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Mac OS X : le pari le plus risqué de l’histoire moderne d’Apple ?

27 février 2026 à 13:05

C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.

Image : r/Appelboxes

À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !

On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…

25 ans vraiment ?

Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.

Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.

On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.

Image : MacOS X Server 1.0

Le choc des cultures : l'ombre de NeXT

L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.

Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n'a pas acheté BeOS »

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.

Le fantasme du Mac sur PC

L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :

« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »

Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?

Aqua" ou le futur à bout de souffle

À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.

Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.

Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X

L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.

De la survie à la maturité

Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.

Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.

Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion

Mac OS X : le pari le plus risqué de l’histoire moderne d’Apple ?

27 février 2026 à 13:05

C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.

Image : r/Appelboxes

À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !

On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…

25 ans vraiment ?

Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.

Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.

On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.

Image : MacOS X Server 1.0

Le choc des cultures : l'ombre de NeXT

L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.

Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n'a pas acheté BeOS »

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.

Le fantasme du Mac sur PC

L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :

« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »

Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?

Aqua" ou le futur à bout de souffle

À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.

Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.

Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X

L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.

De la survie à la maturité

Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.

Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.

Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion

RAMpocalypse : pourquoi il est (peut-être) urgent d’acheter un Mac aujourd’hui

27 février 2026 à 09:34

À trois jours d’un événement Apple — ou d’une « expérience », pour reprendre le jargon marketing en vogue — la prudence est généralement de mise. Le dogme est simple : on ne touche pas à son portefeuille avant que Tim Cook n'ait abattu ses cartes, sous peine de voir son achat frappé d'obsolescence (ou de baisse de prix) en moins de 72 heures.

Pourtant, une fois n'est pas coutume, si vous lorgnez sur une nouvelle machine à court ou moyen terme, avancer votre décision d'achat pourrait s'avérer être un calcul salvateur.

L’implacable loi des marges

Loin de nous l’idée de vous pousser à la consommation de manière irréfléchie. Mais quoi qu’en dise la communication officielle, la « RAMpocalypse » qui couve finira tôt ou tard par se traduire sur l'étiquette. Cupertino n’a jamais été une œuvre de charité et n'a pas pour habitude de rogner sur ses marges pour éponger les crises.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Hausse des matières premières, variations erratiques des taux de change ou pénurie de composants : Apple a toujours fini par refiler la facture au consommateur. Certes, la Pomme tentera probablement de maintenir ses prix d’appel — c'est une question d'image, presque de psychologie. Dans un marché du smartphone de plus en plus tendu, afficher un tarif d'entrée stable est une opportunité de gagner des parts de marché.

L’option, ce levier de compensation

Mais ne vous y trompez pas : si le prix de base ne bouge pas, Apple sait se rattraper ailleurs. Le levier privilégié ? Les options. Ce phénomène pourrait d'ailleurs débuter dès la semaine prochaine. À l’occasion de la traditionnelle fermeture de l’Apple Store qui précède les annonces, Apple pourrait discrètement revoir à la hausse le tarif des options de stockage et de mémoire vive sur l’ensemble de ses configurations. Même celles qui n’ont pas été rafraîchies.

Jusqu

Jusqu'à 220 € d'augmentation sur le prix des options pour Mac

Certes, nous n'avons aucun indice matériel d'une telle hausse pour lundi prochain. Mais le précédent est encore frais : il y a tout juste un an, Apple profitait d'une mise à jour mineure pour gonfler le prix du gigaoctet en option.

Au vu du contexte actuel, il est fort probable que Cupertino réédite l'exercice. Si votre projet porte sur une configuration « musclée », riche en RAM et en stockage SSD, vous auriez tout intérêt à prendre les devants.

L'arbitrage est facile pour une machine d'entrée ou de milieu de gamme comme le Mac mini M4. Mais la question se pose également pour l'achat d'un iPad Pro ou d'un iPhone 17 Pro Max : si vous visez les paliers de stockage supérieurs, la note pourrait grimper sans prévenir.

La réflexion est évidemment plus délicate pour les machines de pointe comme le Mac Studio ou le MacBook Pro M5, mais au moins, vous voilà prévenus : la semaine prochaine, le « prix de l'excellence » pourrait encore monter d'un cran.

RAMpocalypse : pourquoi il est (peut-être) urgent d’acheter un Mac aujourd’hui

27 février 2026 à 09:34

À trois jours d’un événement Apple — ou d’une « expérience », pour reprendre le jargon marketing en vogue — la prudence est généralement de mise. Le dogme est simple : on ne touche pas à son portefeuille avant que Tim Cook n'ait abattu ses cartes, sous peine de voir son achat frappé d'obsolescence (ou de baisse de prix) en moins de 72 heures.

Pourtant, une fois n'est pas coutume, si vous lorgnez sur une nouvelle machine à court ou moyen terme, avancer votre décision d'achat pourrait s'avérer être un calcul salvateur.

