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© SERGEY BOBOK / AFP
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Mon retour sur les annonces hardware d’Apple de cette semaine
Cette semaine fut particulièrement chargée en annonces hardware. Apple a dévoilé trois nouveaux MacBook (Neo, Air M5 et Pro M5 Pro/M5 Max), deux écrans — Studio Display et Studio Display XDR — mais aussi un nouvel iPhone 17e et l’iPad Air M4. Toutes les précommandes sont désormais ouvertes.
MacBook Neo
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La véritable star de la semaine. Bien que les compromis comme les 8 Go de RAM non évolutifs ou l’absence de rétro-éclairage sur le clavier aient suscité beaucoup de débats (au point d’en offusquer certains qui, selon moi, ne sont tout simplement pas la cible de cette machine), il s’agit selon moi ici d’un véritable coup de maître d’Apple. Il devient par exemple désormais difficile pour moi de recommander une autre machine à un étudiant (non technique). Apple se tire d’ailleurs ici quelque peu une balle dans le pied, après avoir tout tenté pour rapprocher iPadOS de macOS avec la gestion des fenêtres et les multiples évolutions apportées ces dernières années, sans réellement parvenir à en faire un véritable remplaçant d’un ordinateur dans cette gamme de prix.
Le MacBook Neo débute à 699 €, avec une disponibilité le 11 mars.
MacBook Pro M5 Pro / M5 Max
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Les modèles 14" et 16" reçoivent les nouvelles puces M5 Pro et M5 Max. Derrière la communication autour de l’architecture Fusion et de la multiplication des cœurs, il faut surtout retenir des gains d’environ 30 % sur le CPU et jusqu’à 35 % sur les performances graphiques, ainsi qu’un net progrès pour les tâches liées à l’IA. Bon point également selon moi : les machines démarrent désormais à 24 Go de RAM et 1 To de SSD.
Le MacBook Pro M5 Pro/Max débute à 2499 € en 14" et 2999 € en 16", avec une disponibilité le 11 mars.
MacBook Air M5
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La puce est mise à jour, certes. Je me réjouis cependant du fait que le modèle de base passe à 512 Go de SSD, ce qui rend enfin la configuration d’entrée de gamme plus cohérente.
Le MacBook Air M5 débute à 1199 € en 13" et 1499 € en 15", avec une disponibilité le 11 mars.
Studio Display et Studio Display XDR
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Le Studio Display est mis à jour et reste un écran 5K de 27 pouces à 600 nits, mais gagne du Thunderbolt 5 et une caméra Center Stage 12 MP améliorée. Le nouveau Studio Display XDR lui vole cependant la vedette avec une vraie montée en gamme. On parle ici d’un écran mini-LED 5K, 120 Hz, jusqu’à 2 000 nits en HDR et plus de 2 000 zones de gradation. C’est l’écran que j’attendais avec impatience pour aller de pair avec mon MacBook Pro. Seul hic pour moi : les 120 Hz ne sont pas pris en charge par la puce M1 Max… celle qui équipe justement mon Mac.
Le Studio Display débute à 1699 € et le Studio Display XDR à 3499 €, avec une disponibilité le 11 mars.
iPhone 17e
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Apple lance avec l’iPhone 17e une version plus abordable de sa gamme, mais surtout plus aboutie que l’iPhone 16e. Il gagne une puce A19, un modem C1X jusqu’à deux fois plus rapide, MagSafe enfin de la partie, ainsi qu’un stockage de base porté à 256 Go, soit le double de la génération précédente au même prix. L’ensemble est complété par une caméra Fusion 48 MP avec téléobjectif 2x, un écran OLED 6,1 pouces et une meilleure résistance grâce au Ceramic Shield 2.
iPad Air M4
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L’iPad Air passe à la puce M4, gagne en mémoire avec désormais 12 Go de RAM, et adopte une connectivité plus moderne avec Wi-Fi 7 et, sur les modèles cellulaires, le modem C1X. Une mise à jour solide sur le papier, même si elle souligne aussi qu’Apple continue de pousser iPadOS vers davantage de polyvalence sans encore totalement en faire un vrai remplaçant du Mac pour tout le monde. Il conserve néanmoins des usages distinctifs certains, notamment pour les créatifs et pour de la consommation de contenu.
L’iPad Air débute à 669 € en 11" et 869 € en 13", avec une disponibilité le 11 mars.
Et vous, êtes-vous intéressé par l'un de ces nouveaux produits ?
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7.4.3 📰 Infos Sciences
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🌋 Des magmas bien plus riches en CO₂ qu'attendu... qu'en conclure ?


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7.4.2 📰 Infos Monde
- Iran : dans l’enfer de la prison d’Evin, les opposants aux mollahs préparent déjà l'après
Iran : dans l’enfer de la prison d’Evin, les opposants aux mollahs préparent déjà l'après
"La situation à la prison d'Evin est critique. Les forces spéciales (de la police iranienne Nopo) contrôlent l'établissement, les accès sont verrouillés et les autorités ont quitté les lieux. La nourriture se fait rare et l'économat est fermé." Sur X, la femme d’un prisonnier politique, condamné à 3 ans d'incarcération pour avoir critiqué le pouvoir, témoigne de l'inquiétude qui gagne les familles de détenus. Que va-t-il advenir de ces prisonniers alors que le ciel de Téhéran s'embrase sous les missiles américains et israéliens et que le régime est prêt à tout pour se maintenir ? L'ONG Iran Human Rights tire déjà la sonnette d'alarme face au danger d'exécutions accélérées menées sous le couvert de la guerre.
