SCAF : l’industrie aéronautique allemande pousse Berlin à lancer son propre avion de chasse sans Dassault Aviation

© ERIC PIERMONT/AFP

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© Arden Wray for The New York Times

© Darryl Dyck/The Canadian Press, via Associated Press
L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a mis en ligne les données concernant le déploiement de la 4G et de la 5G par les opérateurs français en ce qui concerne le mois de janvier. C’est l’occasion de voir qui a été le plus actif entre Orange, SFR, Bouygues Telecom …
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L’article Déploiement 4G et 5G : les données des opérateurs pour janvier 2026 est apparu en premier sur KultureGeek.
OpenAI ne s’est pas laissée impressionner par les publicités d’Anthropic qui se moquaient de l’inclusion de la pub dans un chatbot basé sur un grand modèle de langage. Le lendemain de leur diffusion à l’occasion du SuperBowl, la firme de Sam Altman annonce l’arrivée des publicités dans ChatGPT, comme prévu. L’entreprise a beau essayer de mettre les formes, en précisant qu’il s’agit d’un test limité et que les publicitaires n’auront pas accès aux données, cela reste malgré tout une étape controversée pour ce qui est encore le service le plus populaire de la catégorie.
Précisons d’emblée la bonne nouvelle si vous nous lisez depuis presque partout dans le monde : les premiers tests sont limités aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis. Même nos lecteurs canadiens sont épargnés, un seul pays est concerné pour l’heure. Cela dit, ne vous leurrez pas, le test est certainement appelé à être généralisé sur le plan géographique s’il est concluant. On peut imaginer que les pays anglophones et proches des États-Unis seront servis en premier et qu’à terme, OpenAI compte bien généraliser la publicité dans le monde entier.
Pour le test, seuls les majeurs sont concernés, tous ceux qui ont moins de 18 ans ne verront pas de coupures publicitaires. Autre restriction, les publicités ne s’afficheront que pour les utilisateurs qui ne paient pas du tout pour exploiter ChatGPT ainsi qu’aux abonnés à la formule Go moins chère, introduite récemment. Les abonnés à ChatGPT Plus, qui paient une vingtaine d’euros par mois, et ceux qui ont opté pour la formule Pro qui approche des 230 € mensuels ne verront pas de publicités, le contraire aurait été pour le moins étonnant.
Cela peut sembler logique, mais il faut se rappeler que faire tourner ces chatbots et créer les modèles sous-jacents coûte énormément d’argent et qu’OpenAI, comme tous ses concurrents, n’est absolument pas bénéficiaire. Si les pubs s’avèrent rentables, peut-être qu’on les verra sur d’autres formules au fil du temps, même si c’est normal de commencer par les utilisateurs qui ne paient rien ou moins. Au passage, les comptes professionnels et ceux destinés au monde de l’éducation ne sont pas concernés par les tests, les publicités visent les comptes particuliers uniquement.
Pour ce lancement, même ceux qui ne paient pas peuvent encore choisir de désactiver les publicités, en échange d’un accès quotidien réduit à ChatGPT. OpenAI se garde bien de chiffrer cette réduction, alors ses clients étatsuniens devront tester pour le vérifier par eux-mêmes. Plusieurs autres réglages sont ajoutés au chatbot pour gérer les messages publicitaires et en particulier leur degré de personnalisation. La firme avance aussi prudemment que possible sur le sujet, en promettant que « les publicités n’influencent pas les réponses que ChatGPT vous fournit ».
La sélection se fait par défaut à partir du sujet d’un chat, de l’historique des conversations et les « interactions passées avec des publicités », une démarche très classique dans le domaine. Les utilisateurs peuvent désactiver cette personnalisation et avoir des publicités sans lien avec leurs intérêts. Ils peuvent aussi accepter la personnalisation, mais bloquer l’accès à la mémoire et aux chats précédents. Un bouton permet à tout moment de supprimer l’historique lié aux publicités, tandis qu’il sera possible de signaler un message jugé inapproprié.
Enfin, OpenAI insiste sur le respect de la vie privée, en soulignant que les publicitaires n’auront jamais accès au contenu des discussions et ne verront que des statistiques générales pour évaluer les performances de leurs publicités. Le concepteur de ChatGPT promet que cela restera ainsi à l’avenir… reste à savoir si la promesse tiendra si les publicités sont aussi lucratives qu’espéré, mais c’est un problème pour un autre jour, comme on dit. D’ici là, ce test grandeur nature mené aux États-Unis doit permettre de déterminer si c’est une option viable pour l’avenir du service.