L’implacable loi des marges

Loin de nous l’idée de vous pousser à la consommation de manière irréfléchie. Mais quoi qu’en dise la communication officielle, la « RAMpocalypse » qui couve finira tôt ou tard par se traduire sur l'étiquette. Cupertino n’a jamais été une œuvre de charité et n'a pas pour habitude de rogner sur ses marges pour éponger les crises.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Hausse des matières premières, variations erratiques des taux de change ou pénurie de composants : Apple a toujours fini par refiler la facture au consommateur. Certes, la Pomme tentera probablement de maintenir ses prix d’appel — c'est une question d'image, presque de psychologie. Dans un marché du smartphone de plus en plus tendu, afficher un tarif d'entrée stable est une opportunité de gagner des parts de marché.

L’option, ce levier de compensation

Mais ne vous y trompez pas : si le prix de base ne bouge pas, Apple sait se rattraper ailleurs. Le levier privilégié ? Les options. Ce phénomène pourrait d'ailleurs débuter dès la semaine prochaine. À l’occasion de la traditionnelle fermeture de l’Apple Store qui précède les annonces, Apple pourrait discrètement revoir à la hausse le tarif des options de stockage et de mémoire vive sur l’ensemble de ses configurations. Même celles qui n’ont pas été rafraîchies.

Jusqu

Jusqu'à 220 € d'augmentation sur le prix des options pour Mac

Certes, nous n'avons aucun indice matériel d'une telle hausse pour lundi prochain. Mais le précédent est encore frais : il y a tout juste un an, Apple profitait d'une mise à jour mineure pour gonfler le prix du gigaoctet en option.

Au vu du contexte actuel, il est fort probable que Cupertino réédite l'exercice. Si votre projet porte sur une configuration « musclée », riche en RAM et en stockage SSD, vous auriez tout intérêt à prendre les devants.

L'arbitrage est facile pour une machine d'entrée ou de milieu de gamme comme le Mac mini M4. Mais la question se pose également pour l'achat d'un iPad Pro ou d'un iPhone 17 Pro Max : si vous visez les paliers de stockage supérieurs, la note pourrait grimper sans prévenir.

La réflexion est évidemment plus délicate pour les machines de pointe comme le Mac Studio ou le MacBook Pro M5, mais au moins, vous voilà prévenus : la semaine prochaine, le « prix de l'excellence » pourrait encore monter d'un cran.

Huawei GT Runner 2 : un nouveau système d’antenne qui change la donne pour le GPS ?

27 février 2026 à 08:52

Dans le petit milieu des montres sportives bruissait, depuis quelques semaines, la rumeur d'un nouveau modèle doté de capacités GPS étonnantes. Le mystère a été levé hier : il s’agit de la GT Runner 2 de Huawei.

Image : Huawei

Le constructeur chinois cherche clairement à faire son grand retour sur le marché des montres de sport. Pour ce faire, il n'a pas lésiné sur les moyens en s'attachant les services d'Eliud Kipchoge, le roi du marathon qui a longtemps été l’égérie de Coros. D'après les premiers tests, cette GT Runner 2 s'annonce comme une sérieuse prétendante au poignet des coureurs. Elle sera disponible mi-mars au tarif de 399 €.

L’antenne : le nerf de la guerre

Mais revenons au cœur du sujet : le GPS. Si la montre profite de quelques retouches esthétiques, la véritable star du spectacle se cache sous le capot — ou plutôt, tout autour. C’est le nouveau design de l’antenne.

Dans les années 2010, la précision d'une montre se jouait essentiellement sur le choix de la puce (Sony, MediaTek, etc.). Mais depuis la fin de la décennie, le centre de gravité a glissé vers l'antenne elle-même. On parle ici d'un minuscule fil métallique, généralement niché dans la lunette.

C'est un exercice de haute voltige : chaque modèle nécessite une conception unique, car la forme de la lunette, les matériaux utilisés ou la taille du boîtier influent sur la réception. A ce petit jeu, Apple, Garmin et Suunto font figure de référence.

Image : Huawei

La botte secrète de Huawei : la double antenne

Alors, comment Huawei compte-t-il bousculer la hiérarchie ? La réponse tient dans une architecture inédite. Plutôt que de se contenter d'une seule source de réception, la GT Runner 2 embarque deux antennes GNSS.

La première est intégrée directement dans le boîtier de la montre. La seconde, plus audacieuse, est logée dans la lunette en titane. Pour éviter que les signaux ne s'annulent ou ne s'interfèrent, Huawei utilise une bague d'isolation qui permet à l'antenne supérieure de rester "flottante" et non reliée à la masse, contrairement à l'antenne inférieure.

Sur le papier, cette configuration hybride promet une stabilité de signal inédite, même dans les environnements urbains denses où les gratte-ciel jouent habituellement les trouble-fêtes.

