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C’est l’heure du traditionnel exercice de prospective. Mais cette fois, le millésime 2026 n’est pas une année comme les autres : c’est celle d’un demi-siècle d’existence pour la Pomme. Entre un anniversaire historique, des transitions de leadership qui s’accélèrent et des virages technologiques que Steve Jobs lui-même aurait jugés « hérétiques », Cupertino s’apprête à vivre ses douze mois les plus denses depuis le lancement de l’iPhone. Voici les 10 questions qui vont rythmer l'actualité d'Apple en 2026.
La question n'est plus taboue. Les révélations du Financial Times fin 2025 sur l'accélération du plan de succession ont agi comme un électrochoc. À 65 ans, après avoir hissé la capitalisation d'Apple vers les 4 000 milliards de dollars, Tim Cook semble avoir bouclé la boucle. Le nom de John Ternus, Senior VP de l’ingénierie matérielle, circule avec de plus en plus d’insistance dans les couloirs de l'Apple Park. Alors, Tim Cook sera-t-il CEO jusqu'au 31 décembre ?
Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple
Tim Cook pourrait quitter Apple dès 2026 !
Arriver après la bataille est une spécialité de Cupertino, mais sur le terrain du pliable, le retard frise désormais l'anachronisme. En 2026, le segment n'est plus une simple curiosité technologique ou la chasse gardée de Samsung : de Google à Honor en passant par Huawei, la concurrence a déjà essuyé les plâtres de plusieurs générations d'appareils de plus en plus matures. Pour imprimer sa différence, Apple mise tout sur l'effacement — au sens propre — du principal grief fait à cette catégorie : le pli central. L'objectif est de proposer une dalle parfaitement plane, sans aucune trace visible à l'œil nu, grâce à une structure chimique du verre inédite. Si cet iPhone Fold a tout pour être le choc visuel le plus important depuis l'iPhone X, il risque également de l'être au moment de passer en caisse. Entre les coûts de R&D et la marge légendaire de la maison, on s'attend à un prix tout simplement indécent.
L'iPhone Fold pourrait avoir un format surprenant pour un appareil à écran pliable
Combien faudra-t-il débourser pour le futur iPhone pliable ?
Le bruit court avec insistance : Apple préparerait un Mac à moins de 700 $. Ce « Mac low-cost » (un oxymore à Cupertino) permettrait notamment d'attaquer frontalement les Chromebooks dans le secteur de l'éducation. Mais connaissant la maison, à quoi devra-t-on renoncer pour ce prix ? Probablement au design dernier cri ou à une connectique généreuse. L'enjeu est clair : profiter de la fin de vie de Windows pour inciter le plus de personnes possible à switcher.
À quoi ressemblerait le MacBook “low-cost” équipé d’une puce d’iPhone ?
La hausse des prix de la mémoire vive et du stockage inquiète l’ensemble de l’industrie. Jusqu’ici, Apple a plutôt bien amorti le choc, mais la question reste entière : le consommateur finira-t-il par en faire les frais ?
Certains se félicitent pourtant de la situation actuelle, estimant qu’elle pourrait pousser les éditeurs de logiciels à enfin optimiser leur code. Alors, aura-t-on droit, à la WWDC, à des annonces spectaculaires en matière d’optimisation de la gestion de la RAM ? Et assistera-t-on au grand retour du discours bien rôdé du marketing d’Apple, selon lequel 8 Go sur Apple Silicon vaudraient 16 Go ailleurs ? Réponse en juin…
Pour des analystes, Apple et Samsung sont les mieux placés pour résister à la RAMpocalypse
C’était la ligne rouge de Steve Jobs, le dogme que Phil Schiller défendait encore il y a quelques années : « Un Mac n'est pas fait pour être touché ». Pourtant, le MacBook Pro M6 pourrait bien briser le tabou. Avec l'arrivée de la 5G et, surtout, d'une dalle OLED tactile, la frontière avec l'iPad Pro deviendrait très ténue. Il faut dire que pour une génération qui a grandi avec un iPhone entre les mains, essayer de balayer l'écran d'un ordinateur est devenu un réflexe naturel. Apple n'a peut-être plus d'autre choix que de s'adapter à ses utilisateurs.