Les entreprises intéressées pour afficher leurs contenus sur ChatGPT sont invitées à se manifester à cette adresse, même si la sélection est apparemment très stricte à ce stade.
Et pas l'inverse !
En effet, Discord va bientôt demander à ses utilisateurs de prouver qu'ils ont bien 18 ans pour accéder au contenu NSFW. La plateforme prévoit de déployer la vérification d'âge à l'échelle mondiale dès le mois de mars 2026. Après des tests au Royaume-Uni depuis juillet dernier puis en Australie depuis décembre, c'est TOUT le monde qui y passe. Fini le simple clic sur "j'ai plus de 18 ans" !
Y'a donc 2 options au menu. Soit vous filmez votre tronche via le SDK de Yoti, un outil d'estimation d'âge qui tourne en local sur votre smartphone où faut ouvrir et fermer la bouche devant la caméra pour vérifier que c'est bien votre vrai visage. L'évaluation se fait en local et la vidéo ne quitte jamais votre appareil, ce qui évitera les soucis de confidentialité. Soit vous envoyez une copie de votre pièce d'identité au prestataire Persona.
Le selfie a donc l'air nettement plus safe...
Le précédent prestataire utilisé par Discord, 5CA, basé aux Pays-Bas s'est d'ailleurs fait pirater en octobre dernier par un groupe qui se fait appeler Scattered Lapsus$ Hunters. Environ 70 000 photos de pièces d'identité dans la nature. Sympa. Discord assure avoir changé de crémerie depuis, mais bon, une fois que vos données sont dehors, c'est trop tard. En tant que français, on ne le sait que trop bien puisque l’État comme les entreprises privées adorent offrir nos données personnelles aux cybercriminels de tout poils.
Attention quand même, si vous êtes sur un vieux téléphone sans bonne caméra frontale, ou si la luminosité est trop faible, l'estimation d'âge de Yoti risque de foirer et vous serez obligé de passer par la pièce d'identité. Du coup, le choix se fait un peu malgré vous.
Le déploiement au Royaume Uni avait d'ailleurs donné lieu à un contournement assez drôle. Des petits malins avaient utilisé le mode photo de Death Stranding (oui, le jeu de Kojima sur PS5/PC) pour tromper le système de reconnaissance faciale de k-ID. Le système demandait d'ouvrir et fermer la bouche... sauf que dans Death Stranding, vous pouvez contrôler les expressions faciales de Sam Porter via la barre "expression du personnage".
Heureusement, la nouvelle version corrige apparemment le tir, mais le piège c'est que d'autres jeux avec des modes photo réalistes pourraient très bien marcher aussi.
Par défaut, tous les comptes basculeront donc sur une expérience "adaptée aux ados" et les serveurs et canaux marqués NSFW deviendront inaccessibles tant que vous n'avez pas prouvé votre majorité. Du coup, même si vous avez +40 ans et que vous traînez sur Discord depuis la v1.0 de 2016, faudra repasser par la case vérification... Sauf si le modèle d'inférence vous a déjà identifié comme adulte. J'y reviens.
Car oui, Discord déploie un modèle d'inférence maison qui analyse vos métadonnées pour deviner votre tranche d'âge. Les jeux Steam auxquels vous jouez, vos horaires de connexion sur l'app mobile ou desktop, votre activité sur les serveurs publics... tout passe à la moulinette. Si le modèle vous catégorise comme mineur, vous êtes bon pour une restriction automatique, même sans vérification via Yoti ou Persona. Le hic c'est qu'on ne sait pas encore comment contester si l'algo se plante. En bon adulescent, si vous jouez à Fortnite sur votre Switch à 23h un mardi soir, bon courage pour prouver que vous n'êtes pas au collège...
L'entreprise lancera aussi bientôt un "Teen Council" composé de 10 à 12 ados entre 13 et 17 ans qui la conseilleront sur la sécurité (candidatures ouvertes jusqu'au 1er mai sur discord.com).
