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Mac OS X : le pari le plus risqué de l’histoire moderne d’Apple ?

27 février 2026 à 13:05

C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.

Image : r/Appelboxes

À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !

On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…

25 ans vraiment ?

Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.

Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.

On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.

Image : MacOS X Server 1.0

Le choc des cultures : l'ombre de NeXT

L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.

Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n'a pas acheté BeOS »

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.

Le fantasme du Mac sur PC

L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :

« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »

Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?

Aqua" ou le futur à bout de souffle

À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.

Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.

Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X

L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.

De la survie à la maturité

Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.

Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.

Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion

RAMpocalypse : pourquoi il est (peut-être) urgent d’acheter un Mac aujourd’hui

27 février 2026 à 09:34

À trois jours d’un événement Apple — ou d’une « expérience », pour reprendre le jargon marketing en vogue — la prudence est généralement de mise. Le dogme est simple : on ne touche pas à son portefeuille avant que Tim Cook n'ait abattu ses cartes, sous peine de voir son achat frappé d'obsolescence (ou de baisse de prix) en moins de 72 heures.

Pourtant, une fois n'est pas coutume, si vous lorgnez sur une nouvelle machine à court ou moyen terme, avancer votre décision d'achat pourrait s'avérer être un calcul salvateur.

L’implacable loi des marges

Loin de nous l’idée de vous pousser à la consommation de manière irréfléchie. Mais quoi qu’en dise la communication officielle, la « RAMpocalypse » qui couve finira tôt ou tard par se traduire sur l'étiquette. Cupertino n’a jamais été une œuvre de charité et n'a pas pour habitude de rogner sur ses marges pour éponger les crises.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Hausse des matières premières, variations erratiques des taux de change ou pénurie de composants : Apple a toujours fini par refiler la facture au consommateur. Certes, la Pomme tentera probablement de maintenir ses prix d’appel — c'est une question d'image, presque de psychologie. Dans un marché du smartphone de plus en plus tendu, afficher un tarif d'entrée stable est une opportunité de gagner des parts de marché.

L’option, ce levier de compensation

Mais ne vous y trompez pas : si le prix de base ne bouge pas, Apple sait se rattraper ailleurs. Le levier privilégié ? Les options. Ce phénomène pourrait d'ailleurs débuter dès la semaine prochaine. À l’occasion de la traditionnelle fermeture de l’Apple Store qui précède les annonces, Apple pourrait discrètement revoir à la hausse le tarif des options de stockage et de mémoire vive sur l’ensemble de ses configurations. Même celles qui n’ont pas été rafraîchies.

Jusqu

Jusqu'à 220 € d'augmentation sur le prix des options pour Mac

Certes, nous n'avons aucun indice matériel d'une telle hausse pour lundi prochain. Mais le précédent est encore frais : il y a tout juste un an, Apple profitait d'une mise à jour mineure pour gonfler le prix du gigaoctet en option.

Au vu du contexte actuel, il est fort probable que Cupertino réédite l'exercice. Si votre projet porte sur une configuration « musclée », riche en RAM et en stockage SSD, vous auriez tout intérêt à prendre les devants.

L'arbitrage est facile pour une machine d'entrée ou de milieu de gamme comme le Mac mini M4. Mais la question se pose également pour l'achat d'un iPad Pro ou d'un iPhone 17 Pro Max : si vous visez les paliers de stockage supérieurs, la note pourrait grimper sans prévenir.

La réflexion est évidemment plus délicate pour les machines de pointe comme le Mac Studio ou le MacBook Pro M5, mais au moins, vous voilà prévenus : la semaine prochaine, le « prix de l'excellence » pourrait encore monter d'un cran.

RAMpocalypse : pourquoi il est (peut-être) urgent d’acheter un Mac aujourd’hui

27 février 2026 à 09:34

À trois jours d’un événement Apple — ou d’une « expérience », pour reprendre le jargon marketing en vogue — la prudence est généralement de mise. Le dogme est simple : on ne touche pas à son portefeuille avant que Tim Cook n'ait abattu ses cartes, sous peine de voir son achat frappé d'obsolescence (ou de baisse de prix) en moins de 72 heures.

Pourtant, une fois n'est pas coutume, si vous lorgnez sur une nouvelle machine à court ou moyen terme, avancer votre décision d'achat pourrait s'avérer être un calcul salvateur.

L’implacable loi des marges

Loin de nous l’idée de vous pousser à la consommation de manière irréfléchie. Mais quoi qu’en dise la communication officielle, la « RAMpocalypse » qui couve finira tôt ou tard par se traduire sur l'étiquette. Cupertino n’a jamais été une œuvre de charité et n'a pas pour habitude de rogner sur ses marges pour éponger les crises.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Hausse des matières premières, variations erratiques des taux de change ou pénurie de composants : Apple a toujours fini par refiler la facture au consommateur. Certes, la Pomme tentera probablement de maintenir ses prix d’appel — c'est une question d'image, presque de psychologie. Dans un marché du smartphone de plus en plus tendu, afficher un tarif d'entrée stable est une opportunité de gagner des parts de marché.

L’option, ce levier de compensation

Mais ne vous y trompez pas : si le prix de base ne bouge pas, Apple sait se rattraper ailleurs. Le levier privilégié ? Les options. Ce phénomène pourrait d'ailleurs débuter dès la semaine prochaine. À l’occasion de la traditionnelle fermeture de l’Apple Store qui précède les annonces, Apple pourrait discrètement revoir à la hausse le tarif des options de stockage et de mémoire vive sur l’ensemble de ses configurations. Même celles qui n’ont pas été rafraîchies.

Jusqu

Jusqu'à 220 € d'augmentation sur le prix des options pour Mac

Certes, nous n'avons aucun indice matériel d'une telle hausse pour lundi prochain. Mais le précédent est encore frais : il y a tout juste un an, Apple profitait d'une mise à jour mineure pour gonfler le prix du gigaoctet en option.

Au vu du contexte actuel, il est fort probable que Cupertino réédite l'exercice. Si votre projet porte sur une configuration « musclée », riche en RAM et en stockage SSD, vous auriez tout intérêt à prendre les devants.

L'arbitrage est facile pour une machine d'entrée ou de milieu de gamme comme le Mac mini M4. Mais la question se pose également pour l'achat d'un iPad Pro ou d'un iPhone 17 Pro Max : si vous visez les paliers de stockage supérieurs, la note pourrait grimper sans prévenir.

La réflexion est évidemment plus délicate pour les machines de pointe comme le Mac Studio ou le MacBook Pro M5, mais au moins, vous voilà prévenus : la semaine prochaine, le « prix de l'excellence » pourrait encore monter d'un cran.

Huawei GT Runner 2 : un nouveau système d’antenne qui change la donne pour le GPS ?

27 février 2026 à 08:52

Dans le petit milieu des montres sportives bruissait, depuis quelques semaines, la rumeur d'un nouveau modèle doté de capacités GPS étonnantes. Le mystère a été levé hier : il s’agit de la GT Runner 2 de Huawei.

Image : Huawei

Le constructeur chinois cherche clairement à faire son grand retour sur le marché des montres de sport. Pour ce faire, il n'a pas lésiné sur les moyens en s'attachant les services d'Eliud Kipchoge, le roi du marathon qui a longtemps été l’égérie de Coros. D'après les premiers tests, cette GT Runner 2 s'annonce comme une sérieuse prétendante au poignet des coureurs. Elle sera disponible mi-mars au tarif de 399 €.

L’antenne : le nerf de la guerre

Mais revenons au cœur du sujet : le GPS. Si la montre profite de quelques retouches esthétiques, la véritable star du spectacle se cache sous le capot — ou plutôt, tout autour. C’est le nouveau design de l’antenne.

Dans les années 2010, la précision d'une montre se jouait essentiellement sur le choix de la puce (Sony, MediaTek, etc.). Mais depuis la fin de la décennie, le centre de gravité a glissé vers l'antenne elle-même. On parle ici d'un minuscule fil métallique, généralement niché dans la lunette.

C'est un exercice de haute voltige : chaque modèle nécessite une conception unique, car la forme de la lunette, les matériaux utilisés ou la taille du boîtier influent sur la réception. A ce petit jeu, Apple, Garmin et Suunto font figure de référence.