Image : Huawei

Verdict du bitume : un potentiel encore bridé ?

C’est prometteur sur le papier, mais qu’en est-il une fois les chaussures lacées ? Les premiers testeurs, qui ont pu éprouver la bête sur le terrain, rendent un verdict pour le moins contrasté.

La douche est plutôt froide du côté de DC Rainmaker. Le blogueur américain, référence absolue en la matière, ne cache pas sa déception concernant les performances GPS. Pour lui, le contrat n'est pas rempli : alors que Huawei promettait une précision chirurgicale, la montre peine à atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant, même dans des conditions de réception jugées simples ou modérées. En clair : elle échoue précisément là où on l'attendait le plus.

Interrogé sur ces résultats, Huawei botte en touche avec un argument logiciel : si le matériel est identique pour tous, les algorithmes auraient été optimisés spécifiquement pour la course sur route (et donc pour les spécificités du marathon). Une explication qui laisse DC Rainmaker sceptique : avec vingt ans d'expertise dans les tests de précision GNSS, il estime que le problème est sans doute plus profond qu'une simple question d'optimisation.

Image : Huawei

Le son de cloche est plus nuancé chez The5KRunner. Plus optimiste, il voit dans cette GT Runner 2 un véritable diamant brut. Selon ses relevés, la montre a parfois fait preuve d'une précision exemplaire, dépassant tout ce qu'il avait pu tester jusqu'à présent dans des situations complexes. Huawei semble même avoir réussi son pari fou : maintenir une trace cohérente lors de passages sous des tunnels.

Le tableau n'est pourtant pas idyllique. Cette excellence est ponctuée de moments d'incohérence totale dans des conditions pourtant clémentes, là où n'importe quelle montre d'entrée de gamme s'en sortirait sans sourciller.

Il ne serait pas étonnant qu'après quelques mises à jour de firmware bien senties, ces errances de jeunesse ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Huawei a l'habitude de peaufiner ses produits au fil des mois, et la base matérielle semble trop solide pour rester sur un échec.

En attendant, cette GT Runner 2 a le mérite de jeter un sérieux pavé dans la mare. Cette architecture à double antenne pourrait bien donner des idées à la concurrence. A 399 €, Huawei ne propose pas encore la montre parfaite, mais a sans doute de quoi bousculer un peu la concurrence.

RAMpocalypse : le marché des smartphones va entrer en récession

27 février 2026 à 08:10

La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.

Un séisme plus profond que la pandémie

Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.

L’écosystème Android particulièrement touché

Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.

Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.

Apple, une forteresse sous pression

Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.

Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Vers une nouvelle hiérarchie du marché

Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.

D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".

Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.

Huawei GT Runner 2 : un nouveau système d’antenne qui change la donne pour le GPS ?

27 février 2026 à 08:52

Dans le petit milieu des montres sportives bruissait, depuis quelques semaines, la rumeur d'un nouveau modèle doté de capacités GPS étonnantes. Le mystère a été levé hier : il s’agit de la GT Runner 2 de Huawei.

Image : Huawei

Le constructeur chinois cherche clairement à faire son grand retour sur le marché des montres de sport. Pour ce faire, il n'a pas lésiné sur les moyens en s'attachant les services d'Eliud Kipchoge, le roi du marathon qui a longtemps été l’égérie de Coros. D'après les premiers tests, cette GT Runner 2 s'annonce comme une sérieuse prétendante au poignet des coureurs. Elle sera disponible mi-mars au tarif de 399 €.

L’antenne : le nerf de la guerre

Mais revenons au cœur du sujet : le GPS. Si la montre profite de quelques retouches esthétiques, la véritable star du spectacle se cache sous le capot — ou plutôt, tout autour. C’est le nouveau design de l’antenne.

Dans les années 2010, la précision d'une montre se jouait essentiellement sur le choix de la puce (Sony, MediaTek, etc.). Mais depuis la fin de la décennie, le centre de gravité a glissé vers l'antenne elle-même. On parle ici d'un minuscule fil métallique, généralement niché dans la lunette.

C'est un exercice de haute voltige : chaque modèle nécessite une conception unique, car la forme de la lunette, les matériaux utilisés ou la taille du boîtier influent sur la réception. A ce petit jeu, Apple, Garmin et Suunto font figure de référence.

Image : Huawei

La botte secrète de Huawei : la double antenne

Alors, comment Huawei compte-t-il bousculer la hiérarchie ? La réponse tient dans une architecture inédite. Plutôt que de se contenter d'une seule source de réception, la GT Runner 2 embarque deux antennes GNSS.

La première est intégrée directement dans le boîtier de la montre. La seconde, plus audacieuse, est logée dans la lunette en titane. Pour éviter que les signaux ne s'annulent ou ne s'interfèrent, Huawei utilise une bague d'isolation qui permet à l'antenne supérieure de rester "flottante" et non reliée à la masse, contrairement à l'antenne inférieure.