Depuis des décennies ce lieu, symbole de la répression de la République islamique, vit au rythme des soubresauts de l'histoire iranienne. Chaque vague de colère, suivie d'arrestations arbitraires, a vu son lot d'opposants y être brutalement incarcéré : royalistes, communistes, marxistes, libéraux, réformateurs… En plus d'être un lieu d'horreur où la torture est monnaie courante, l'établissement construit en 1972 sous le règne du dernier chah est devenu un carrefour d’idées politiques, au point d'être surnommé "l’université d'Evin" par ses occupants.
Le choc des idéologies
Otage retenu à Evin entre 2022 et 2024, Louis Arnaud en a été le témoin. Dans son ouvrage La Révolution intérieure (Éditions des Équateurs, paru en 2026), il décrit une mosaïque de groupes très hétérogènes, aux visions et aux modes d’action divergents. Même si la majorité d'entre eux n’aspire qu’à la chute du régime des mollahs, leurs relations n’en demeurent pas moins souvent conflictuelles, parfois même hostiles. "Dans une seule et même cellule, on pouvait trouver un royaliste, un ancien réformateur et un libéral, tous réunis", décrit Mohsen Amiri, futur doctorant en relations internationales, détenu pour son activisme universitaire durant le mouvement "Femme, vie, liberté", dans la tristement connue "section 209". Dans ce quartier de haute sécurité des services de renseignement s’entassent jusqu’à 35 personnes dans un espace d'environ 30 mètres carrés.
Cette promiscuité est d'autant plus difficile à vivre quand des opposants doivent partager leur quotidien avec des personnalités qui ont gravité près du pouvoir. Karim Lahidji, président d’honneur de la Fédération internationale pour les droits humains, prend l'exemple de la militante Faezeh Rafsanjani, emprisonnée dans la section des femmes. La présence de la fille de l'ancien président et pilier de la Révolution a parfois, malgré ses critiques envers le régime, suscité un malaise chez les autres détenues, parmi lesquelles Nasrin Sotoudeh et Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023.
Des fausses rumeurs qui circulent
Loin de l'exposition de ces grandes figures d'Evin, une règle d'or tacite régit le quotidien des prisonniers plus anonymes : réduire au strict minimum toute affiliation politique visible. "On s'efforce de dissimuler nos attaches organisationnelles ou nos liens politiques structurés, rapporte Mohsen Amiri, condamné à trois ans de prison avant d'être amnistié. Car le risque d'infiltration ou de présence d'informateurs parmi les détenus est une menace constante." "Cela rend le dialogue extrêmement difficile et instaure une méfiance permanente, complète Louis Arnaud. Le régime va même jusqu’à répandre de fausses rumeurs pour semer le doute. La pression est telle qu'il n'y a aucun espace pour penser la suite."
Malgré cette atmosphère étouffante, le Français, dont l'un des proches compagnons d'infortune donnait des cours de philosophie à Evin, a pu observer, dans la discrétion, des "assemblées" s'organiser. Ces réunions visaient à trouver des compromis politiques au sein de la "prison publique", cette section d'Evin aux conditions plus "humaines" où il a ensuite été transféré. Outre des actions symboliques, comme une grève de la faim collective pour l'anniversaire de la mort de Mahsa Amini, les échanges en prison pouvaient servir de socle à des réflexions plus profondes sur l'après-régime.
Kamyar Sharifi, autre étudiant téhéranais arrêté à cette période, a ainsi assisté à des débats sur "l'identité islamique du pays" ou sur l'avenir même du centre de détention : le "préserver comme une forme d'héritage ?" La question du traitement de leurs propres bourreaux occupait aussi les esprits. "Imaginez la scène : nous sommes leurs prisonniers, et pourtant, dans un coin de la cellule, certains chuchotent que le jour de la libération, nous ne devrons pas leur ressembler, se souvient le jeune homme aujourd'hui basé à Londres. Nous devrons les traiter avec équité, sans aucune torture, rien de tel ; simplement leur garantir un procès juste devant un tribunal impartial."
"Des discussions émergeaient sur ce à quoi pourrait ressembler un avenir politique idéal, poursuit Mohsen Amiri qui détaille certains scénarios imaginés dans la pénombre des cellules : les détenus d'orientation de gauche s'articulaient plutôt autour de versions d'une démocratie fédérale. Les libéraux, de leur côté, décrivaient souvent des modèles républicains ou des formes de monarchie constitutionnelle. Ces conversations existaient bel et bien, mais elles relevaient davantage de l'exploration intellectuelle que de la stratégie organisationnelle."
Ces questionnements sur l'après-République islamique n'ont cessé de gagner en intensité. Le futur doctorant, qui a vu nombre de ses ex-codétenus se tourner vers un soutien explicite au fils du dernier chah, Reza Pahlavi, estime que des figures comme le sociologue Saeed Madani, le réformiste Mostafa Tajzadeh, le journaliste politique Mehdi Mahmoudian, proche du même courant, et Narges Mohammadi, pourraient jouer un rôle de premier plan dans un futur conseil de transition. Louis Arnaud abonde en ce sens en voyant à Evin les figures clés d'un virage démocratique, "en parallèle à Reza Pahlavi", dont le nom a été massivement scandé dans les rues du pays et à l'étranger, en janvier. Entre les bombes et les barreaux, l'Iran retient son souffle.

© EPA