L'entreprise assume le fait que ces changements feront fuir certains utilisateurs, mais bon, c'est la vie... La protection des mineurs passe avant la croissance.




Et pas l'inverse !
En effet, Discord va bientôt demander à ses utilisateurs de prouver qu'ils ont bien 18 ans pour accéder au contenu NSFW. La plateforme prévoit de déployer la vérification d'âge à l'échelle mondiale dès le mois de mars 2026. Après des tests au Royaume-Uni depuis juillet dernier puis en Australie depuis décembre, c'est TOUT le monde qui y passe. Fini le simple clic sur "j'ai plus de 18 ans" !
Y'a donc 2 options au menu. Soit vous filmez votre tronche via le SDK de Yoti, un outil d'estimation d'âge qui tourne en local sur votre smartphone où faut ouvrir et fermer la bouche devant la caméra pour vérifier que c'est bien votre vrai visage. L'évaluation se fait en local et la vidéo ne quitte jamais votre appareil, ce qui évitera les soucis de confidentialité. Soit vous envoyez une copie de votre pièce d'identité au prestataire Persona.
Le selfie a donc l'air nettement plus safe...
Le précédent prestataire utilisé par Discord, 5CA, basé aux Pays-Bas s'est d'ailleurs fait pirater en octobre dernier par un groupe qui se fait appeler Scattered Lapsus$ Hunters. Environ 70 000 photos de pièces d'identité dans la nature. Sympa. Discord assure avoir changé de crémerie depuis, mais bon, une fois que vos données sont dehors, c'est trop tard. En tant que français, on ne le sait que trop bien puisque l’État comme les entreprises privées adorent offrir nos données personnelles aux cybercriminels de tout poils.
Attention quand même, si vous êtes sur un vieux téléphone sans bonne caméra frontale, ou si la luminosité est trop faible, l'estimation d'âge de Yoti risque de foirer et vous serez obligé de passer par la pièce d'identité. Du coup, le choix se fait un peu malgré vous.
Le déploiement au Royaume Uni avait d'ailleurs donné lieu à un contournement assez drôle. Des petits malins avaient utilisé le mode photo de Death Stranding (oui, le jeu de Kojima sur PS5/PC) pour tromper le système de reconnaissance faciale de k-ID. Le système demandait d'ouvrir et fermer la bouche... sauf que dans Death Stranding, vous pouvez contrôler les expressions faciales de Sam Porter via la barre "expression du personnage".
Heureusement, la nouvelle version corrige apparemment le tir, mais le piège c'est que d'autres jeux avec des modes photo réalistes pourraient très bien marcher aussi.
Par défaut, tous les comptes basculeront donc sur une expérience "adaptée aux ados" et les serveurs et canaux marqués NSFW deviendront inaccessibles tant que vous n'avez pas prouvé votre majorité. Du coup, même si vous avez +40 ans et que vous traînez sur Discord depuis la v1.0 de 2016, faudra repasser par la case vérification... Sauf si le modèle d'inférence vous a déjà identifié comme adulte. J'y reviens.
Car oui, Discord déploie un modèle d'inférence maison qui analyse vos métadonnées pour deviner votre tranche d'âge. Les jeux Steam auxquels vous jouez, vos horaires de connexion sur l'app mobile ou desktop, votre activité sur les serveurs publics... tout passe à la moulinette. Si le modèle vous catégorise comme mineur, vous êtes bon pour une restriction automatique, même sans vérification via Yoti ou Persona. Le hic c'est qu'on ne sait pas encore comment contester si l'algo se plante. En bon adulescent, si vous jouez à Fortnite sur votre Switch à 23h un mardi soir, bon courage pour prouver que vous n'êtes pas au collège...
L'entreprise lancera aussi bientôt un "Teen Council" composé de 10 à 12 ados entre 13 et 17 ans qui la conseilleront sur la sécurité (candidatures ouvertes jusqu'au 1er mai sur discord.com).
L'entreprise assume le fait que ces changements feront fuir certains utilisateurs, mais bon, c'est la vie... La protection des mineurs passe avant la croissance.

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a mis en ligne les données concernant le déploiement de la 4G et de la 5G par les opérateurs français en ce qui concerne le mois de janvier. C’est l’occasion de voir qui a été le plus actif entre Orange, SFR, Bouygues Telecom …
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L’article Déploiement 4G et 5G : les données des opérateurs pour janvier 2026 est apparu en premier sur KultureGeek.