Sur le papier, cette configuration hybride promet une stabilité de signal inédite, même dans les environnements urbains denses où les gratte-ciel jouent habituellement les trouble-fêtes.

Image : Huawei

Verdict du bitume : un potentiel encore bridé ?

C’est prometteur sur le papier, mais qu’en est-il une fois les chaussures lacées ? Les premiers testeurs, qui ont pu éprouver la bête sur le terrain, rendent un verdict pour le moins contrasté.

La douche est plutôt froide du côté de DC Rainmaker. Le blogueur américain, référence absolue en la matière, ne cache pas sa déception concernant les performances GPS. Pour lui, le contrat n'est pas rempli : alors que Huawei promettait une précision chirurgicale, la montre peine à atteindre un niveau de fiabilité satisfaisant, même dans des conditions de réception jugées simples ou modérées. En clair : elle échoue précisément là où on l'attendait le plus.

Interrogé sur ces résultats, Huawei botte en touche avec un argument logiciel : si le matériel est identique pour tous, les algorithmes auraient été optimisés spécifiquement pour la course sur route (et donc pour les spécificités du marathon). Une explication qui laisse DC Rainmaker sceptique : avec vingt ans d'expertise dans les tests de précision GNSS, il estime que le problème est sans doute plus profond qu'une simple question d'optimisation.

Image : Huawei

Le son de cloche est plus nuancé chez The5KRunner. Plus optimiste, il voit dans cette GT Runner 2 un véritable diamant brut. Selon ses relevés, la montre a parfois fait preuve d'une précision exemplaire, dépassant tout ce qu'il avait pu tester jusqu'à présent dans des situations complexes. Huawei semble même avoir réussi son pari fou : maintenir une trace cohérente lors de passages sous des tunnels.

Le tableau n'est pourtant pas idyllique. Cette excellence est ponctuée de moments d'incohérence totale dans des conditions pourtant clémentes, là où n'importe quelle montre d'entrée de gamme s'en sortirait sans sourciller.

Il ne serait pas étonnant qu'après quelques mises à jour de firmware bien senties, ces errances de jeunesse ne soient plus qu'un mauvais souvenir. Huawei a l'habitude de peaufiner ses produits au fil des mois, et la base matérielle semble trop solide pour rester sur un échec.

En attendant, cette GT Runner 2 a le mérite de jeter un sérieux pavé dans la mare. Cette architecture à double antenne pourrait bien donner des idées à la concurrence. A 399 €, Huawei ne propose pas encore la montre parfaite, mais a sans doute de quoi bousculer un peu la concurrence.

RAMpocalypse : le marché des smartphones va entrer en récession

27 février 2026 à 08:10

La « RAMpocalypse » ne fait que commencer et nous n'en sommes qu'aux prémices : c'est désormais une certitude. Alors que les besoins en mémoire vive explosent pour encaisser les fonctionnalités d'IA générative, IDC s'attend désormais à ce que le marché mondial des smartphones accuse un net recul cette année.

Un séisme plus profond que la pandémie

Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières prévisions d'IDC, les constructeurs devraient livrer environ 1,1 milliard d'appareils en 2026, contre 1,26 milliard en 2025. Une chute brutale qui témoigne de l'ampleur de la crise des composants.

Pour Nabila Popal, directrice de recherche chez IDC, la situation est inédite : « Les guerres tarifaires et la crise pandémique semblent dérisoires en comparaison », affirme-t-elle. Le marché va connaître une transformation sismique, que ce soit en termes de volume ou de prix de vente moyen. Selon les analystes, aucune accalmie n'est à espérer avant la mi-2027, au bas mot.

L’écosystème Android particulièrement touché

Cette crise devrait faire des ravages dans l’écosystème Android. Jusqu'ici, les fabricants jouaient la carte de la surenchère technique pour se différencier, affichant parfois une générosité surprenante sur la fiche technique : certains Google Pixel embarquent par exemple désormais 16 Go de RAM pour soutenir leurs ambitions logicielles.

Mais avec l'explosion des coûts de la DRAM, l'équation devient insoluble pour les modèles les plus abordables. Les constructeurs se retrouvent coincés entre deux options douloureuses : augmenter massivement leurs prix de vente, ce qui risque de faire fuir leur clientèle historique, ou brider la dotation en RAM, condamnant les appareils à une durée de vie moins longue face aux exigences des nouveaux systèmes d'exploitation.

Apple, une forteresse sous pression

Dans cette tempête, Apple semble mieux armée. Positionnée sur le segment premium, la firme de Cupertino dispose de marges de manœuvre plus confortables pour absorber la hausse des coûts. Sa puissance logistique lui permet également de sécuriser ses approvisionnements auprès des fondeurs avant les autres.