OLED, tactile, 5G : le futur MacBook Pro M6 s’annonce spectaculaire
2025 ne figurera pas au panthéon des grandes années de la Pomme. Entre une fuite des cerveaux sans précédent vers la concurrence et une réorganisation interne menée au forceps, Cupertino a dû se résoudre à un aveu d'impuissance : un mariage de raison avec Google pour injecter les capacités de Gemini dans les veines d'un Siri à bout de souffle.
Le nouvel assistant, dont la version véritablement « intelligente » est attendue pour ce printemps, doit marquer un nouveau départ. Il y a urgence, car les chantiers d’Apple en matière d’IA débordent désormais des seuls écrans de nos iPhone. Cette année, c'est la maison qui est en ligne de mire avec le lancement attendu d'un « smart hub ». Ce rejeton hybride, croisement entre un iPad et un HomePod, ambitionne de devenir le centre névralgique de la domotique domestique. Un appareil qui, tout comme le futur service de coaching santé nourri à l'IA encore en gestation dans les labos de l'Apple Park, servira de test grandeur nature pour la crédibilité logicielle de la firme.
HomePad : Face ID et profils, le hub domotique d’Apple se dévoile
Sur le Vieux Continent, Apple continue de pratiquer la politique du « service minimum » pour se conformer au DMA. Mais cette conformité de façade, souvent teintée d’une mauvaise foi manifeste, commence sérieusement à exaspérer Bruxelles. Face à cette stratégie d’obstruction quasi systématique, la Commission Européenne ne se contente plus de simples remontrances et multiplie les enquêtes de fond.
Désormais, le spectre d’une amende record — se comptant en milliards d'euros — n’a plus rien de théorique pour la firme à la pomme. Le dossier s'alourdit d'autant plus que le climat géopolitique s'est singulièrement rafraîchi : l’administration Trump n’a pas hésité à brandir la menace de représailles commerciales si les fleurons de la Silicon Valley continuaient, selon elle, d'être « maltraités » par les régulateurs européens. Dans ce jeu de poker menteur à l'échelle mondiale, le statu quo semble être devenu intenable.
Courroucés par le DSA et le DMA, les États-Unis menacent des entreprises européennes
Les départs se sont multipliés en 2025, y compris dans des équipes stratégiques. À cela s’ajoute le départ progressif de plusieurs Senior Vice Presidents, victimes d’un papy-boom aussi symbolique que réel.
Certains se sont amusés à ressortir un ancien email de Steve Jobs, dans lequel il s’indignait qu’Adobe tente de débaucher ses ingénieurs. Vingt ans plus tard, la situation est inversée : Apple doit désormais séduire et retenir, dans un contexte de concurrence exacerbée sur les talents.
Que l’on traduira :
Bruce, Adobe recrute chez Apple. Ils ont déjà embauché une personne et contactent beaucoup d’autres employés. J’ai pour politique permanente, auprès de nos recruteurs, de ne pas recruter chez Adobe. Il semble que vous ayez une politique différente.
L’un de nous deux doit changer de politique. Merci de me dire qui.
Steve
Une autre époque…
C’est l’ironie suprême de cette année 2026. Jony Ive et Sam Altman pourraient présenter les premiers fruits de leur collaboration. On parle d’un appareil autour de l’IA, peut-être sous la forme d’un stylo intelligent. En débauchant massivement d'anciens cadres de l'équipe de design d'Apple, le duo Ive/Altman tente de recréer cette « magie » matérielle que certains trouvent diluée dans les itérations annuelles de l'iPhone. Ce produit sera-t-il plus « Apple » que les produits d'Apple eux-mêmes ?
Et si l’objet imaginé par Jony Ive pour ChatGPT était… un stylo ?
Le 1er avril 2026 marquera le cinquantième anniversaire de la création d'Apple par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne. La firme va-t-elle se contenter d'un nouveau bracelet pour l'Apple Watch ou va-t-elle mettre les petits plats dans les grands ? L’exercice est périlleux pour une société qui a toujours préféré regarder vers l'avenir plutôt que de cultiver la nostalgie.
Pourtant, cinq décennies après le garage de Los Altos, l’enjeu dépasse le simple folklore marketing. En 2026, Cupertino doit répondre à une question existentielle : comment continuer à incarner l'innovation quand on est devenu le pilier central de l'économie numérique mondiale ? Apple va sans doute vouloir prouver qu’elle a encore des idées pour les cinquante prochaines années.

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