Image : Huawei

La botte secrète de Huawei : la double antenne

Alors, comment Huawei compte-t-il bousculer la hiérarchie ? La réponse tient dans une architecture inédite. Plutôt que de se contenter d'une seule source de réception, la GT Runner 2 embarque deux antennes GNSS.

La première est intégrée directement dans le boîtier de la montre. La seconde, plus audacieuse, est logée dans la lunette en titane. Pour éviter que les signaux ne s'annulent ou ne s'interfèrent, Huawei utilise une bague d'isolation qui permet à l'antenne supérieure de rester "flottante" et non reliée à la masse, contrairement à l'antenne inférieure.

Sur le papier, cette configuration hybride promet une stabilité de signal inédite, même dans les environnements urbains denses où les gratte-ciel jouent habituellement les trouble-fêtes.

Image : Huawei

Verdict du bitume : un potentiel encore bridé ?

C’est prometteur sur le papier, mais qu’en est-il une fois les chaussures lacées ? Les premiers testeurs, qui ont pu éprouver la bête sur le terrain, rendent un verdict pour le moins contrasté.

La douche est plutôt froide du côté de DC Rainmaker. Le blogueur américain, référence absolue en la matière, ne cache pas sa déception concernant les performances GPS. Pour lui, le contrat n'est pas rempli : alors que Huawei promettait une précision chirurgicale, la montre peine à atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant, même dans des conditions de réception jugées simples ou modérées. En clair : elle échoue précisément là où on l'attendait le plus.

Interrogé sur ces résultats, Huawei botte en touche avec un argument logiciel : si le matériel est identique pour tous, les algorithmes auraient été optimisés spécifiquement pour la course sur route (et donc pour les spécificités du marathon). Une explication qui laisse DC Rainmaker sceptique : avec vingt ans d'expertise dans les tests de précision GNSS, il estime que le problème est sans doute plus profond qu'une simple question d'optimisation.

Image : Huawei

Le son de cloche est plus nuancé chez The5KRunner. Plus optimiste, il voit dans cette GT Runner 2 un véritable diamant brut. Selon ses relevés, la montre a parfois fait preuve d'une précision exemplaire, dépassant tout ce qu'il avait pu tester jusqu'à présent dans des situations complexes. Huawei semble même avoir réussi son pari fou : maintenir une trace cohérente lors de passages sous des tunnels.

Le tableau n'est pourtant pas idyllique. Cette excellence est ponctuée de moments d'incohérence totale dans des conditions pourtant clémentes, là où n'importe quelle montre d'entrée de gamme s'en sortirait sans sourciller.

Il ne serait pas étonnant qu'après quelques mises à jour de firmware bien senties, ces errances de jeunesse ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Huawei a l'habitude de peaufiner ses produits au fil des mois, et la base matérielle semble trop solide pour rester sur un échec.

En attendant, cette GT Runner 2 a le mérite de jeter un sérieux pavé dans la mare. Cette architecture à double antenne pourrait bien donner des idées à la concurrence. A 399 €, Huawei ne propose pas encore la montre parfaite, mais a sans doute de quoi bousculer un peu la concurrence.

RAMpocalypse : le marché des smartphones va entrer en récession

27 février 2026 à 08:10

La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.

Un séisme plus profond que la pandémie

Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.

L’écosystème Android particulièrement touché

Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.

Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.

Apple, une forteresse sous pression

Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.

Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Vers une nouvelle hiérarchie du marché

Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.

D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".

Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.

Huawei GT Runner 2 : un nouveau système d’antenne qui change la donne pour le GPS ?

27 février 2026 à 08:52

Dans le petit milieu des montres sportives bruissait, depuis quelques semaines, la rumeur d'un nouveau modèle doté de capacités GPS étonnantes. Le mystère a été levé hier : il s’agit de la GT Runner 2 de Huawei.

Image : Huawei

Le constructeur chinois cherche clairement à faire son grand retour sur le marché des montres de sport. Pour ce faire, il n'a pas lésiné sur les moyens en s'attachant les services d'Eliud Kipchoge, le roi du marathon qui a longtemps été l’égérie de Coros. D'après les premiers tests, cette GT Runner 2 s'annonce comme une sérieuse prétendante au poignet des coureurs. Elle sera disponible mi-mars au tarif de 399 €.

L’antenne : le nerf de la guerre

Mais revenons au cœur du sujet : le GPS. Si la montre profite de quelques retouches esthétiques, la véritable star du spectacle se cache sous le capot — ou plutôt, tout autour. C’est le nouveau design de l’antenne.

Dans les années 2010, la précision d'une montre se jouait essentiellement sur le choix de la puce (Sony, MediaTek, etc.). Mais depuis la fin de la décennie, le centre de gravité a glissé vers l'antenne elle-même. On parle ici d'un minuscule fil métallique, généralement niché dans la lunette.

C'est un exercice de haute voltige : chaque modèle nécessite une conception unique, car la forme de la lunette, les matériaux utilisés ou la taille du boîtier influent sur la réception. A ce petit jeu, Apple, Garmin et Suunto font figure de référence.

Image : Huawei

La botte secrète de Huawei : la double antenne

Alors, comment Huawei compte-t-il bousculer la hiérarchie ? La réponse tient dans une architecture inédite. Plutôt que de se contenter d'une seule source de réception, la GT Runner 2 embarque deux antennes GNSS.

La première est intégrée directement dans le boîtier de la montre. La seconde, plus audacieuse, est logée dans la lunette en titane. Pour éviter que les signaux ne s'annulent ou ne s'interfèrent, Huawei utilise une bague d'isolation qui permet à l'antenne supérieure de rester "flottante" et non reliée à la masse, contrairement à l'antenne inférieure.

Sur le papier, cette configuration hybride promet une stabilité de signal inédite, même dans les environnements urbains denses où les gratte-ciel jouent habituellement les trouble-fêtes.

Image : Huawei

Verdict du bitume : un potentiel encore bridé ?

C’est prometteur sur le papier, mais qu’en est-il une fois les chaussures lacées ? Les premiers testeurs, qui ont pu éprouver la bête sur le terrain, rendent un verdict pour le moins contrasté.

La douche est plutôt froide du côté de DC Rainmaker. Le blogueur américain, référence absolue en la matière, ne cache pas sa déception concernant les performances GPS. Pour lui, le contrat n'est pas rempli : alors que Huawei promettait une précision chirurgicale, la montre peine à atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant, même dans des conditions de réception jugées simples ou modérées. En clair : elle échoue précisément là où on l'attendait le plus.

Interrogé sur ces résultats, Huawei botte en touche avec un argument logiciel : si le matériel est identique pour tous, les algorithmes auraient été optimisés spécifiquement pour la course sur route (et donc pour les spécificités du marathon). Une explication qui laisse DC Rainmaker sceptique : avec vingt ans d'expertise dans les tests de précision GNSS, il estime que le problème est sans doute plus profond qu'une simple question d'optimisation.

Image : Huawei

Le son de cloche est plus nuancé chez The5KRunner. Plus optimiste, il voit dans cette GT Runner 2 un véritable diamant brut. Selon ses relevés, la montre a parfois fait preuve d'une précision exemplaire, dépassant tout ce qu'il avait pu tester jusqu'à présent dans des situations complexes. Huawei semble même avoir réussi son pari fou : maintenir une trace cohérente lors de passages sous des tunnels.

Le tableau n'est pourtant pas idyllique. Cette excellence est ponctuée de moments d'incohérence totale dans des conditions pourtant clémentes, là où n'importe quelle montre d'entrée de gamme s'en sortirait sans sourciller.

Il ne serait pas étonnant qu'après quelques mises à jour de firmware bien senties, ces errances de jeunesse ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Huawei a l'habitude de peaufiner ses produits au fil des mois, et la base matérielle semble trop solide pour rester sur un échec.

En attendant, cette GT Runner 2 a le mérite de jeter un sérieux pavé dans la mare. Cette architecture à double antenne pourrait bien donner des idées à la concurrence. A 399 €, Huawei ne propose pas encore la montre parfaite, mais a sans doute de quoi bousculer un peu la concurrence.

RAMpocalypse : le marché des smartphones va entrer en récession

27 février 2026 à 08:10

La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.

Un séisme plus profond que la pandémie

Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.

L’écosystème Android particulièrement touché

Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.

Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.

Apple, une forteresse sous pression

Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.

Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Vers une nouvelle hiérarchie du marché

Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.

D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".

Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.