Pour autant, la Pomme n'est pas totalement immunisée. Des rapports suggèrent qu'Apple paierait actuellement Samsung le double du prix habituel pour les puces LPDDR5X destinées aux futurs iPhone 18. Lors de l'annonce des résultats financiers en janvier, Tim Cook soulignait que si l’impact avait été « minimal » sur les marges de fin 2025, le groupe anticipe un effet plus marqué sur le premier trimestre 2026.

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Vers une nouvelle hiérarchie du marché

Le retour à la « normale » n'est sans doute qu'une illusion. IDC prévient qu'une fois la pénurie résorbée, les tarifs de la mémoire ne retrouveront probablement jamais leurs niveaux de 2025. Ce basculement structurel pourrait durablement modifier le comportement des consommateurs.

D'un côté, le marché du reconditionné est promis à un bel avenir : face à l'envolée des prix du neuf, les modèles de seconde main dotés de configurations solides deviendront des refuges logiques. De l'autre, le public pourrait paradoxalement délaisser le milieu de gamme pour se tourner vers le segment "ultra-premium".

Quitte à payer plus cher, l'utilisateur préférera investir dans un équipement capable de durer cinq ou six ans plutôt que dans un modèle d'entrée de gamme vite dépassé. À ce petit jeu, Apple, avec son suivi logiciel exemplaire et la valeur résiduelle élevée de ses produits, pourrait bien sortir grande gagnante de cette crise.

Razer lance une housse pour MacBook Pro qui recharge aussi votre iPhone et vos AirPods

27 février 2026 à 07:14

Razer s'éloigne un instant des claviers mécaniques et des souris pour joueurs pour s'intéresser au transport de nos Mac. L'accessoiriste vient de lever le voile sur la Razer Laptop Sleeve 16, une housse de protection pour ordinateurs de 16 pouces qui cache une petite surprise : un double chargeur sans fil intégré.

Une housse qui fait office de tapis de charge

Vendu 139,99 €, cet accessoire ne se contente pas de protéger votre MacBook Pro 16 pouces durant vos déplacements. La partie supérieure de la housse intègre deux zones de charge magnétique compatibles MagSafe. L'idée est simple : une fois arrivé au bureau ou au café, il suffit de poser son iPhone et ses AirPods sur la housse pour refaire le plein d'énergie. Détail malin, les aimants du système de charge servent également de fermoir pour maintenir la housse bien close lorsque vous transportez votre ordinateur.

Un port USB-C pour nourrir le tout

Pour fonctionner, la housse doit évidemment être reliée à une source d'énergie via son port USB-C. Razer recommande l'utilisation d'un adaptateur secteur de 30W ou plus, mais il est tout aussi possible de la brancher directement sur l'un des ports du Mac.

Côté performances, il ne faudra toutefois pas être trop pressé. La puissance est bridée à 15W pour l'iPhone et 5W pour les AirPods (ou un second petit accessoire). Notez qu'avec l'arrivée des nouveaux iPhone supportant la charge sans fil jusqu'à 25W, cette solution Razer reste un peu en retrait en termes de vitesse pure. De plus, les contraintes d'espace et de puissance empêchent la recharge simultanée de deux smartphones.

Une protection sérieuse pour le châssis

Au-delà de l'aspect technologique, Razer n'a pas oublié la fonction première de l'objet : la protection. Le châssis en aluminium de votre Mac est mis à l'abri grâce à une doublure intérieure en tissu pelucheux qui prévient les micro-rayures, tandis que l'extérieur en polyester noir assure une bonne résistance à l'usure et aux averses passagères. Pour parer aux maladresses du quotidien, la housse intègre également un rembourrage dédié et des coins renforcés capables d'absorber les chocs accidentels lors des manipulations.

La Razer Laptop Sleeve 16 est d'ores et déjà disponible sur le site officiel de la marque. Si le tarif de 130 € peut paraître élevé pour une simple protection, sachez que Razr propose pour 89,99 € le même modèle, mais sans les capacités de recharge.

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ?

27 février 2026 à 07:00

La semaine prochaine s’annonce chargée pour Apple. Parmi la salve de nouveautés attendues, la firme de Cupertino devrait rafraîchir son iPad d’entrée de gamme. Sous ses airs de simple évolution technique, cette mise à jour aura un argument de poids : elle ouvrira enfin les portes d’Apple Intelligence à la tablette la plus abordable de la gamme.

Image iGeneration

Un design inchangé

On ne change pas une équipe qui gagne. Aucune rumeur ne laisse penser qu’Apple préparait un nouveau design pour l’iPad 12ᵉ génération. L’entrée de gamme devrait donc reconduire exactement la même formule : un écran de 11 pouces bord à bord, un bouton Touch ID sur la tranche et des bordures toujours assez épaisses.

