de montagne sinueuses, d’autoroutes nocturnes et de pilotes locaux aussi talentueux qu’exigeants. Le joueur découvre la culture du tuning, les rivalités entre drifteurs et l’apprentissage progressif des techniques de glisse, le tout dans un Japon stylisé mêlant tradition, néons et adrénaline.

Pour raconter cette ascension, le jeu ne propose aucune cinématique, mais mise sur des planches de manga illustrant le parcours de Touma. L’aventure débute modestement, en tant que livreur de sushis, avant que le héros ne tisse progressivement des liens avec des figures influentes du milieu, jusqu’à devenir une véritable star du drift. Si le titre ne propose que des doublages anglais, une traduction française est bien présente… mais elle se révèle assez bancale. Certaines phrases sont longues, maladroites, voire difficiles à comprendre. On peut espérer que de futures mises à jour viendront corriger ces approximations.
JDM: Japanese Drift Master n’a cessé de s’améliorer depuis sa première mise à jour sur PC, et un premier DLC vient tout juste d’arriver sur cette même plateforme. Mais concrètement, que propose ce nouveau titre ? On retrouve un open-world situé au Japon, avec une carte vaste et plus de 250 km de routes, permettant de progresser à travers plusieurs arcs scénaristiques. Toutefois, la liberté n’est pas totale : inutile d’espérer une expérience façon The Crew: Motorfest ou Forza Horizon 5, car les rails de sécurité et diverses clôtures empêchent tout hors‑piste. L’accès à la carte se fait via le pavé tactile de la DualSense, et au fil de la progression dans la trame principale, de nouvelles missions secondaires se débloquent, offrant davantage d’argent pour acquérir des véhicules plus performants.

Comme son nom l’indique, le jeu repose sur une mécanique centrale : le drift. Si la maîtrise des dérapages n’est pas votre fort, l’expérience risque de vous frustrer, car la très grande majorité des épreuves reposent sur cette compétence. Le frein (L2) et le frein à main (X) seront vos meilleurs alliés pour réussir les virages les plus serrés. Le système de multiplicateur de points rend les épreuves particulièrement addictives : la moindre erreur – arrêt du drift ou tête‑à‑queue – annule le bonus et ajoute vos points sans multiplicateur. Lors du premier lancement, deux modes de conduite sont proposés : arcade ou simucarde. De notre côté, le mode arcade s’est révélé le plus plaisant et le plus adapté à l’expérience recherchée.
Depuis son lancement, le nombre de véhicules a nettement augmenté : on compte aujourd’hui plus d’une quarantaine de voitures, disponibles auprès d’un vendeur dédié. La personnalisation est également au rendez‑vous, aussi bien esthétique que technique, afin de trouver le bon équilibre entre vitesse et contrôle dans les nombreux virages du jeu. Parmi les marques représentées, on retrouve notamment Honda et Mazda, tandis que des marques fictives remplacent Toyota et Mitsubishi. Un point reste toutefois à améliorer : l’IA, encore instable, qui effectue parfois des manœuvres étranges entraînant des collisions imprévisibles. De plus, les sensations de vitesse sont peu mises en avant : même à plus de 200 km/h, difficile d’avoir l’impression de rouler vite, contrairement à d’autres jeux du genre.

En complément de la carte accessible via le pavé tactile, un smartphone intégré permet de suivre sa progression, les quêtes principales, les missions secondaires et les véhicules acquis. Comptez une dizaine d’heures pour terminer la trame principale, et plus de trente heures pour tout débloquer. Avec les mises à jour gratuites régulières, ce chiffre devrait continuer à grimper, d’autant que les quêtes secondaires bénéficient elles aussi de planches de manga pour leur mise en scène. Côté épreuves, on alterne entre objectifs de drift à atteindre et courses où il faut remplir généralement deux conditions : finir premier et obtenir le meilleur score. C’est d’ailleurs l’une de nos petites déceptions : les variantes restent limitées, et on retombe très souvent sur les mêmes règles.
Si le gameplay de JDM: Japanese Drift Master est une réussite, il est désormais temps d’aborder un point essentiel : la technique et la réalisation globale. Sur PS5, deux modes graphiques sont proposés : Qualité et Performance. Le premier offre un 30 fps stable avec des détails visuels plus poussés, tandis que le second privilégie un framerate à 60 images par seconde, que nous avons préféré. En contrepartie, plusieurs concessions sont immédiatement perceptibles : gestion des ombres moins aboutie, popping très présent et aliasing plus marqué. À noter également que le titre ne bénéficie d’aucune optimisation spécifique pour la PS5 Pro, même si la DualSense est pleinement exploitée grâce aux vibrations haptiques et aux gâchettes adaptatives.
Propulsée par l’Unreal Engine 5, cette production affiche un rendu parfois étrange, avec un aspect plastique qui donne aux environnements un manque de vie et de réalisme. Les nombreuses vues disponibles sont appréciables, notamment la vue cockpit, même si les intérieurs auraient mérité un soin supplémentaire : certaines textures restent perfectibles. En revanche, l’un des grands points forts du jeu réside dans sa bande-son et ses nombreuses radios proposant des musiques sous licence. La sélection est excellente : rock, électro, jazz… chacun y trouvera son compte. Le sound design des véhicules bénéficie lui aussi d’un vrai travail, renforçant l’immersion et la sensation de piloter.