Razer lance une housse pour MacBook Pro qui recharge aussi votre iPhone et vos AirPods

27 février 2026 à 07:14

Razer s'éloigne un instant des claviers mécaniques et des souris pour joueurs pour s'intéresser au transport de nos Mac. L'accessoiriste vient de lever le voile sur la Razer Laptop Sleeve 16, une housse de protection pour ordinateurs de 16 pouces qui cache une petite surprise : un double chargeur sans fil intégré.

Une housse qui fait office de tapis de charge

Vendu 139,99 €, cet accessoire ne se contente pas de protéger votre MacBook Pro 16 pouces durant vos déplacements. La partie supérieure de la housse intègre deux zones de charge magnétique compatibles MagSafe. L'idée est simple : une fois arrivé au bureau ou au café, il suffit de poser son iPhone et ses AirPods sur la housse pour refaire le plein d'énergie. Détail malin, les aimants du système de charge servent également de fermoir pour maintenir la housse bien close lorsque vous transportez votre ordinateur.

Un port USB-C pour nourrir le tout

Pour fonctionner, la housse doit évidemment être reliée à une source d'énergie via son port USB-C. Razer recommande l'utilisation d'un adaptateur secteur de 30W ou plus, mais il est tout aussi possible de la brancher directement sur l'un des ports du Mac.

Côté performances, il ne faudra toutefois pas être trop pressé. La puissance est bridée à 15W pour l'iPhone et 5W pour les AirPods (ou un second petit accessoire). Notez qu'avec l'arrivée des nouveaux iPhone supportant la charge sans fil jusqu'à 25W, cette solution Razer reste un peu en retrait en termes de vitesse pure. De plus, les contraintes d'espace et de puissance empêchent la recharge simultanée de deux smartphones.

Une protection sérieuse pour le châssis

Au-delà de l'aspect technologique, Razer n'a pas oublié la fonction première de l'objet : la protection. Le châssis en aluminium de votre Mac est mis à l'abri grâce à une doublure intérieure en tissu pelucheux qui prévient les micro-rayures, tandis que l'extérieur en polyester noir assure une bonne résistance à l'usure et aux averses passagères. Pour parer aux maladresses du quotidien, la housse intègre également un rembourrage dédié et des coins renforcés capables d'absorber les chocs accidentels lors des manipulations.

La Razer Laptop Sleeve 16 est d'ores et déjà disponible sur le site officiel de la marque. Si le tarif de 130 € peut paraître élevé pour une simple protection, sachez que Razr propose pour 89,99 € le même modèle, mais sans les capacités de recharge.

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ?

27 février 2026 à 07:00

La semaine prochaine s’annonce chargée pour Apple. Parmi la salve de nouveautés attendues, la firme de Cupertino devrait rafraîchir son iPad d’entrée de gamme. Sous ses airs de simple évolution technique, cette mise à jour aura un argument de poids : elle ouvrira enfin les portes d’Apple Intelligence à la tablette la plus abordable de la gamme.

Image iGeneration

Un design inchangé

On ne change pas une équipe qui gagne. Aucune rumeur ne laisse penser qu’Apple préparait un nouveau design pour l’iPad 12ᵉ génération. L’entrée de gamme devrait donc reconduire exactement la même formule : un écran de 11 pouces bord à bord, un bouton Touch ID sur la tranche et des bordures toujours assez épaisses.

Apple n’a plus retouché le design de cet iPad depuis la 10ᵉ génération, qui avait enfin adopté une esthétique plus moderne et cohérente avec les iPad Air et iPad Pro. Depuis, la firme semble estimer que la recette fonctionne… et les ventes lui donnent probablement raison.

Image iGeneration

Cet iPad reste d’ailleurs le plus épais de la famille : 7 mm au compteur, un seul format d’écran, et un affichage Retina LED sans ProMotion, sans large gamme de couleurs P3 et sans dalle laminée. Autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour technologique que les modèles Pro. L’écart est toujours saisissant lorsque l’on passe d’un appareil à l’autre.

Là où Apple pourrait tout de même s’amuser, c’est sur les coloris. La gamme actuelle (bleu, rose, argent et jaune) pourrait accueillir de nouvelles teintes en 2026. C’est souvent le seul terrain sur lequel l’iPad entrée de gamme change d’une année sur l’autre.

Pour le reste, n’attendez rien de neuf : capteur photo, caméra frontale, port USB-C, compatibilité avec les accessoires ou encore prise en charge de l’Apple Pencil devraient rester strictement inchangés.

Un système sur puce qui lui ouvre les portes d’Apple Intelligence ?

Les rumeurs s’accordent à dire que l’iPad d’entrée de gamme devrait passer à la puce A18. C’est le même moteur que l’on trouve dans les iPhone 16e, 16 et 16 Plus : une puce gravée en 3 nm, plus rapide et plus économe que l’A16 qui équipe encore le modèle actuel.

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Et ce changement n’est pas qu’un simple rafraîchissement technique. L’A16 de 2025 ne prenait pas en charge Apple Intelligence. L’A18, si. Avec cette transition, l’iPad 2026 deviendrait le tout premier modèle d’entrée de gamme compatible avec Apple Intelligence.

Autre bénéfice collatéral : l’A18 intègre un ray tracing matériel qui devrait améliorer nettement l’expérience de jeu, même sur ce modèle “budget”.

Reste la mémoire. L’iPad 11ᵉ génération se contente de 6 Go de RAM, mais pour faire tourner Apple Intelligence, Apple devra forcément passer à 8 Go. Une évolution quasi obligatoire si l’entreprise veut proposer une expérience cohérente avec le reste de la gamme.

Des puces Apple pour la communication

Apple pourrait profiter de cette révision pour moderniser toute la partie communication. Après avoir inauguré sa puce maison N1 (Wi-Fi, Bluetooth et Thread) avec l’iPhone 17 puis l’iPad Pro, la firme va sans doute poursuivre dans cette voie l’année prochaine. Le gain serait notable pour l’iPad d’entrée de gamme : le modèle actuel se limite au Wi-Fi 6, tandis que la N1 ouvre la voie au Wi-Fi 7 et à ses réseaux 6 GHz bien plus rapides, ainsi qu’au Bluetooth 6. On verra si 2026 sera l’année du Wi-Fi 7 chez Apple ou si elle réservera cette technologie aux modèles plus haut de gamme.

La puce N1 se charge de tout (ou presque)

Côté modèles cellulaires, Apple pourrait également remplacer les puces Qualcomm par son propre modem, comme elle l’a déjà fait en 2025 sur certains iPhone et iPad avec les C1 et C1X. Ces modems maison offrent une meilleure efficacité énergétique tout en conservant des performances comparables, un bon moyen d’améliorer l’autonomie sans augmenter les coûts ni changer le design.

Prix

Côté tarif, rien n’indique pour l’instant qu’Apple compte bouleverser sa grille : l’iPad 11ᵉ génération démarre à 389 € en 128 Go, et le futur modèle devrait rester dans les mêmes eaux.

visionOS 26.3.1 : un petit correctif pour le sport sur Vision Pro

27 février 2026 à 06:51

Apple a déployé hier soir visionOS 26.3.1, une révision mineure de son système d'exploitation pour ordinateur spatial. Cette mise à jour intervient deux semaines tout juste après la sortie de la version 26.3, avec un objectif très précis en ligne de mire.

Image : Apple

Adieu les clignotements sur l’app Apple TV

Ne cherchez pas de nouvelles fonctions révolutionnaires dans cette version « .1 ». Comme souvent avec ces numérotations, Apple se concentre sur la stabilité. Selon les notes de version, ce correctif vise spécifiquement un problème de scintillement (flicker) qui pouvait survenir lors de l'utilisation de la fonction Multiview dans l'application Apple TV.

Ce bug, particulièrement agaçant pour les amateurs de sport qui suivent plusieurs flux simultanément, appartient désormais au passé. Pour les utilisateurs du Vision Pro, c'est l'assurance de retrouver une image parfaitement stable lors des prochaines soirées de MLS ou de baseball ou à l’occasion des débuts de la formule 1 la semaine prochaine sur l’Apple TV..

Comment mettre à jour ?

Le processus reste inchangé pour les possesseurs du casque. Pour lancer le téléchargement, rendez-vous dans l'application Réglages, puis dans la section Général et enfin Mise à jour logicielle.