Apple n’a plus retouché le design de cet iPad depuis la 10ᵉ génération, qui avait enfin adopté une esthétique plus moderne et cohérente avec les iPad Air et iPad Pro. Depuis, la firme semble estimer que la recette fonctionne… et les ventes lui donnent probablement raison.

Image iGeneration

Cet iPad reste d’ailleurs le plus épais de la famille : 7 mm au compteur, un seul format d’écran, et un affichage Retina LED sans ProMotion, sans large gamme de couleurs P3 et sans dalle laminée. Autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour technologique que les modèles Pro. L’écart est toujours saisissant lorsque l’on passe d’un appareil à l’autre.

Là où Apple pourrait tout de même s’amuser, c’est sur les coloris. La gamme actuelle (bleu, rose, argent et jaune) pourrait accueillir de nouvelles teintes en 2026. C’est souvent le seul terrain sur lequel l’iPad entrée de gamme change d’une année sur l’autre.

Pour le reste, n’attendez rien de neuf : capteur photo, caméra frontale, port USB-C, compatibilité avec les accessoires ou encore prise en charge de l’Apple Pencil devraient rester strictement inchangés.

Un système sur puce qui lui ouvre les portes d’Apple Intelligence ?

Les rumeurs s’accordent à dire que l’iPad d’entrée de gamme devrait passer à la puce A18. C’est le même moteur que l’on trouve dans les iPhone 16e, 16 et 16 Plus : une puce gravée en 3 nm, plus rapide et plus économe que l’A16 qui équipe encore le modèle actuel.

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Et ce changement n’est pas qu’un simple rafraîchissement technique. L’A16 de 2025 ne prenait pas en charge Apple Intelligence. L’A18, si. Avec cette transition, l’iPad 2026 deviendrait le tout premier modèle d’entrée de gamme compatible avec Apple Intelligence.

Autre bénéfice collatéral : l’A18 intègre un ray tracing matériel qui devrait améliorer nettement l’expérience de jeu, même sur ce modèle “budget”.

Reste la mémoire. L’iPad 11ᵉ génération se contente de 6 Go de RAM, mais pour faire tourner Apple Intelligence, Apple devra forcément passer à 8 Go. Une évolution quasi obligatoire si l’entreprise veut proposer une expérience cohérente avec le reste de la gamme.

Des puces Apple pour la communication

Apple pourrait profiter de cette révision pour moderniser toute la partie communication. Après avoir inauguré sa puce maison N1 (Wi-Fi, Bluetooth et Thread) avec l’iPhone 17 puis l’iPad Pro, la firme va sans doute poursuivre dans cette voie l’année prochaine. Le gain serait notable pour l’iPad d’entrée de gamme : le modèle actuel se limite au Wi-Fi 6, tandis que la N1 ouvre la voie au Wi-Fi 7 et à ses réseaux 6 GHz bien plus rapides, ainsi qu’au Bluetooth 6. On verra si 2026 sera l’année du Wi-Fi 7 chez Apple ou si elle réservera cette technologie aux modèles plus haut de gamme.

La puce N1 se charge de tout (ou presque)

Côté modèles cellulaires, Apple pourrait également remplacer les puces Qualcomm par son propre modem, comme elle l’a déjà fait en 2025 sur certains iPhone et iPad avec les C1 et C1X. Ces modems maison offrent une meilleure efficacité énergétique tout en conservant des performances comparables, un bon moyen d’améliorer l’autonomie sans augmenter les coûts ni changer le design.

Prix

Côté tarif, rien n’indique pour l’instant qu’Apple compte bouleverser sa grille : l’iPad 11ᵉ génération démarre à 389 € en 128 Go, et le futur modèle devrait rester dans les mêmes eaux.

visionOS 26.3.1 : un petit correctif pour le sport sur Vision Pro

27 février 2026 à 06:51

Apple a déployé hier soir visionOS 26.3.1, une révision mineure de son système d'exploitation pour ordinateur spatial. Cette mise à jour intervient deux semaines tout juste après la sortie de la version 26.3, avec un objectif très précis en ligne de mire.

Image : Apple

Adieu les clignotements sur l’app Apple TV

Ne cherchez pas de nouvelles fonctions révolutionnaires dans cette version « .1 ». Comme souvent avec ces numérotations, Apple se concentre sur la stabilité. Selon les notes de version, ce correctif vise spécifiquement un problème de scintillement (flicker) qui pouvait survenir lors de l'utilisation de la fonction Multiview dans l'application Apple TV.

Ce bug, particulièrement agaçant pour les amateurs de sport qui suivent plusieurs flux simultanément, appartient désormais au passé. Pour les utilisateurs du Vision Pro, c'est l'assurance de retrouver une image parfaitement stable lors des prochaines soirées de MLS ou de baseball ou à l’occasion des débuts de la formule 1 la semaine prochaine sur l’Apple TV..