Autre élément montrant que JDM: Japanese Drift Master nécessite encore quelques mises à jour : les collisions, toujours assez étranges. Il arrive qu’un simple contact envoie notre voiture dans le décor en une fraction de seconde. Nous avons même vécu des situations où, en tentant de nous appuyer sur un adversaire, notre véhicule devenait totalement incontrôlable, partant en tête‑à‑queue sans possibilité de rattrapage. Contrairement à la majorité des jeux du genre, aucun retour en arrière n’est disponible, et dans les courses dans lesquelles l’on mise nos précieux yens, l’option Recommencer est désactivée pour préserver l’immersion. Un choix malin, mais parfois frustrant.
JDM: Japanese Drift Master est un jeu conçu par des passionnés, et cela se ressent à chaque instant. Malgré un budget limité, le projet bénéficie d’un gameplay vraiment agréable, avec une maniabilité qui varie nettement selon le véhicule choisi. L’ambiance japonaise est globalement bien retranscrite, portée par des planches de manga qui servent de fil conducteur à la narration. En revanche, l’optimisation et les problèmes techniques restent présents, ce qui a parfois nui à notre expérience de jeu. On regrette également des épreuves qui se ressemblent un peu trop, manquant de variété sur la durée. Nul doute que les prochaines mises à jour viendront combler une partie des lacunes évoquées dans ce test, d’autant que le titre est tout de même proposé à un peu plus d’une trentaine d’euros à son lancement.
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Alors que la concurrence se compte aujourd’hui sur les doigts d’une main sur Nintendo Switch 2, les jeux de course aux graphismes réalistes (en excluant notamment Mario Kart World et Kirby Air Riders) arrivent petit à petit. Tandis que Gear.Club Unlimited 3 est attendu pour février 2026, Feral Interactive saisit l’occasion pour dégainer quelques semaines plus tôt un portage de GRID Legends, un épisode sympathique mais qui manquait quelque peu de contenu lors de sa sortie initiale. Mais qu’en est-il de cette version Deluxe en 2026 ? Réponse dans notre test complet.
Testé sur Nintendo Switch 2 grâce à une version numérique envoyée par l’éditeur
Depuis sa sortie en 2022 sur consoles et PC, GRID Legends a connu de nombreuses évolutions. Entre la publication de multiples DLC et son adaptation sur smartphones (iOS et Android), le jeu développé par Codemasters s’est ouvert à de nouveaux supports. Déjà à l’origine du portage mobile, Feral Interactive est de nouveau à la manœuvre pour adapter le titre sur Nintendo Switch 2, et uniquement sur la dernière console du constructeur japonais. Bien que le jeu soit également disponible sur PS4 et Xbox One, les développeurs londoniens ont fait le choix de ne pas proposer cette version sur l’ancienne Switch.
Rappelons que Feral Interactive n’est pas un novice en la matière : sa spécialité est justement de porter des jeux sortis depuis plusieurs années vers de nouvelles plateformes. On leur doit notamment les portages de Hitman: Absolution et Hitman: Blood Money sur Nintendo Switch, ainsi que celui de GRID Autosport en 2019. Si les deux premiers titres ont été largement critiqués pour leur optimisation décevante, GRID Autosport reste l’un des meilleurs jeux de course disponibles sur Switch, même s’il s’agissait d’un portage PS3/Xbox 360.

Cette nouvelle adaptation de GRID Legends arrive donc à un prix compétitif de 29,99 €, incluant l’ensemble des contenus additionnels sortis à ce jour. Mais la question demeure : s’agit-il réellement d’une bonne affaire en 2026 ?
Au vu de la faible concurrence dans ce secteur, GRID Legends s’impose comme le précurseur d’un genre apprécié par de nombreux joueurs, mais encore trop peu représenté sur Nintendo Switch 2. On retrouve ici un jeu simu-arcade signé par des spécialistes du domaine : Codemasters. Le gameplay est à la fois plaisant, stimulant et très accessible, avec une large palette d’options de personnalisation. Si vous souhaitez éviter la gestion des dégâts ou profiter d’aides à la conduite, tout est prévu. Avec plus de 120 voitures et 156 circuits répartis sur 24 territoires (France, Russie, Japon…), les sensations varient réellement selon les combinaisons choisies. On ne s’ennuie jamais et le feeling est au rendez-vous, surtout avec 7 types de vues (cockpit, capot…) qui conviendront à tous les joueurs.