Comme d'habitude, l'installation nécessite de retirer le Vision Pro. Vous pourrez suivre l'avancée de l'opération directement sur l'écran extérieur EyeSight, qui affichera la barre de progression dédiée.

Une mise à jour pourrait en cacher une autre. iOS 26.3.1 a laissé ici ou là des traces sur la toile.

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l'iPhone 17e ?

Razer lance une housse pour MacBook Pro qui recharge aussi votre iPhone et vos AirPods

27 février 2026 à 07:14

Razer s'éloigne un instant des claviers mécaniques et des souris pour joueurs pour s'intéresser au transport de nos Mac. L'accessoiriste vient de lever le voile sur la Razer Laptop Sleeve 16, une housse de protection pour ordinateurs de 16 pouces qui cache une petite surprise : un double chargeur sans fil intégré.

Une housse qui fait office de tapis de charge

Vendu 139,99 €, cet accessoire ne se contente pas de protéger votre MacBook Pro 16 pouces durant vos déplacements. La partie supérieure de la housse intègre deux zones de charge magnétique compatibles MagSafe. L'idée est simple : une fois arrivé au bureau ou au café, il suffit de poser son iPhone et ses AirPods sur la housse pour refaire le plein d'énergie. Détail malin, les aimants du système de charge servent également de fermoir pour maintenir la housse bien close lorsque vous transportez votre ordinateur.

Un port USB-C pour nourrir le tout

Pour fonctionner, la housse doit évidemment être reliée à une source d'énergie via son port USB-C. Razer recommande l'utilisation d'un adaptateur secteur de 30W ou plus, mais il est tout aussi possible de la brancher directement sur l'un des ports du Mac.

Côté performances, il ne faudra toutefois pas être trop pressé. La puissance est bridée à 15W pour l'iPhone et 5W pour les AirPods (ou un second petit accessoire). Notez qu'avec l'arrivée des nouveaux iPhone supportant la charge sans fil jusqu'à 25W, cette solution Razer reste un peu en retrait en termes de vitesse pure. De plus, les contraintes d'espace et de puissance empêchent la recharge simultanée de deux smartphones.

Une protection sérieuse pour le châssis

Au-delà de l'aspect technologique, Razer n'a pas oublié la fonction première de l'objet : la protection. Le châssis en aluminium de votre Mac est mis à l'abri grâce à une doublure intérieure en tissu pelucheux qui prévient les micro-rayures, tandis que l'extérieur en polyester noir assure une bonne résistance à l'usure et aux averses passagères. Pour parer aux maladresses du quotidien, la housse intègre également un rembourrage dédié et des coins renforcés capables d'absorber les chocs accidentels lors des manipulations.

La Razer Laptop Sleeve 16 est d'ores et déjà disponible sur le site officiel de la marque. Si le tarif de 130 € peut paraître élevé pour une simple protection, sachez que Razr propose pour 89,99 € le même modèle, mais sans les capacités de recharge.

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ?

27 février 2026 à 07:00

La semaine prochaine s’annonce chargée pour Apple. Parmi la salve de nouveautés attendues, la firme de Cupertino devrait rafraîchir son iPad d’entrée de gamme. Sous ses airs de simple évolution technique, cette mise à jour aura un argument de poids : elle ouvrira enfin les portes d’Apple Intelligence à la tablette la plus abordable de la gamme.

Image iGeneration

Un design inchangé

On ne change pas une équipe qui gagne. Aucune rumeur ne laisse penser qu’Apple préparait un nouveau design pour l’iPad 12ᵉ génération. L’entrée de gamme devrait donc reconduire exactement la même formule : un écran de 11 pouces bord à bord, un bouton Touch ID sur la tranche et des bordures toujours assez épaisses.

Apple n’a plus retouché le design de cet iPad depuis la 10ᵉ génération, qui avait enfin adopté une esthétique plus moderne et cohérente avec les iPad Air et iPad Pro. Depuis, la firme semble estimer que la recette fonctionne… et les ventes lui donnent probablement raison.

Image iGeneration

Cet iPad reste d’ailleurs le plus épais de la famille : 7 mm au compteur, un seul format d’écran, et un affichage Retina LED sans ProMotion, sans large gamme de couleurs P3 et sans dalle laminée. Autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour technologique que les modèles Pro. L’écart est toujours saisissant lorsque l’on passe d’un appareil à l’autre.

Là où Apple pourrait tout de même s’amuser, c’est sur les coloris. La gamme actuelle (bleu, rose, argent et jaune) pourrait accueillir de nouvelles teintes en 2026. C’est souvent le seul terrain sur lequel l’iPad entrée de gamme change d’une année sur l’autre.

Pour le reste, n’attendez rien de neuf : capteur photo, caméra frontale, port USB-C, compatibilité avec les accessoires ou encore prise en charge de l’Apple Pencil devraient rester strictement inchangés.

Un système sur puce qui lui ouvre les portes d’Apple Intelligence ?

Les rumeurs s’accordent à dire que l’iPad d’entrée de gamme devrait passer à la puce A18. C’est le même moteur que l’on trouve dans les iPhone 16e, 16 et 16 Plus : une puce gravée en 3 nm, plus rapide et plus économe que l’A16 qui équipe encore le modèle actuel.

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Et ce changement n’est pas qu’un simple rafraîchissement technique. L’A16 de 2025 ne prenait pas en charge Apple Intelligence. L’A18, si. Avec cette transition, l’iPad 2026 deviendrait le tout premier modèle d’entrée de gamme compatible avec Apple Intelligence.

Autre bénéfice collatéral : l’A18 intègre un ray tracing matériel qui devrait améliorer nettement l’expérience de jeu, même sur ce modèle “budget”.

Reste la mémoire. L’iPad 11ᵉ génération se contente de 6 Go de RAM, mais pour faire tourner Apple Intelligence, Apple devra forcément passer à 8 Go. Une évolution quasi obligatoire si l’entreprise veut proposer une expérience cohérente avec le reste de la gamme.

Des puces Apple pour la communication

Apple pourrait profiter de cette révision pour moderniser toute la partie communication. Après avoir inauguré sa puce maison N1 (Wi-Fi, Bluetooth et Thread) avec l’iPhone 17 puis l’iPad Pro, la firme va sans doute poursuivre dans cette voie l’année prochaine. Le gain serait notable pour l’iPad d’entrée de gamme : le modèle actuel se limite au Wi-Fi 6, tandis que la N1 ouvre la voie au Wi-Fi 7 et à ses réseaux 6 GHz bien plus rapides, ainsi qu’au Bluetooth 6. On verra si 2026 sera l’année du Wi-Fi 7 chez Apple ou si elle réservera cette technologie aux modèles plus haut de gamme.

La puce N1 se charge de tout (ou presque)

Côté modèles cellulaires, Apple pourrait également remplacer les puces Qualcomm par son propre modem, comme elle l’a déjà fait en 2025 sur certains iPhone et iPad avec les C1 et C1X. Ces modems maison offrent une meilleure efficacité énergétique tout en conservant des performances comparables, un bon moyen d’améliorer l’autonomie sans augmenter les coûts ni changer le design.

Prix

Côté tarif, rien n’indique pour l’instant qu’Apple compte bouleverser sa grille : l’iPad 11ᵉ génération démarre à 389 € en 128 Go, et le futur modèle devrait rester dans les mêmes eaux.

visionOS 26.3.1 : un petit correctif pour le sport sur Vision Pro

27 février 2026 à 06:51

Apple a déployé hier soir visionOS 26.3.1, une révision mineure de son système d'exploitation pour ordinateur spatial. Cette mise à jour intervient deux semaines tout juste après la sortie de la version 26.3, avec un objectif très précis en ligne de mire.

Image : Apple

Adieu les clignotements sur l’app Apple TV

Ne cherchez pas de nouvelles fonctions révolutionnaires dans cette version « .1 ». Comme souvent avec ces numérotations, Apple se concentre sur la stabilité. Selon les notes de version, ce correctif vise spécifiquement un problème de scintillement (flicker) qui pouvait survenir lors de l'utilisation de la fonction Multiview dans l'application Apple TV.

Ce bug, particulièrement agaçant pour les amateurs de sport qui suivent plusieurs flux simultanément, appartient désormais au passé. Pour les utilisateurs du Vision Pro, c'est l'assurance de retrouver une image parfaitement stable lors des prochaines soirées de MLS ou de baseball ou à l’occasion des débuts de la formule 1 la semaine prochaine sur l’Apple TV..