OpenAI ne s’est pas laissée impressionner par les publicités d’Anthropic qui se moquaient de l’inclusion de la pub dans un chatbot basé sur un grand modèle de langage. Le lendemain de leur diffusion à l’occasion du SuperBowl, la firme de Sam Altman annonce l’arrivée des publicités dans ChatGPT, comme prévu. L’entreprise a beau essayer de mettre les formes, en précisant qu’il s’agit d’un test limité et que les publicitaires n’auront pas accès aux données, cela reste malgré tout une étape controversée pour ce qui est encore le service le plus populaire de la catégorie.
Précisons d’emblée la bonne nouvelle si vous nous lisez depuis presque partout dans le monde : les premiers tests sont limités aux seuls utilisateurs situés aux États-Unis. Même nos lecteurs canadiens sont épargnés, un seul pays est concerné pour l’heure. Cela dit, ne vous leurrez pas, le test est certainement appelé à être généralisé sur le plan géographique s’il est concluant. On peut imaginer que les pays anglophones et proches des États-Unis seront servis en premier et qu’à terme, OpenAI compte bien généraliser la publicité dans le monde entier.
Pour le test, seuls les majeurs sont concernés, tous ceux qui ont moins de 18 ans ne verront pas de coupures publicitaires. Autre restriction, les publicités ne s’afficheront que pour les utilisateurs qui ne paient pas du tout pour exploiter ChatGPT ainsi qu’aux abonnés à la formule Go moins chère, introduite récemment. Les abonnés à ChatGPT Plus, qui paient une vingtaine d’euros par mois, et ceux qui ont opté pour la formule Pro qui approche des 230 € mensuels ne verront pas de publicités, le contraire aurait été pour le moins étonnant.
Cela peut sembler logique, mais il faut se rappeler que faire tourner ces chatbots et créer les modèles sous-jacents coûte énormément d’argent et qu’OpenAI, comme tous ses concurrents, n’est absolument pas bénéficiaire. Si les pubs s’avèrent rentables, peut-être qu’on les verra sur d’autres formules au fil du temps, même si c’est normal de commencer par les utilisateurs qui ne paient rien ou moins. Au passage, les comptes professionnels et ceux destinés au monde de l’éducation ne sont pas concernés par les tests, les publicités visent les comptes particuliers uniquement.
Pour ce lancement, même ceux qui ne paient pas peuvent encore choisir de désactiver les publicités, en échange d’un accès quotidien réduit à ChatGPT. OpenAI se garde bien de chiffrer cette réduction, alors ses clients étatsuniens devront tester pour le vérifier par eux-mêmes. Plusieurs autres réglages sont ajoutés au chatbot pour gérer les messages publicitaires et en particulier leur degré de personnalisation. La firme avance aussi prudemment que possible sur le sujet, en promettant que « les publicités n’influencent pas les réponses que ChatGPT vous fournit ».
La sélection se fait par défaut à partir du sujet d’un chat, de l’historique des conversations et les « interactions passées avec des publicités », une démarche très classique dans le domaine. Les utilisateurs peuvent désactiver cette personnalisation et avoir des publicités sans lien avec leurs intérêts. Ils peuvent aussi accepter la personnalisation, mais bloquer l’accès à la mémoire et aux chats précédents. Un bouton permet à tout moment de supprimer l’historique lié aux publicités, tandis qu’il sera possible de signaler un message jugé inapproprié.
Enfin, OpenAI insiste sur le respect de la vie privée, en soulignant que les publicitaires n’auront jamais accès au contenu des discussions et ne verront que des statistiques générales pour évaluer les performances de leurs publicités. Le concepteur de ChatGPT promet que cela restera ainsi à l’avenir… reste à savoir si la promesse tiendra si les publicités sont aussi lucratives qu’espéré, mais c’est un problème pour un autre jour, comme on dit. D’ici là, ce test grandeur nature mené aux États-Unis doit permettre de déterminer si c’est une option viable pour l’avenir du service.
Les entreprises intéressées pour afficher leurs contenus sur ChatGPT sont invitées à se manifester à cette adresse, même si la sélection est apparemment très stricte à ce stade.


© Mohamad Torokman/REUTERS