Comment mettre à jour ?

Le processus reste inchangé pour les possesseurs du casque. Pour lancer le téléchargement, rendez-vous dans l'application Réglages, puis dans la section Général et enfin Mise à jour logicielle.

Comme d'habitude, l'installation nécessite de retirer le Vision Pro. Vous pourrez suivre l'avancée de l'opération directement sur l'écran extérieur EyeSight, qui affichera la barre de progression dédiée.

Une mise à jour pourrait en cacher une autre. iOS 26.3.1 a laissé ici ou là des traces sur la toile.

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l'iPhone 17e ?

Razer lance une housse pour MacBook Pro qui recharge aussi votre iPhone et vos AirPods

27 février 2026 à 07:14

Razer s'éloigne un instant des claviers mécaniques et des souris pour joueurs pour s'intéresser au transport de nos Mac. L'accessoiriste vient de lever le voile sur la Razer Laptop Sleeve 16, une housse de protection pour ordinateurs de 16 pouces qui cache une petite surprise : un double chargeur sans fil intégré.

Une housse qui fait office de tapis de charge

Vendu 139,99 €, cet accessoire ne se contente pas de protéger votre MacBook Pro 16 pouces durant vos déplacements. La partie supérieure de la housse intègre deux zones de charge magnétique compatibles MagSafe. L'idée est simple : une fois arrivé au bureau ou au café, il suffit de poser son iPhone et ses AirPods sur la housse pour refaire le plein d'énergie. Détail malin, les aimants du système de charge servent également de fermoir pour maintenir la housse bien close lorsque vous transportez votre ordinateur.

Un port USB-C pour nourrir le tout

Pour fonctionner, la housse doit évidemment être reliée à une source d'énergie via son port USB-C. Razer recommande l'utilisation d'un adaptateur secteur de 30W ou plus, mais il est tout aussi possible de la brancher directement sur l'un des ports du Mac.

Côté performances, il ne faudra toutefois pas être trop pressé. La puissance est bridée à 15W pour l'iPhone et 5W pour les AirPods (ou un second petit accessoire). Notez qu'avec l'arrivée des nouveaux iPhone supportant la charge sans fil jusqu'à 25W, cette solution Razer reste un peu en retrait en termes de vitesse pure. De plus, les contraintes d'espace et de puissance empêchent la recharge simultanée de deux smartphones.

Une protection sérieuse pour le châssis

Au-delà de l'aspect technologique, Razer n'a pas oublié la fonction première de l'objet : la protection. Le châssis en aluminium de votre Mac est mis à l'abri grâce à une doublure intérieure en tissu pelucheux qui prévient les micro-rayures, tandis que l'extérieur en polyester noir assure une bonne résistance à l'usure et aux averses passagères. Pour parer aux maladresses du quotidien, la housse intègre également un rembourrage dédié et des coins renforcés capables d'absorber les chocs accidentels lors des manipulations.

La Razer Laptop Sleeve 16 est d'ores et déjà disponible sur le site officiel de la marque. Si le tarif de 130 € peut paraître élevé pour une simple protection, sachez que Razr propose pour 89,99 € le même modèle, mais sans les capacités de recharge.

Qu’attendre de l’iPad 2026 (A18) ?

27 février 2026 à 07:00

La semaine prochaine s’annonce chargée pour Apple. Parmi la salve de nouveautés attendues, la firme de Cupertino devrait rafraîchir son iPad d’entrée de gamme. Sous ses airs de simple évolution technique, cette mise à jour aura un argument de poids : elle ouvrira enfin les portes d’Apple Intelligence à la tablette la plus abordable de la gamme.

Image iGeneration

Un design inchangé

On ne change pas une équipe qui gagne. Aucune rumeur ne laisse penser qu’Apple préparait un nouveau design pour l’iPad 12ᵉ génération. L’entrée de gamme devrait donc reconduire exactement la même formule : un écran de 11 pouces bord à bord, un bouton Touch ID sur la tranche et des bordures toujours assez épaisses.

Apple n’a plus retouché le design de cet iPad depuis la 10ᵉ génération, qui avait enfin adopté une esthétique plus moderne et cohérente avec les iPad Air et iPad Pro. Depuis, la firme semble estimer que la recette fonctionne… et les ventes lui donnent probablement raison.

Image iGeneration

Cet iPad reste d’ailleurs le plus épais de la famille : 7 mm au compteur, un seul format d’écran, et un affichage Retina LED sans ProMotion, sans large gamme de couleurs P3 et sans dalle laminée. Autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour technologique que les modèles Pro. L’écart est toujours saisissant lorsque l’on passe d’un appareil à l’autre.

Là où Apple pourrait tout de même s’amuser, c’est sur les coloris. La gamme actuelle (bleu, rose, argent et jaune) pourrait accueillir de nouvelles teintes en 2026. C’est souvent le seul terrain sur lequel l’iPad entrée de gamme change d’une année sur l’autre.