Comment mettre à jour ?

Le processus reste inchangé pour les possesseurs du casque. Pour lancer le téléchargement, rendez-vous dans l'application Réglages, puis dans la section Général et enfin Mise à jour logicielle.

Comme d'habitude, l'installation nécessite de retirer le Vision Pro. Vous pourrez suivre l'avancée de l'opération directement sur l'écran extérieur EyeSight, qui affichera la barre de progression dédiée.

Une mise à jour pourrait en cacher une autre. iOS 26.3.1 a laissé ici ou là des traces sur la toile.

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l'iPhone 17e ?

RAMpocalypse : chez HP, la mémoire représente maintenant 35 % du coût de fabrication d’un PC

26 février 2026 à 08:09

Cela risque bien d’être la statistique de la semaine. On parle à longueur de temps de cette hausse sans fin du prix de la mémoire vive. Si ce phénomène de « RAMpocalypse » vous semble encore un peu abstrait, la dernière déclaration de Karen Parkhill, directrice financière de HP, devrait vous donner un élément de comparaison particulièrement concret.

Image : Jayasahan Hansana - Unsplash

Lors de la publication des derniers résultats financiers du groupe, elle a révélé que le coût de la RAM représentait désormais 35 % du coût total de fabrication d’un ordinateur.

Une inflation fulgurante en quelques mois

Le bond est vertigineux. « Nous avions partagé au trimestre dernier que les coûts de la mémoire et du stockage représentaient environ 15 à 18 % de la facture de composants de nos PC ; nous estimons désormais ce chiffre à environ 35 % pour l'année », a précisé la CFO lors de la conférence téléphonique avec les analystes.

En clair, la part budgétaire de la mémoire dans une machine a tout simplement doublé en un temps record. Et HP ne compte pas absorber ces coûts par pure philanthropie : Karen Parkhill a confirmé que cette hausse se répercuterait inévitablement sur les prix de vente en magasin. Un discours qui fait écho à celui de Samsung, qui tire également la sonnette d’alarme face aux pénuries de puces provoquées par l'appétit insatiable de l’intelligence artificielle.

L’IA, à la fois coupable et moteur de croissance

Pour les acheteurs de PC, la pilule est amère : en 2026, payer plus cher pour une configuration standard est devenu la norme. Bruce Broussard, PDG par intérim de HP, tente de temporiser en affirmant qu'il croit en une « rationalisation du marché avec le temps ». En attendant, le constructeur cherche désespérément de nouveaux fournisseurs et des sources d'approvisionnement moins coûteuses pour épargner ses marges.

Le paradoxe de cette crise réside dans son origine. Si la RAM est chère, c’est parce que l’IA siphonne les stocks mondiaux. Pourtant, c'est cette même IA qui tire les ventes vers le haut. Selon les dirigeants de HP, la demande pour les « AI PC » est étonnamment robuste : ces machines dopées au silicium intelligent représentent déjà 35 % des ventes de la marque.

Ces chiffres impressionnants contrastent toutefois avec les signaux envoyés par la concurrence. Chez Dell, le discours est nettement plus nuancé, suggérant que le grand public ne se soucie pas encore réellement de l'étiquette « AI PC » au moment de passer à la caisse.

Reste une réalité comptable : que vous soyez convaincu ou non par l’utilité d’un NPU dans votre quotidien, vous paierez le prix fort pour votre RAM.

Les AirPods Ultra compatibles avec Apple Intelligence et l'intelligence visuelle ?

26 février 2026 à 07:20

Voici des mois qu’il se murmure qu’Apple sortirait à la rentrée de nouveaux AirPods Pro équipés de petites caméras. La rumeur n’est pas nouvelle, mais petit à petit, les détails fuitent sur la manière dont Apple pourrait utiliser ce composant pour muscler ses écouteurs à l'heure de l'intelligence artificielle.

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

Des yeux au creux des oreilles

Selon l'indéboulonnable Ming-Chi Kuo, dont les prédictions sont souvent partagées par d'autres sources bien informées, ces futurs AirPods Pro embarqueraient des capteurs infrarouges capables de voir votre environnement immédiat. L'objectif premier serait technique : permettre un contrôle par gestes et affiner l'audio spatial.

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

Mais le projet ne s'arrêterait pas là. Le leaker Kosutami avance que ces caméras serviraient de passerelle directe vers Apple Intelligence. En clair, la fonction « Intelligence Visuelle » déjà aperçue sur l'iPhone s'inviterait dans vos oreilles. Les AirPods deviendraient alors capables de décrire le monde qui vous entoure sans même que vous ayez besoin de sortir votre téléphone de votre poche.

Visual Intelligence sur iPhone

Quel appareil va traiter les images ?

À supposer que tout cela soit vrai, cela pose la question du traitement. Quel appareil va analyser ces images et les décrire à l’utilisateur ? Les AirPods Pro eux-mêmes ou l’iPhone auquel ils sont connectés ? La deuxième hypothèse semble la plus probable. Ce dernier n’a pas de souci de puissance de calcul, à condition qu’il s’agisse d’un modèle récent.

Gurman said also
Yeah me personally forgot to say it's IR camera and connected with Apple Intelligence https://t.co/dqrOwDSfa9 pic.twitter.com/2pWJLCPgsl

— Kosutami (@Kosutami_Ito) February 24, 2026

Mais cela pose un autre problème : avoir suffisamment de bande passante pour faire passer à la fois l’audio et le contenu des images entre les deux appareils. Dans le domaine des technologies sans fil, Apple possède un vrai savoir-faire technique et pourrait profiter de ces nouveaux AirPods Pro pour introduire une nouvelle puce dont elle a le secret.

Une gamme AirPods Pro à deux vitesses ?

Si ces rumeurs se confirment, Apple pourrait rompre avec sa stratégie habituelle. Jusqu'ici, les AirPods Pro ont toujours été déclinés en un seul modèle. Mais à l'image de ce qui a été fait avec les AirPods 4, Cupertino pourrait segmenter son offre haut de gamme :

  • AirPods Pro 3
  • AirPods Pro avec caméras : une version premium qui pourrait être vendue un peu plus cher.

Ces nouveaux modèles devraient être présentés à la rentrée. Enfin si Apple ne prend pas trop de retard dans le développement de ses fonctions liées à l’IA…

MacBook « low-cost » : la liste (un peu longue) des concessions d’Apple pour faire baisser la facture

26 février 2026 à 06:49

La semaine prochaine devrait marquer une étape importante dans l’histoire du Mac. Juste avant son événement « spécial », Apple pourrait annoncer le portable le plus abordable de son histoire. Si les grandes lignes techniques commencent à se dessiner, il reste une inconnue de taille : son prix. Les paris sont ouverts : les plus optimistes misent sur un ticket d'entrée à 599 $, tandis que les analystes les plus prudents tablent plutôt sur 799 $.

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

Une équation économique complexe

Apple cherche à lancer ce Mac abordable au pire moment. Entre l'envolée des prix des composants clés, comme la mémoire vive, et la hausse du coût des matières premières, le timing est loin d'être idéal. Pour maintenir ses marges habituelles tout en compressant le prix de vente, la firme de Cupertino a dû faire des choix drastiques.

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

On sait déjà qu'Apple aurait mis au point un nouveau procédé de forgeage de l'aluminium, plus rapide et plus rentable que celui utilisé pour les MacBook Air et Pro actuels. L’utilisation d’une puce initialement destinée aux iPhone permettrait également de réduire les coûts tout en offrant une autonomie record. Mais ces ajustements industriels ne suffiraient pas à atteindre la fourchette de prix visée.

D’après des éléments dénichés dans une version interne du Kernel Debug Kit de macOS Tahoe, Apple aurait activé plusieurs autres leviers pour abaisser la facture. Si la source de ces fuites doit encore faire ses preuves, les compromis évoqués semblent cohérents avec une stratégie « low-cost ».

L’écran et le stockage en ligne de mire

Le premier poste d'économie concernerait l'affichage. La luminosité maximale de la dalle pourrait tomber sous la barre des 500 nits du MacBook Air actuel. Plus surprenant encore, Apple ferait l'impasse sur True Tone, cette technologie qui adapte la colorimétrie de l'écran à la lumière ambiante. Un retrait qui marquerait un net retour en arrière pour le confort visuel.