Ce portage a été réalisé dans de bonnes conditions, et Feral Interactive a tenu compte de la capacité de stockage limitée de la console. Disponible uniquement en version numérique, le jeu pèse 28,4 Go, un volume conséquent puisqu’il représente plus d’un septième de l’espace disponible par défaut. Mais le luxe visuel a un prix, et pour le coup, vous en aurez pour votre argent : le portage est une très grande réussite technique. Avec quatre modes graphiques en portable et deux en mode docké, chacun peut trouver le compromis idéal selon l’expérience recherchée.
En mode portable, le mode Graphismes propose un affichage stable à 30 fps, avec une meilleure résolution et davantage de détails. Le mode Économie d’énergie conserve les 30 fps mais réduit fortement la résolution (540p). De notre côté, nous avons privilégié le mode Équilibré, qui offre une résolution dynamique (entre 540p et 864p) pour un affichage à 40 fps. Enfin, le mode Performance est le seul à atteindre les 60 fps (aidé par le VRR), au prix d’une résolution oscillant entre 684p et 828p et de réglages graphiques réduits. En mode docké, le mode Performance maintient les 60 fps, tandis que le mode Graphismes tourne en 1080p / 30 fps, avec de très rares ralentissements.

Au-delà de l’aspect technique pur, le jeu est visuellement très réussi, riche en détails aussi bien sur les pistes que sur les nombreux véhicules. Mis à part un peu de popping parfois gênant, les effets visuels sont de qualité, et courir sous la pluie devient presque plus agréable que dans la réalité. Le titre prend également en charge plusieurs éléments importants : l’écran tactile pour naviguer dans les menus, la manette Pro, la manette GameCube, ainsi que les vibrations HD des Joy-Con 2. Là où ces vibrations se révèlent souvent grossières dans d’autres portages, elles sont ici finement calibrées, parfaitement synchronisées avec l’action à l’écran.
Vendu uniquement avec ses précédents contenus téléchargeables, GRID Legends se destine clairement aux joueurs en quête d’un jeu de course solo orienté simu-arcade. Entrons directement dans le vif du sujet : le titre est, à l’heure où nous écrivons ces lignes, dépourvu de mode en ligne, pourtant présent sur les autres supports. Tout n’est pas perdu : pour GRID Autosport, une mise à jour était arrivée six mois après le lancement pour combler cette absence. Reste à savoir si l’histoire se répétera. Dans les faits, il n’est donc possible de jouer qu’en solo, aucun mode local n’étant proposé. On devra se contenter des deux modes principaux de cet opus : Histoire et Carrière.

Lors de la sortie du jeu sur PS5, nous gardions le souvenir d’un titre plein de qualités mais finalement assez vide. Avec l’intégralité des DLC inclus, l’offre devient enfin plus consistante, et le mode Histoire qui ne comptait qu’une trentaine de courses à l’époque, s’étoffe grâce à de nouveaux arcs scénaristiques. La trame principale nous place dans la peau du pilote numéro 22, jeune talent approché par une écurie en perdition. L’objectif est simple : remonter la hiérarchie pour décrocher le titre de champion. Pour illustrer ces scénarios, le jeu propose des cinématiques doublées en français… parfois assez malaisantes. Entre clichés et jeu d’acteur approximatif, l’immersion en prend temps en temps un coup.
Les quatre autres histoires suivent la même logique, enchaînant les épreuves avec des objectifs généralement faciles à atteindre. Même en dépassant largement les attentes, ne vous attendez pas à des récompenses particulièrement gratifiantes. Là où GRID Legends tire réellement son épingle du jeu, c’est dans son mode Carrière, bien plus varié, tant dans les objectifs que dans les catégories de véhicules. Le fonctionnement reste classique, mais la possibilité de créer son écurie, d’attirer des sponsors et de monétiser ses performances pour débloquer de nouvelles voitures ou améliorer son staff technique apporte une vraie profondeur.

On retrouve également un mode Libre pour lancer rapidement une course, tandis que la seule fonctionnalité en ligne permet de participer à des épreuves renouvelées régulièrement. Fait étonnant : les scores sont partagés uniquement avec les joueurs iOS et Android. Avec du recul, cela s’explique par le fait que Feral Interactive était déjà derrière le portage mobile et en profite pour mutualiser les données. Néanmoins, il aurait été appréciable d’y inclure les joueurs consoles et PC.
Enfin, un mot sur l’ambiance sonore : si les thèmes musicaux deviennent rapidement lassants, le sound design, lui, est solide et contribue efficacement à l’immersion, que l’on soit sur circuit ou en pleine course urbaine.
GRID Legends: Deluxe Edition est un solide portage sur Nintendo Switch 2. Techniquement impressionnant pour le support, le titre adapté par Feral Interactive s’en sort très bien, aussi bien en mode portable qu’en mode docké. Si vous recherchez un jeu de course arcade agréable à prendre en main, son prix contenu – incluant l’ensemble des DLC sortis à ce jour – constitue un argument supplémentaire pour passer (ou repasser) à la caisse. On regrettera simplement l’absence d’un mode local, mais surtout la disparition pure et simple du véritable multijoueur en ligne : dommage.
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