Pour le reste, n’attendez rien de neuf : capteur photo, caméra frontale, port USB-C, compatibilité avec les accessoires ou encore prise en charge de l’Apple Pencil devraient rester strictement inchangés.

Un système sur puce qui lui ouvre les portes d’Apple Intelligence ?

Les rumeurs s’accordent à dire que l’iPad d’entrée de gamme devrait passer à la puce A18. C’est le même moteur que l’on trouve dans les iPhone 16e, 16 et 16 Plus : une puce gravée en 3 nm, plus rapide et plus économe que l’A16 qui équipe encore le modèle actuel.

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Le prochain iPad d’entrée de gamme est bien parti pour s’ouvrir à Apple Intelligence

Et ce changement n’est pas qu’un simple rafraîchissement technique. L’A16 de 2025 ne prenait pas en charge Apple Intelligence. L’A18, si. Avec cette transition, l’iPad 2026 deviendrait le tout premier modèle d’entrée de gamme compatible avec Apple Intelligence.

Autre bénéfice collatéral : l’A18 intègre un ray tracing matériel qui devrait améliorer nettement l’expérience de jeu, même sur ce modèle “budget”.

Reste la mémoire. L’iPad 11ᵉ génération se contente de 6 Go de RAM, mais pour faire tourner Apple Intelligence, Apple devra forcément passer à 8 Go. Une évolution quasi obligatoire si l’entreprise veut proposer une expérience cohérente avec le reste de la gamme.

Des puces Apple pour la communication

Apple pourrait profiter de cette révision pour moderniser toute la partie communication. Après avoir inauguré sa puce maison N1 (Wi-Fi, Bluetooth et Thread) avec l’iPhone 17 puis l’iPad Pro, la firme va sans doute poursuivre dans cette voie l’année prochaine. Le gain serait notable pour l’iPad d’entrée de gamme : le modèle actuel se limite au Wi-Fi 6, tandis que la N1 ouvre la voie au Wi-Fi 7 et à ses réseaux 6 GHz bien plus rapides, ainsi qu’au Bluetooth 6. On verra si 2026 sera l’année du Wi-Fi 7 chez Apple ou si elle réservera cette technologie aux modèles plus haut de gamme.

La puce N1 se charge de tout (ou presque)

Côté modèles cellulaires, Apple pourrait également remplacer les puces Qualcomm par son propre modem, comme elle l’a déjà fait en 2025 sur certains iPhone et iPad avec les C1 et C1X. Ces modems maison offrent une meilleure efficacité énergétique tout en conservant des performances comparables, un bon moyen d’améliorer l’autonomie sans augmenter les coûts ni changer le design.

Prix

Côté tarif, rien n’indique pour l’instant qu’Apple compte bouleverser sa grille : l’iPad 11ᵉ génération démarre à 389 € en 128 Go, et le futur modèle devrait rester dans les mêmes eaux.

visionOS 26.3.1 : un petit correctif pour le sport sur Vision Pro

27 février 2026 à 06:51

Apple a déployé hier soir visionOS 26.3.1, une révision mineure de son système d'exploitation pour ordinateur spatial. Cette mise à jour intervient deux semaines tout juste après la sortie de la version 26.3, avec un objectif très précis en ligne de mire.

Image : Apple

Adieu les clignotements sur l’app Apple TV

Ne cherchez pas de nouvelles fonctions révolutionnaires dans cette version « .1 ». Comme souvent avec ces numérotations, Apple se concentre sur la stabilité. Selon les notes de version, ce correctif vise spécifiquement un problème de scintillement (flicker) qui pouvait survenir lors de l'utilisation de la fonction Multiview dans l'application Apple TV.

Ce bug, particulièrement agaçant pour les amateurs de sport qui suivent plusieurs flux simultanément, appartient désormais au passé. Pour les utilisateurs du Vision Pro, c'est l'assurance de retrouver une image parfaitement stable lors des prochaines soirées de MLS ou de baseball ou à l’occasion des débuts de la formule 1 la semaine prochaine sur l’Apple TV..

Comment mettre à jour ?

Le processus reste inchangé pour les possesseurs du casque. Pour lancer le téléchargement, rendez-vous dans l'application Réglages, puis dans la section Général et enfin Mise à jour logicielle.

Comme d'habitude, l'installation nécessite de retirer le Vision Pro. Vous pourrez suivre l'avancée de l'opération directement sur l'écran extérieur EyeSight, qui affichera la barre de progression dédiée.

Une mise à jour pourrait en cacher une autre. iOS 26.3.1 a laissé ici ou là des traces sur la toile.

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l

iOS 26.3.1 : une mise à jour pour corriger des bogues et préparer le terrain pour l'iPhone 17e ?

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