Côté stockage, la modularité serait réduite au strict minimum. Ce nouveau MacBook se limiterait à des capacités de 256 Go et 512 Go (avec une option 128 Go réservée au monde de l'éducation). Exit les configurations à 1 To ou 2 To disponibles sur le reste de la gamme. Plus gênant peut-être pour les performances au quotidien : les vitesses de lecture et d'écriture du SSD seraient en retrait, Apple privilégiant probablement l'utilisation d'une puce NAND unique, moins onéreuse mais moins véloce.

Des concessions sur le confort et la connectivité

Pour grappiller encore quelques dollars sur le coût de revient, Apple s'attaquerait à des fonctions pourtant devenues standards sur Mac :

  • le clavier : Il pourrait perdre son rétroéclairage, une absence difficile à avaler en 2026, même sur l'entrée de gamme.
  • la recharge : La charge rapide ne serait pas de la partie, imposant des temps de récupération plus longs.
  • l’audio : La prise jack ferait l'impasse sur le support des casques à haute impédance, une fonction introduite sur les Mac depuis 2021.

Enfin, la connectivité sans fil subirait une cure d'austérité. Alors que les iPhone 17 et l'iPhone Air embarquent la puce maison « N1 » (gérant le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et le protocole Thread), ce MacBook ferait bande à part. Pour réduire les coûts, Apple se tournerait vers une puce tierce entrée de gamme fournie par MediaTek.

A cette liste, il faut également ajouter le fait que cette machine sera très certainement dotée de seulement 8 Go de RAM. Lors de l’achat, il ne serait même pas possible de choisir une configuration mieux dotée. Enfin, le Thunderbolt ne sera très certainement pas de la partie.

Prudence de rigueur

Bien que les fichiers extraits de macOS Tahoe soient authentiques, l'interprétation qui en est faite invite à la prudence. Le leaker à l'origine de ces informations n'a pas encore de passif solide en matière de révélations. Il est donc possible qu'Apple teste plusieurs configurations ou que certains de ces compromis soient finalement écartés avant le lancement officiel. Une chose est sûre : pour voir un MacBook sous la barre des 600 $, il faudra accepter de vivre avec un Mac moins « confortable » qu’à l’accoutumée. Mais cela ne devrait pas l’empêcher de très bien se vendre, si l’on en croit les premières études des analystes.

SFR va activer prochainement la vraie 5G pour les iPhone

25 février 2026 à 09:21

C’est une petite habitude à chaque nouvelle bêta d’iOS : au-delà des fonctions de surface, ce sont souvent les fichiers de réglages opérateurs qui vendent la mèche sur les évolutions du réseau à venir. La dernière préversion, iOS 26.4 bêta 2, ne fait pas exception et apporte son lot de nouveautés pour chacun des opérateurs.

Bouygues et SFR : place à la VoNR

Bouygues et SFR semblent marcher d'un même pas concernant l'évolution de leurs infrastructures. Vu leur accord de mutualisation de leur réseau, cela n’est pas totalement surprenant. Pour Bouygues Télécom et SFR, on note l'arrivée de la VoNR (Voice over New Radio). Derrière cet acronyme se cache la possibilité de passer des appels vocaux directement via le réseau 5G, sans avoir à basculer sur les bandes 4G. Pour l'utilisateur, c'est la promesse d'un établissement d'appel quasi instantané et d'une qualité audio encore supérieure.

Free Mobile propose de la voix en HD+ sur la 5G SA, mais pas encore sur les iPhone

Free Mobile propose de la voix en HD+ sur la 5G SA, mais pas encore sur les iPhone

SFR rejoint la plupart de ses concurrents en activant enfin la 5G SA (Standalone). C'est la « vraie » 5G, celle qui ne s'appuie plus sur un cœur de réseau 4G, permettant ainsi des latences réduites au minimum et des débits plus stables. De son côté, Bouygues en profite pour mettre à jour les réglages de son MVNO partenaire, La Poste Mobile.

Orange lance la 5G+, ou 5G Stand Alone, sur les iPhone [  : Free et Bouygues aussi]

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Orange et Free : transferts d’eSIM et peaufinage technique

Chez Orange, l'évolution est avant tout pratique. Le géant historique autorise désormais le transfert d’eSIM entre Android et iOS. Une excellente nouvelle pour ceux qui jonglent entre les plateformes ou qui souhaitent migrer leur forfait sans passer par la case fastidieuse du flashage de QR Code ou de l'appel au service client. Petit à petit, toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour qu’Apple propose uniquement des modèles eSIM à la vente en France.

Image : Tiino-X83

Le RCS chiffré est là, mais reste en sourdine

Enfin, le gros morceau concerne le RCS. Si le protocole de messagerie de Google est bien présent dans les fichiers de configuration des quatre grands opérateurs français, il reste pour l'instant désactivé, même dans cette deuxième bêta.

Image : iGeneration

Le déploiement semble imminent, mais il faudra attendre une mise à jour des réglages opérateurs poussée par Apple pour pouvoir enfin échanger des messages chiffrés avec ses contacts Android de manière native. Patience, donc.

iOS 26.4 bêta 2 : le RCS chiffré de bout en bout avec Android entre enfin en test

iOS 26.4 bêta 2 : le RCS chiffré de bout en bout avec Android entre enfin en test

Invrs.io : Apple réalise l’une des plus petites acquisitions de son histoire

25 février 2026 à 07:25

On le sait : Apple a une affection toute particulière pour l’acquisition de petites structures. Là où ses rivaux n’hésitent pas parfois à sortir le carnet de chèques pour des emplettes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars, la firme de Cupertino préfère avancer à bas bruit, chassant les talents et les brevets plutôt que les parts de marché. Cette fois, Apple a fait particulièrement fort en mettant la main sur invrs.io LLC, une société qui ne comptait qu’un seul et unique employé.

Image MacGeneration

Un profil de haut vol passé par Google et Meta

Derrière ce nom se cache Martin Schubert. Fondée en 2023, sa structure est le fruit d'un parcours assez impressionnant : l'homme a passé plus de quinze ans dans l'industrie des semi-conducteurs et des technologies de pointe. Avant de tenter l'aventure en solo, il a notamment piloté des programmes de design chez Google et Meta.

Martin Schubert - image : Linkedin

Son CV affiche près d'une centaine de brevets à son actif. Chez ses précédents employeurs, il dirigeait des projets de conception assistée par intelligence artificielle, une expertise qu'il a insufflée au cœur d'Invrs.io.

L’IA au service de l'optique et de la photonique

Mais que fait concrètement Invrs.io ? Sur sa page GitHub, la société expliquait vouloir faire progresser la conception guidée par l'IA, avec un focus initial sur l'optique. C’est un secteur névralgique pour de nombreux produits actuels et futurs : composants pour la réalité augmentée ou virtuelle, centres de données, ou encore véhicules autonomes.

La Commission européenne qui a fait part de cette acquisition dans le cadre du DMA apporte un éclairage supplémentaire sur les travaux de Schubert :

« Invrs développe des frameworks open source pour la recherche en photonique, fournissant des défis de simulation standardisés et un classement public pour comparer les résultats de conception. »

S’il est encore trop tôt pour savoir exactement comment Apple compte intégrer les travaux de Martin Schubert, les pistes ne manquent pas. Son expertise pourrait servir à optimiser les modules caméra des iPhone, le matériel de traitement d'image, ou encore les composants optiques du Vision Pro. L'amélioration de la précision optique et la réduction de la latence via des designs assistés par IA sont des enjeux majeurs pour le futur de l'informatique spatiale.

Si l’affaire ne remonte à la surface qu’aujourd’hui, la transaction a en réalité été amorcée en octobre dernier. Apple s'est alors pliée à ses obligations réglementaires en notifiant la Commission européenne du rachat des actifs et de l'unique employé d'Invrs.io.

Après une période de réserve de quatre mois, Bruxelles a fini par lever le voile sur l'opération. Cette transparence forcée offre une rare fenêtre sur les coulisses de Cupertino : sous l’égide du DMA (Digital Markets Act), ce type de micro-acquisition est désormais scruté de près par le régulateur. L'objectif est clair : empêcher les « acquisitions tueuses » — ces rachats destinés à étouffer une technologie émergente avant qu'elle ne devienne une menace — et surveiller la concentration des talents les plus pointus du secteur.

App Store : Apple vérifie l’âge de ses utilisateurs dans plusieurs pays

25 février 2026 à 06:55

Dans de nombreux pays, Apple ne peut plus faire l’économie d’une vérification stricte de l’âge de ses utilisateurs. Sous la pression de législations locales de plus en plus fermes, la firme de Cupertino a déployé de nouveaux mécanismes de contrôle au Brésil, en Australie et à Singapour, ainsi que dans deux États américains : l’Utah et la Louisiane.

Un tour de vis pour les contenus sensibles

Depuis le 24 février, Apple bloque le téléchargement des applications classées « 18+ » en Australie, au Brésil et à Singapour pour tous les utilisateurs n'ayant pas confirmé leur majorité. Le processus de validation s’appuie sur des « méthodes raisonnables » intégrées nativement à l’App Store. Si la validation est automatique dans la plupart des cas, les développeurs peuvent être amenés à vérifier de leur côté le statut de l'utilisateur via une interface de programmation dédiée : l’API Declared Age Range.

Le cas du Brésil est particulièrement révélateur de cette tendance. Dans le pays, les applications intégrant des loot boxes (coffres de butin) sont désormais systématiquement classées en 18+. La loi brésilienne interdit en effet l’exposition des mineurs à ces mécanismes de jeu de hasard. Pour s'y conformer, Apple transmet désormais un nouveau signal aux développeurs indiquant la méthode de vérification utilisée, permettant ainsi de lever le doute sur l'âge réel de l'utilisateur.

Une loot box - image : Sameboat - CC BY-SA 4.0

Aux États-Unis, la pression monte également. En Utah et en Louisiane, de nouvelles réglementations entreront en vigueur respectivement le 6 mai et le 1er juillet 2026. Ces lois, qui s’appliqueront aux nouveaux comptes Apple, imposent aux développeurs d’utiliser l’API de vérification d’âge pour restreindre l’accès aux contenus inappropriés.

De nouveaux outils pour contrôler l’age

Apple a d'ailleurs profité de cette mise à jour pour affiner ses outils :

  • Détection automatique : L'API aide désormais les développeurs à savoir si une réglementation locale s’applique à l’utilisateur et s'il est légalement tenu de partager sa tranche d’âge.
  • Consentement parental renforcé : Une nouvelle notification apparaît lorsqu’une application téléchargée par un enfant reçoit une mise à jour majeure. Les parents doivent alors réitérer leur autorisation pour que l'enfant puisse continuer à utiliser l'application, même si celle-ci avait été validée initialement.

Pour les développeurs, l'enjeu est autant éthique que financier. En cas de non-respect, les sanctions peuvent être lourdes : jusqu’à 1 000 dollars de dommages et intérêts par violation et 10 000 $ en Louisiane après un délai de grâce de 45 jours. De son côté, Apple s’expose à des amendes se comptant en millions de dollars dans les pays où les obligations pèsent directement sur la plateforme.

Pourtant, la Pomme a longtemps bataillé contre ces mesures imposées au niveau de l'App Store. Sa crainte ? Officiellement : la vie privée. Apple refuse toujours d’imposer une vérification d’identité par document officiel (carte d’identité, passeport), jugeant la collecte de telles données trop risquée. De même, la firme limite au maximum le partage d’informations précises avec les développeurs, préférant envoyer de simples indicateurs de tranches d’âge plutôt que des dates de naissance complètes. Derrière cet argument autour de la vie privée, on peut penser toutefois qu’Apple a surtout toujours cherché à faire en sorte que ce travail soit effectué par un tiers…

iPhone 18 Pro : une Dynamic Island plus discrète avant le grand saut ?

25 février 2026 à 06:29

On sait déjà beaucoup de choses de l’iPhone 18 Pro. Une question demeure toutefois : comment va évoluer la Dynamic Island ? Si certains espéraient sa disparition totale au profit d’un simple poinçon, les dernières indiscrétions tempèrent les ardeurs. L’îlot dynamique ferait bien de la résistance sur les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, mais dans une version nettement plus compacte.

Image : MacRumors
iPhone 18 Pro et iPhone Fold : les caractéristiques techniques supposées

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Un îlot qui fait de la résistance

Après une année de rumeurs contradictoires — oscillant entre le maintien de la pilule actuelle et le passage au Face ID sous l’écran — le brouillard semble se dissiper. Selon Bloomberg, Apple n’est pas encore prête à faire ses adieux à la Dynamic Island. Plusieurs informateurs de premier plan sur Weibo abondent dans ce sens : le design évoluerait vers une plus grande discrétion, sans pour autant s'effacer complètement.

Ce scénario rappelle quelque peu les bruits de couloir qui entouraient l'iPhone 17 Pro l'an dernier. Si la taille de l'îlot était finalement restée inchangée, la multiplication des sources concordantes en ce début d'année 2026 donne cette fois-ci plus de crédit à un changement de gabarit. En règle générale, lorsqu'une telle convergence de vues apparaît à quelques mois du lancement, la probabilité de voir la rumeur se concrétiser est plus forte.

iPhone 18 Pro et iPhone Fold : Apple verrait la vie en rouge et noir

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Apple doit repenser Face ID

Pour parvenir à cette cure d'amincissement, Cupertino aurait recours à une nouvelle étape de miniaturisation. Le projet consisterait à déplacer le projecteur de points Face ID directement sous la dalle.

Pour l’iPhone Air, Apple a mis au point un Face ID « ultra-fin »

Toutefois, tout ne passerait pas encore "sous le tapis" : la caméra frontale ainsi que les capteurs infrarouges resteraient logés dans cette Dynamic Island version réduite. Cette transition technique expliquerait la confusion des rumeurs l'an passé : Apple aurait bel et bien testé une version sans îlot avant de reporter cette avancée majeure, ou de la réserver à une étape ultérieure.

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Le « tout écran » pour l’iPhone des 20 ans ?

L'objectif ultime d'Apple reste inchangé : transformer l'iPhone en une plaque de verre parfaite, dénuée de toute encoche ou perforation. Mais ce n'est pas pour la cuvée de l'automne 2026.

Selon toute vraisemblance, il faudra patienter jusqu'en 2027. L'iPhone fêtera alors ses vingt ans, une occasion idéale pour introduire une rupture esthétique majeure. D'ici là, l'iPhone 18 Pro devra se "contenter" d'une Dynamic Island plus fine, marquant une étape supplémentaire vers l'épuration totale de la face avant.

De l’iPhone 17e à l’iPhone 20 : les secrets de huit futurs iPhone révélés

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50 ans d’Apple : la journée MacGeneration aura bien lieu

24 février 2026 à 11:45

On ne va pas vous mentir : l’accueil enthousiaste que vous avez réservé à notre projet de livre sur les 50 ans d’Apple nous a sincèrement surpris. Le deuxième pallier a été récemment franchi, ce qui veut dire qu’après le livre, c’est la journée avec vous qui aura bel et bien lieu. Et votre soutien nous donne du baume au coeur.

Le bon à tirer est signé pour imprimer le livre

Si nos journées sont particulièrement chargées depuis quelques semaines pour finaliser l’ouvrage, les choses avancent à grands pas. Étape cruciale s’il en est : nous avons signé le bon à tirer (BAT) hier, ce qui signifie que l’impression va pouvoir débuter. Comme nous l’avions souligné lors du lancement, nous avons à cœur d’être particulièrement pointilleux sur le respect des délais. L’objectif reste inchangé : faire en sorte que l’immense majorité d’entre vous reçoive son exemplaire dans le courant du mois d’avril.

Le succès de la campagne dépassant nos espérances initiales, nous en avons profité pour muscler la fabrication de l'objet. Pour offrir une meilleure tenue en main, nous avons opté pour une couverture plus épaisse que celle de notre magazine habituel, afin de marquer le coup pour cet anniversaire exceptionnel.

Réservez votre 18 avril pour la première journée MacGeneration

Comme vous l’aviez peut-être remarqué, la barre des 40 000 € a été franchie. Cela signifie que vous pouvez réserver votre samedi 18 avril 2026 pour la première journée organisée par MacGeneration. Si vous pouvez venir à Lyon, alors vous pouvez réserver votre ticket d’entrée, si ce n’est pas déjà fait, sachant que les places sont limitées. Nous vous communiquerons le programme complet prochainement.

La journée aura lieu à l’école Émile Cohl dans le troisième arrondissement lyonnais. Image MacGeneration/école Émile Cohl.

Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Le prochain palier est fixé à 50 000 €, et comme un anniversaire peut en cacher un autre, nous avons une pensée pour un certain Mac OS X.

Dans un mois tout pile, le système d'exploitation fêtera son quart de siècle. Il était impensable pour nous de laisser passer cet acte fondateur, qui a posé les bases du succès actuel d'Apple. Si ce nouveau cap est atteint, la série d’articles rétrospective inédits que vous proposera Greg durant la semaine d'anniversaire du système sera alors accessible à tous gratuitement.

On compte sur vous !

Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Apple Watch : pourquoi il ne faut pas négliger le réglage du poignet

24 février 2026 à 07:14

Dans les réglages de watchOS, Apple vous demande systématiquement deux précisions : portez-vous votre montre au poignet gauche ou droit, et de quel côté se situe la Digital Crown ? Si l’on pourrait croire à une simple question de confort ergonomique pour orienter l’affichage, l'enjeu est en réalité bien plus technique.

Image : Onur Binay - Unsplash

Une question d'algorithmes, pas seulement d'affichage

Si Apple insiste sur ces détails, ce n’est pas par coquetterie. Certes, indiquer la position de la Digital Crown permet d'orienter l’interface dans le bon sens, mais pour ce qui est du choix du poignet, c'est une tout autre affaire. Pour vos mesures sportives, il est vital pour watchOS de savoir précisément quel bras fournit les données.

Suite à un test récent lors duquel j’ai omis de remettre le paramètres initial, j’ai pu constater à quel point une erreur de réglage peut fausser les résultats. Sans cette information, de nombreuses mesures deviennent imprécises. Le temps de contact moyen avec le sol lors d'une session de course à pied devient erratique, et l’algorithme de détection des nages en piscine — d’habitude si efficace — perd totalement le fil et ne reconnaît plus correctement vos mouvements.

Remettre les capteurs dans le droit chemin

Si vous trouvez que votre Apple Watch manque de précision malgré de bons réglages, il reste une solution : réinitialiser l’étalonnage des capteurs de mouvement. Il arrive parfois qu’après une mise à jour ou une réinitialisation, la montre perde ses repères dans la section "Mouvements et forme".

Pour remettre de l'ordre, tout se passe sur l'iPhone dans l’application Watch. Voici la marche à suivre :

  • Rendez-vous dans Confidentialité
  • Assurez-vous d’abord que le Suivi forme est bien activé.
  • Ensuite, juste en dessous, tapotez sur Réinitialisation de l’étalonnage de forme.

Avant de livrer des résultats précis, l’Apple Watch peut avoir besoin d’un peu de temps pour se calibrer à nouveau.

iOS 26.4 bêta 2 : le RCS chiffré de bout en bout avec Android entre enfin en test

24 février 2026 à 07:00

Chose promise, chose due : il est enfin possible de tester l’envoi et la réception de messages chiffrés avec le protocole RCS dans la deuxième bêta d’iOS 26.4. Si la première bêta d'iOS 26.4 avait jeté les bases de cette fonctionnalité, les tests restaient jusqu'ici confinés à un circuit fermé, limités aux échanges entre iPhone (une fois iMessage désactivé). Cette bêta 2 change radicalement la donne en ouvrant les vannes de l'interopérabilité : les utilisateurs d'iPhone peuvent désormais échanger des messages chiffrés avec le monde Android.

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

iOS 26.4 va permettre d’essayer le RCS chiffré de bout en bout

Les tests avec Android peuvent commencer

Pour profiter de cette couche de sécurité supplémentaire, les prérequis sont clairs : côté Apple, il est impératif d'avoir installé la bêta 2 d'iOS 26.4. Côté Android, les correspondants doivent impérativement utiliser la dernière version en date de Google Messages.

Une fois ces conditions réunies, les conversations sont signalées comme étant chiffrées de bout en bout. Concrètement, cela signifie que les messages ne peuvent pas être déchiffrés sans les clés stockés par chaque appareil, que ce soit lors du transfert des messages ou même sur les serveurs des entreprises. Apple comble ici une lacune historique en collaborant avec la GSMA pour implémenter ce standard, là où iMessage régnait jusqu'alors seul sur le terrain du chiffrement chez la Pomme.

Image Apple.

Pas au programme de la version finale d’iOS 26.4

Toutefois, ne sabrez pas le champagne trop vite. Apple prévient dans ses notes de version : si le chiffrement de bout en bout pour le RCS est bien en phase de test, il ne sera pas activé pour le grand public lors de la sortie de la version finale d'iOS 26.4.

« Cette fonctionnalité n'est pas incluse dans cette version finale et sera disponible pour les clients dans de futures mises à jour d'iOS, iPadOS, macOS et watchOS 26 », précise Cupertino.

Le déploiement se fera donc au compte-gouttes. En plus de l'aspect logiciel, la disponibilité du service dépendra également de la compatibilité des appareils et, surtout, du bon vouloir des opérateurs. Comme souvent avec le RCS, le chemin vers une généralisation sans accroc est semé d'embûches techniques.

Et en France ?

En théorie, il doit être possible de tester cette fonctionnalité dans l'Hexagone dès à présent. Des indices dénichés dans les fichiers opérateurs suggéraient récemment que Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free sont techniquement prêts à prendre en charge cette évolution.

Apple va fabriquer des Mac mini aux États-Unis dès cette année

24 février 2026 à 06:00

Donald Trump rêve de voir Apple produire des iPhone aux États-Unis. À défaut de smartphones pour le moment, la marque à la pomme vient de faire une annonce majeure : une partie de la production du Mac mini sera localisée sur le sol américain dès cette année.

Image : Dmitry Mashkin - Unsplash

Un Mac mini fabriqué au Texas

C’est au détour d’une interview vidéo accordée au Wall Street Journal que Sabih Khan, le directeur des opérations d’Apple, a officialisé la nouvelle. La séquence se déroule au cœur d'une usine Foxconn située à Houston, au Texas. « Nous sommes très heureux de vous annoncer que, plus tard cette année, nous commencerons la fabrication du Mac mini ici même, dans cet espace », a déclaré Sabih Khan lors d’une visite des installations.

Image : WSJ

Apple veut y aller crescendo. L’objectif est de commencer par produire quelques milliers d’unités chaque semaine, avec une volonté claire : monter en puissance sur le site texan pour servir directement les clients nord-américains et réduire la dépendance aux flux logistiques transcontinentaux.

Reste que, comme le montre l’infographie réalisée par le Wall Street Journal, le Mac mini fait figure de nain face à l’iPhone. Le petit ordinateur d’Apple a beau connaître un succès grandissant, porté notamment par les besoins liés à l’IA, il s’en vend moins d’un million d’unités par an. On est encore à des années-lumière des volumes stratosphériques de l’iPhone.

Image : WSJ

Dans les pas du Mac Pro

Jusqu’à présent, le Mac mini était essentiellement assemblé au Vietnam et en Chine. Ce n'est pas la première fois qu'Apple tente l'aventure industrielle aux États-Unis pour ses ordinateurs de bureau. On se souvient du Mac Pro « poubelle » en 2013, puis du modèle de 2019, tous deux assemblés à Austin. Sabih Khan concède d’ailleurs que les volumes de production du Mac Pro sont en baisse depuis quelques années, la faute selon lui au Mac Studio et au Mac mini.

Le reportage du WSJ offre également des images inédites de l'envers du décor, montrant l'intérieur des installations de GlobalWafers et les chantiers colossaux de TSMC en Arizona, piliers de la stratégie de souveraineté technologique d'Apple.

Le nouveau Mac Pro sera bien assemblé aux États-Unis [màj]

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Un timing politique millimétré

L'annonce de cette relocalisation partielle, tout comme la publication de ce reportage, ne doit rien au hasard. Le timing est parfaitement orchestré pour coïncider avec le discours sur l'état de l'Union du président Trump, prévu ce mardi 24 février 2026.

Pour Cupertino, l'enjeu est double. Il s'agit d'une part de donner des gages politiques à l'administration en place, mais aussi de protéger ses marges. Alors qu'Apple continue de jongler avec l'augmentation des coûts liés aux droits de douane sur les produits importés, le « Made in USA » devient, plus que jamais, une arme stratégique autant qu'économique.

Taxes douanières de Trump retoquées, quelles suites pour Apple et les autres ?

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